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François de Wendel
Woronoff Denis
SCIENCES PO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782724608052
Quelle image retenir de François de Wendel : celle du chef de la Maison sidérurgique lorraine, de 1906 à 1949, ou celle d'un homme politique de droite, député puis sénateur, meneur dans l'ombre du camp conservateur ? Doit-on considérer surtout sa très longue présidence du Comité des Forges ou plutôt son action, pendant vingt-trois ans, au Conseil de régence de la Banque de France ? Ces fonctions assumées et ce pouvoir supposé ont fait de lui la cible de tous ceux, à gauche comme à droite, qui combattaient l'influence des " puissances d'argent ". Homme public mais discret, voire secret, il a été plus cité que connu et compris. A-t-il réellement retardé, pendant la Grande Guerre, le bombardement de ses usines du bassin de Briey ? L'accusation, qui reparaît épisodiquement de 1919 à 1949, est symptomatique du procès en trahison qui, d'un après-guerre à l'autre, lui a été fait. Image contre image, François de Wendel et les siens ont toujours revendiqué un patriotisme intransigeant et une vigilance continue à l'égard de l'Allemagne, qu'elle fût impériale, républicaine ou nazie. Le plus parisien des Lorrains a été également soucieux de quadriller son territoire industriel et de pratiquer un paternalisme efficace. Bien qu'attentif à l'innovation technique, il ne mettait cependant rien au-dessus de l'indépendance et de la continuité de sa Maison, au risque de réagir avec retard aux changements de sa branche d'industrie. Il se sentait en effet comptable de plus de deux siècles d'histoire d'une dynastie et d'une profession qu'il a personnifiées. Après lui, l'une et l'autre changent. Il aura été le dernier maître de forges.
Troisième tome de l'Histoire de la France contemporaine, c'est aussi le troisième volet du tryptique sur la Révolution française. Comme pour les autres ouvrages de la série, on s'est efforcé, ici, de retracer l'histoire la plus globale de la France entre ces deux moments dramatiques que sont les deux coups d'État de Thermidor et de Brumaire. On s'est pourtant appliqué à conjoindre le récent ou l'événementiel qui restent indispensables, et l'analyse sociale, économique, et idéologique en évitant les « tiroirs ».Ce troisième tome de l'histoire de la France contemporaine nous conduit du 9 Thermidor (juillet 1794) au 18 Brumaire (novembre 1999). Sous l'instabilité politique dont profitera finalement l'ascension de Napoléon Bonaparte, l'auteur nous présente une période plus originale et plus créative que le simple épisode de transition qu'on s'était habitué à considérer en elle.
Résumé : L?environnement agricole et historique de la Seine-et-Marne est si riche que longtemps seuls ces aspects ont été mis en avant : forêts, châteaux, églises ont éclipsé l?histoire industrielle et le travail des hommes. Seule la chocolaterie de Noisiel, chef-d??uvre d?architecture, était citée comme exemplaire d?une parfaite réhabilitation. Le temps est néanmoins venu de valoriser les champs d?activités qui font aussi la force de ce département. Que ce soit par ses matières premières (plâtre, sable, granulats, argile ou pétrole) ou par son inventivité à créer de nouveaux produits (agro-alimentaires ou chimiques, papiers, faïences, outillages, matériels électriques, moteurs d?avions...), la Seine-et-Marne s?est distinguée par le passé et continue à se montrer pionnière en de nombreux domaines comme le para-médical, ou l?intelligence numérique. Le présent ouvrage déroule cette histoire par grands thèmes, depuis le XIXe siècle jusqu?à nos jours et nous montre un patrimoine industriel d?exception. Il met également en avant 60 entreprises remarquables (Picard, Nestlé, Saint Gobain, Nivéa ou encore Nina Ricci) qui font l?objet de fiches détaillées et ouvre sur le futur en évoquant les grandes filières qui font de l?industrie seine-et-marnaise un secteur de pointe en pleine évolution. En redécouvrant les grands sites et les inventeurs, en faisant revivre les ouvriers, les archives inédites et les nombreuses illustrations qui composent cet ouvrage permettent d?évoquer un passé méconnu, fragile mais dont le présent est redevable.
«La France n'aime pas son industrie», disait Georges Pompidou. De fait, entre la société française et l'activité manufacturière, le malentendu vient de loin. Comme si notre industrie avait toujours été «en retard» et que nos patrons ne savaient être que «malthusiens».L'auteur n'a pas voulu bâtir une légende dorée contre cette légende noire, mais éclairer la complexité d'une aventure qui dure depuis cinq cents ans.S'appuyant sur une historiographie en plein renouvellement, cet ouvrage décrit les étapes et les rythmes de cette industrialisation de longue haleine, en essayant de répondre aux questions de fond : peut-on encore parler, dans le cas de la France, de révolution industrielle ou faut-il proposer une autre trajectoire ?. Cette histoire est à la fois celle des procédés et de ceux qui les mettent en oeuvre, entrepreneurs et ouvriers. Ont-ils dû compter avec cet acteur central de l'histoire nationale, l'Etat ?.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.