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A l'Est du nouveau ? La (re)production d'identités collectives et les questions linguistiques dans l
Panov Sergueï
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782747597661
Au coeur de l'imaginaire ethnosocioculturel intracommunautaire et intercommunautaire, les représentations partagées de la / des langues occupent une place privilégiée : ainsi, la question linguistique est une constante dans les Etats concernés par les contributions à cet ouvrage (qu'il s'agisse des Etats issus du Bloc soviétique ou de l'ex-Yougoslavie ou encore de la Roumanie). Parmi les convergences que manifestent ces diverses contributions, il y a à n'en pas douter le poids des nationalismes sur les diverses configurations culturelles. Qu'il s'agisse de la résistance à une prise en compte sérieuse de certaines minorités ou à l'adaptation aux nouvelles exigences sociopolitiques, en particulier internationales, qu'il s'agisse de l'instrumentalisation ou / et de l'exacerbation du sentiment national, il y a bien un emballement identitaire à l'oeuvre, qui affecte tout particulièrement les langues, leur statut, leur enseignement et donc les politiques linguistiques et éducatives.
Un jour de pluie, une fillette décide de jouer au foot à l'intérieur de chez elle, bien que ça lui soit interdit. Pas de chance, le ballon fait tomber un vase... et celui-ci se brise en mille morceaux. La fillette le sait : ce vase, c'est le préféré de sa maman. Celle-ci va-t-elle se fâcher ? La punir ? En découvrant la scène, sa mère lui propose plutôt de recoller les morceaux, un par un. Petit à petit, ce qui devait être une corvée plonge l'enfant dans une observation minutieuse des dessins du vase. Ceux-ci semblent lui raconter une histoire. Autour d'un accident du quotidien, ce récit sensible parle de la crainte de la colère, de culpabilité, et surtout de réparation.
Même dans ses Mémoires en deux volumes (NiL, 2010-2011), Jacques Chirac s'est finalement peu dévoilé. Mélange de pudeur et de passion pour la vie, plus que pour le passé qui « l'emmerde » et la mort, tôt côtoyée en Algérie. Tactique pour offrir le moins de prises à ce monde féroce où il a dû concilier sa nature chaleureuse et l'instinct du tueur, son bonheur du pouvoir et son goût pour l'aventure.« Bulldozer » de Pompidou, « agité » pour Giscard, « caméléon » pour d'autres qui ne comptent plus les métamorphoses de cet animal politique difficile à cerner. Populaire et élitaire, buveur de bière et de saké, homme du terroir et féru d'arts premiers, adepte du parler cru et du dialogue des cultures, fidèle à Bernadette et plus si affinités...Pour éclairer le vrai Chirac, il faut donc additionner les Chirac connus à ceux qui gardent leurs secrets, inévitables en un demi-siècle de combats et de coups tordus. En cinq parties, Xavier Panon brosse le portrait d'un guerrier, d'un jouisseur, d'un conquérant, d'un président et d'un tiers-mondiste. Un canevas retouché par Michel Rocard, Jean-Pierre Raffarin, Roland Dumas, Marie-France Garaud, Jean-Louis Borloo, Jean-Louis Debré et bien d'autres, dont il a recueilli les confidences...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.