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Insertion, les politiques en crise
Wuhl Simon
PUF
21,28 €
Épuisé
EAN :9782130478775
L'irruption des problèems de l'insertion est consécutive à la montée de l'incertitude dans l'univers économique. Les politiques d'insertion expriment l'idée d'une transformation nécessaire de l'intervention publique face à une conjoncture de plus en plus imprévisible ; et l'urgence d'une rénovation des conceptions dans le traitement de l'emploi, en réponse à la diminution des capacités intégratrices du modèle de production. Agissant à la base, au niveau des manifestations les plus aiguës des dérèglements économiques, ces politiques devraient être à même de contribuer à la résolution des problèmes d'intégration professionnelle qui affectent durablement un nombre grandissant de chômeurs. Or, les politiques d'insertion sont en crise depuis plusieurs années : on ne sait plus si elles ressortent de la gestion sociale de l'exclusion professionnelle, ou si elles contribuent, au contraire, à l'intégration des chômeurs les plus en difficulté dans le système productif. Faut-il se résigner à ce qu'une partie du monde du travail demeure à l'écart du bénéfice des acquis de la société salariale ? Quelles sont les conditions permettant de surmonter la crise de la médiation vers l'emploi ? Quels sont les liens entre cette crise et celle qui tient aux mécanismes fondamentaux du fonctionnement économique et social ? L'auteur procède à une analyse critique des conceptions du développement social attachées à la politique de la ville et, plus généralement, de celles qui inspirent les politiques de l'emploi et de l'insertion. il précise la forme de la mutation nécessaire pour conférer une fonction active aux politiques d'insertion. il évoque une politique plus globale de sortie de crise " par le haut ", conciliant développement économique et intégration professionnelle sous la contrainte de l'aléatoire.
Simon Wuhl a été pris avec ses parents dans les filets de la rafle du Vel. D'hiv. Il n'avait pas deux ans: il a ainsi pu en réchapper avec sa mère. Son père sera déporté et assassiné à Auschwitz. C'est progressivement qu'il prendra conscience, derrière l'ampleur de la tragédie, de la vie particulièrement intense de ce père, ouvrier du bâtiment, engagé dans les combats pour l'émancipation sous toutes ses formes. Au-delà de son rayonnement personnel, le père de l'auteur est une figure du judaïsme d'Europe orientale, portée par un mouvement de sécularisation, associant émancipation culturelle et émancipation socio-politique. Aussi, Simon Wuhl nous restitue-t-il d'abord l'histoire de son père depuis la Pologne des années 1920 jusqu'à la France de l'avant guerre, en passant par un séjour très actif au sein de la société juive dans la Palestine mandataire des années 1930. C'est ensuite le récit du parcours d'enfant, d'adolescent et de jeune homme de l'auteur marqué par la Shoah, dans une France de l'après-guerre tendue vers l'avenir, attachée à gommer tout trait distinctif des Juifs victimes du nazisme et de la collaboration. Simon Wuhl enfin, accorde une large place dans son livre à l'illustration de son attachement à un judaïsme de culture, en explorant plusieurs domaines: l'expression littéraire, philosophique et artistique, l'appréhension de la Shoah et la référence à Israël. Il renoue ainsi avec les fondements d'une judéité ancrée dans l'Histoire réelle et l'expérience sociale du peuple juif.
