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Congo-Meuse N° 6 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale. Formation ; Réinv
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296049673
Dans ce volume, les différents articles traitent de la formation des élites et de la réinvention ultérieure qu'elles réalisent de leur passé. A travers le cas de Stefano Kaoze, le premier prêtre noir, c'est tout le système éducatif mis en place par les Belges qui est abordé, sans parler de son ordination et de la tournée qu'il fit en Belgique dans le sillage de Mg' de Heinptinne. D'autres textes également riches en anecdotes savoureuses visitent un passé colonial plus récent puisqu'ils retracent l'enfance de témoins-clés tels que Valentin Yves Mudimbe, Plus Ngandu Nkashama ou Nyunda ya Rubango. Les effets de la colonisation sur les institutions universitaires et ceux qui les composaient trouvent également leur place dans ce volume. Dans ce contexte, évoquer le " maître d'œuvre " de Lovanium, Mgr Luc Gillon, donne une image de ce que fut son dessein à la source. Elle évoque le devenir de cette institution universitaire jusqu'à sa mise à mal sous la Deuxième République. La question du patrimoine culturel, question qui est toujours d'une actualité frappante, est analysée et illustrée de textes de lois. Quant au patrimoine naturel, la figure du biologiste Hans Brédo - et le combat qu'il livra à la huitième plaie d'Égypte, les criquets - apparaît symptomatique de la ferveur avec laquelle certains Belges se sont investis dans la colonie.
Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique ? : celle de l'auteur.
C'est une histoire très secrète que raconte ce livre. Elle est éclairée de visions fugitives, de scène d'enluminures, parsemées dans les grandes ombres du Temps. Les images défilent, entre le trivial et le sublime, le sordide et l'immémorial, comme des inscriptions rupestres dont le mystère et l'évidence nous retiennent et nous échappent. L'auteur nous invite à déchiffrer une partition de signes syncopés dont le rythme est celui du sang, entre " l'émerveillement et la blessure ".
Ce troisième tome de la recherche de Marc Quaghebeur s'attache au quart de siècle qui fait suite à la libération de la Belgique du joug nazi, période considérée comme celle des "trente Glorieuses" . Le redémarrage économico social sous parapluie américain y va de pair culturellement avec une perspective humaniste soucieuse de dépasser ou d'occulter les contradictions historiques et de célébrer l'évidence universelle de la langue française. Fil rouge du volume, l'analyse de l'impact du second conflit mondial sur le champ littéraire francophone du pays permet d'en dégager la singularité à l'heure où les préceptes néoclassiques du Manifeste du lundi entendent l'inféoder plus que jamais à la mouvance parisienne. Les quatre premiers chapitres analysent ces particularités historiques, esthétiques et institutionnelles, en scrutant notamment les contrepoids de la "paralittérature" à la sacralisation de la Poésie, comme les impasses des métadiscours consacrés aux lettres belges. La deuxième partie examine plusieurs oeuvres dans lesquelles le second conflit mondial est explicitement nommé : celles de Victor Serge, Paul Nothomb, Henry Bauchau, René Tonnoir ou Christian Dotremont. La troisième s'attache à diverses esthétiques originales qui procèdent d'une métamorphose de l'indicible : Réalisme magique d'un Paul Willems ; Analogie chère à Suzanne Lilar ; Mythique chez Henry Bauchau ; Page-paysage pour Christian Dotremont ; Féérique de Maurice Maeterlinck dans sa pièce inédite La Nuit des enfants. La quatrième, enfin, examine la célébration comme la perception du chant du cygne de Valeurs qui avaient structuré l'avant-guerre et s'étaient perpétuées dans l'immédiat après-guerre : la domination coloniale, la Littérature façon NRF, la Révolution ou la Belgique de papa. Daniel Gillès, Maria Van Rysselberghe, Charles Paron et Jacques Brel sont particulièrement étudiés à cette aune. Un livre qui ouvre de nouvelles formes de compréhension de l'époque précédant la proclamation de la belgitude.
Résumé : En 1976, la notion de belgitude ouvrit un débat qui devait s'avérer fécond. Consacré à la Belgique, Europalia 80 constitua par ailleurs un moment important dans la prise de conscience de la spécificité du champ littéraire belge de langue française. Mais il manquait encore un ouvrage qui marque les repères, dégage les étapes de l'histoire littéraire et sorte le commentaire de l'énumération et du pointillisme. Telle fut la mission de l'Alphabet des Lettres belges de langue française, dont la longue préface, Balises pour l'histoire de nos Lettres souleva un beau tollé lorsqu'elle parut. Ce texte stimulant conserve aujourd'hui encore tout son pouvoir d'ouverture.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !