Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Abstraction et Einfühlung. Contribution à la psychologie du style
Worringer Wilhelm Robert
KLINCKSIECK
29,00 €
Épuisé
EAN :9782252034101
Peu de livres du domaine de l'esthétique ont eu le succès retentissant d'Abstraktion und Einfühlung. Depuis sa parution en 1907, il n'a cessé d'être réédité et a été, très rapidement, traduit en plusieurs langues même s'il a fallu attendre soixante-dix ans la traduction française. À quoi tient ce succès si durable? À la clarté du style de Worringer, certes, mais aussi aux problèmes que le livre soulève. Prenant appui sur des concepts élaborés par l'esthétique allemande, tels que l'Einfühlung, Worringer interroge la souveraineté de la vision de la Renaissance qu'il circonscrit. Il délimite ainsi l'aire de l'expressionnisme et finit par opposer au classicisme une vision où le réalisme s'estompe au profit de l'abstraction. Thèse, par certains côtés, prophétique, qui demandait à être confrontée à l'art abstrait. D'où l'importance de la présentation de cet ouvrage, confiée à Dora Vallier, spécialiste bien connue de l'art abstrait.
Ligoter à une croix un garçon - noir et de père inconnu - pour le flageller, pousser une fillette à sauter dans le vide, tuer les poissons que collectionne sa petite s?ur, faire d'une élève le bouc émissaire de sa classe, entraîner une cousine dans un jeu sexuel qui lui échappe... On tremble pour ces enfants et ces adolescentes livrés à eux-mêmes, parce que la maladie, la perte ou l'exclusion d'un de leurs parents menace soudain la construction fragile de leur existence. Les jeux sauvages qu'ils inventent pour explorer les mystères de la vie et les limites de la mort bravent tous les interdits. Le passage à l'âge adulte exige d'inévitables sacrifices. Pour survivre et grandir, il faut d'abord apprendre à respirer sous l'eau. Les nouvelles de Julie Orringer sont lyriques, violentes, et terriblement justes. Ce premier livre affirme un sens du tragique et une maîtrise de style qui la placent dans la lignée de Flannery O'Connor.
A une époque où disparaît la philosophie, l'urgence se fait sentir d'en explorer les limites, non pour la ressusciter, mais pour comprendre ce qui a été possible sans elle et avant elle. Plutôt que de s'épuiser à reconstituer un corpus à jamais fragmentaire, à jamais dépendant du dernier papyrus découvert, on choisit dans cet ouvrage d'explorer, dans une langue parlée avant l'avènement des philosophes, la récurrence de certains mots que nous traduisons aujourd'hui par " infini ", " limite ", " un ", " multiple ". En examinant ces termes en amont de la philosophie, en les replongeant dans le terreau de la langue parlée par les " poètes ", on découvre qu'ils prennent sens dans un ensemble d'images qui structure la réflexion et l'expérience des anciens Grecs et constitue ce qu'on peut appeler un schématisme. Or, le schème qui opère dans tous les domaines, de l'art du charpentier à celui de l'aède, de la physiologie à la cosmologie est celui de l'harmonie. En traquant le schème de l'harmonie à travers la philologie, l'histoire des sciences et des techniques comme la musique, la physiologie ou l'astronomie, l'ouvrage retrace le cheminement souvent non linéaire qui conduit du schème homérique de l'harmonie, à ses modification ; chez les auteurs tels qu'Héraclite, Empédocle, Parménide, Zénon, ou les Pythagoriciens. Abordé dans la perspective d'une anthropologie de la technique, chacun des auteurs examinés illustre une manière de fabriquer une balle qui concrétise sa démarche. On découvre ainsi que dans le premier schème de l'harmonie matérialisée par le cercle rabouté et la sphère, le mot " infini " désigne la circularité parfaite, alors que quelques siècles plus tard le même mot sert à désigner l'Intervalle des relatifs quand harmoniser revient à unifier. Les représentations éthiques sous-jacentes aux épistémologies de l'harmonie sont ainsi mises en lumière : l'auteur montre que si chez Homère, l'harmonie, en opérant au moyen de la cheville ou de l'agrafe, a pour effet de préserver le multiple dans ses manifestations singulières, il n'en est plus de même à l'aube du Ve siècle où le multiple se voit réduit à la différence comparative, dans une harmonie de la proportion d'où il devint à jamais impossible de penser la diversité sans l'assimiler au risque de désordre. Au fil de cette étude, le lecteur est amené à comprendre les enjeux réels de la question de l'harmonie, abordée pour la première fois comme la question des limites de la philosophie.
LE SCEPTICISME Aux limites de la question NUMERO DIRIGE PAR ANNE GABRIELE WERSINGER ARTICLES Anne Gabrièle WERSINGER, Présentation Sandra LAUGIER, Ce que le scepticisme « veut dire » Anne Gabrièle WERSINGER et Sylvie PERCEAU, Lauto-réfutation du Sceptique, vue de la scène antique Isabelle THOMAS-FOGIEL, Maimon (titre à venir) Véronique LE RU, Le scepticisme dans lEncyclopédie de Diderot et de dAlembert Céline DENAT et Claire ETCHEGARAY, Comment peut-on être sceptique? David Hume, ou la cohérence du scepticisme moderne Patrick WOTLING, « Cette espèce nouvelle de scepticisme, plus dangereuse et plus dure », Ephexis, bouddhisme, frédéricisme chez Nietzsche. Stéphane MARCHAND, Le sceptique cherche-t-il vraiment la vérité?
Julie Orringer est née en 1973. Elle a grandi à La Nouvelle-Orléans et étudié à Stanford University. Ses nouvelles ont paru dans The Paris Review et Zoetrope. Son premier livre, Comment respirer sous l'eau (L'Olivier, 2005), a été salué par la critique. Elle vit aujourd'hui à Brooklyn.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.