Résumé : La société française, à l'image de la majorité des sociétés démocratiques développées, est devenue plus hétérogène : divisée face aux conditions de l'intégration économique, pluraliste vis-à-vis des valeurs culturelles et multiforme dans le choix des aspirations à satisfaire. Cette évolution ne peut qu'affecter le modèle d'égalité en vigueur, constitué autour des principes de l'égalité des droits, de l'égalité des chances et de l'égalité des conditions matérielles d'existence, lequel répond à une société homogène et unifiée autour de l'intégration sociale par le travail. Il est dès lors nécessaire de faire appel à d'autres ressources théoriques, davantage en prise sur la mutation des situations économiques et les formes actuelles de différenciation sociale ou culturelle. Parmi les nouvelles problématiques de l'égalité, les apports de Rawls et Walzer occupent une place centrale. Le premier dans sa réflexion relative à une justice sociale alignée sur les plus mal lotis ; le second dans son appréhension de la pluralité des dimensions de l'égalité. L'auteur procède à une analyse critique de ces théories de la justice, puis les confronte aux politiques publiques et aux pratiques sociales, militantes ou culturelles, appliquées à des populations en difficulté d'intégration sociale en France. Cette démarche de mise à l'épreuve des théories de la justice, se réalise par exploration de trois dimensions de l'égalité, justiciables d'une intervention publique régulatrice : la dimension de la répartition des richesses matérielles, la dimension du politique et la dimension de l'identité collective. Les enseignements d'une telle mise en perspective se révèlent particulièrement féconds. Ils éclairent sur les usages possibles de principes et critères de justice appropriés dans le débat public. Ils apportent une contribution précieuse aux controverses sur les conceptions à la fois souhaitables et praticables de l'égalité.
Philosophe politique et intellectuel engage dans la vie des idées aux Etats-Unis comme dans le monde, Michael Walzer est l'un des penseurs de la société parmi les plus stimulants a l'époque contemporaine. Son oeuvre défriche des pistes nouvelles de réflexion dans les domaines du politique, de la justice sociale, de la morale ou de l'identité culturelle. En même temps, Walzer, dont la pensée s'est forgée lors des luttes pour l'égalité des droits civiques aux USA et contre la guerre du Vietnam dans les années 1960, poursuit une activité féconde d'animation du débat public à travers sa revue Dissent. Dans cet essai, Simon Wuhl a souhaité éclairer une autre dimension de la pensée de Michael Walzer : la relation étroite avec la pensée juive, dont les potentialités d'universalisation sont une référence majeure dans la plupart de ses écrits. Qu'elle s'exprime ouvertement comme dans son article emblématique sur " Les deux universalismes ", ou en arrière-fond comme dans son livre plus théorique sur les Sphères de justice, l'empreinte du judaïsme est toujours présente dans son oeuvre pour éclairer les grandes questions de société. Faisant par ailleurs retour, dans certains de ses travaux, sur les textes de base du judaïsme, Walzer mobilise les ressources méthodologiques des sciences humaines pour les soumettre à une relecture critique.
Résumé : Il existe un modèle français de discrimination positive qui se déploie essentiellement dans l'ordre socio-économique. Mais, à l'observation des problèmes d'inégalité et d'exclusion qui se pérennisent dans les différents champs de l'intervention sociale - emploi, logement, éducation et quartiers sensibles -, les interrogations sur la validité d'une telle orientation se multiplient. Partant de ce constat, l'auteur examine les potentialités de certaines théories de la justice qui ont fondé les démarches de discrimination positive - celle de John Rawls notamment, complétée par d'autres apports -, à produire des références mobilisables dans le champ des politiques de justice sociale. L'auteur procède à une analyse critique de la théorie de John Rawls, en soulignant le changement radical de perspective opéré par rapport aux pratiques courantes de la justice distributive, y compris en France : l'action en direction des plus défavorisés y est une priorité, un point d'ancrage de l'action publique, articulé au développement d'ensemble du monde économique et social ; et non une contrainte " après coup ", de redistribution des ressources en leur faveur, en isolant l'action sociale de celle portant sur le développement socio-économique général. Portant l'approche de la justice sociale au-delà de sa forme redistributive, l'auteur analyse les contributions de courants de pensée qui se sont situés en opposition, en complément (Amartya Sen), ou en dépassement de la problématique de Rawls. Nancy Fraser, Axel Honneth ou Michael Walzer appréhendent la justice sociale suivant deux composantes : la répartition des statuts sociaux et des biens matériels, d'une part, la reconnaissance de la valeur sociale des personnes et des groupes sociaux, d'autre part. Les analyses sont étayées par des exemples d'application de ces références théoriques à la définition et / ou à l'évaluation des politiques publiques et des politiques sociales en France.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.