Peut-on mettre le bonheur en pilules ? Happy Pills est une investigation sur cette quête éperdue du miracle chimique. Le journaliste Arnaud Robert et le photographe Paolo Woods ont sillonné le monde afin de questionner notre consommation, parfois excessive, de médicaments. Ils abordent la question selon plusieurs thématiques comme la dépression ou le body-building, et rencontrent des protagonistes qui témoignent de leur histoire personnelle mais qui sont représentatifs d’un phénomène mondial. Leur ton est à la fois journalistique, intime et poétique, et le support qu’ils utilisent fait penser à un roman photo.
Peut-on mettre le bonheur en pilules ? D'Alice au pays des merveilles à Matrix, en passant par l'extasy ou le LSD, la pilule symbolise la réponse quasi-magique aux difficultés de tout un chacun, à la dépression comme aux inadmissibles limitations de notre condition humaine. La promesse d'une transformation réussie, d'une guérison par la chimie offre la métaphore parfaite d'une société prométhéenne qui ne croit qu'en la puissance, l'efficacité, la jeunesse. Une société où l'apparence du bonheur vaut presque mieux que le bonheur, où la représentation prend le pas sur le réel. Pendant quatre ans, le journaliste Arnaud Robert et le photographe Paolo Woods ont traversé le monde à la recherche des consommateurs de Happy Pills, ces médicaments qui réparent les blessures humaines, ces molécules qui font bander, travailler plus, agir mieux, ces formules qui permettent aux dépressifs de ne pas sombrer, ces antidouleurs que les travailleurs pauvres avalent dans l'espoir de surmonter leur fatigue pour nourrir leur famille. Du Niger aux Etats-Unis, de la Suisse à l'Inde, Big Pharma s'est déployée pour proposer les remèdes miracles à nos problèmes éternels. Plus qu'un livre de photographies ou un essai philosophique, Happy Pills est un de carnet de route, à la découverte de ces hommes et de ces femmes en quête d'absolu.
Lorsque deux jeunes femmes que tout oppose se rencontrent, leur destin pourrait bien basculer. Annie mène une existence vide de sens et de joie depuis qu'un drame a brisé sa vie deux ans plus tôt. Polly, elle, n'a plus que trois mois à vivre. Mais Polly, aussi rayonnante et excentrique qu'Annie est terne et renfermée, est bien décidée à profiter de la vie jusqu'au bout : trouver chaque jour une source de joie, réenchanter le quotidien pour retrouver le goût de vivre et la force d'accepter l'inéluctable. Elle entraine sa nouvelle amie dans son tourbillon fantasque de petits bonheurs : "Si vous voulez l'arc-en-ciel, vous devez accepter la pluie."
Serge Enderlin, 34 ans, journaliste, est chef du service étranger du quotidien Le Temps à Genève. Il a couvert l'Europe de l'Est et l'ex-URSS, basé à Pragues (1994-1998) pour Libération et Le Nouveau Quotidien, avant de s'installer à Londres (1998-2000).Serge Michel, 34 ans, journaliste, est correspondant dans les Balkans pour Le Figaro et Le Temps, basé à Belgrade. Lauréat du Prix Albert Londres 2001, il a été correspondant à Téhéran (1998-2002) d'où il s'est rendu fréquemment en Afghanistan.Paolo Woods, 33 ans, est photo-reporter indépendant basé à Paris. Il a effectué de nombreux séjours en Iran, Pakistan, et Afghanistan pendant et après les talibans. Ses reportages, publiés dans la presse internationale, ont été exposés en Espagne, en Italie, et en France où ils ont fait l'objet d'une projection spéciale au Festival de photo-journalisme de Perpignan.
Résumé : C'est le grand jour pour Twini Papivole, une ravissante fée aux cheveux roses et aux ailes couleur lavande : elle fait sa première rentrée à l'Ecole des Fées. Va-t-elle supporter d'être loin de sa famille ? Arrivera-t-elle à trouver son chemin dans cet immense chêne aux branches noueuses ? Et surtout parviendra-t-elle à apprendre à voler ?
Le photographe Paolo Woods s'est installé en novembre 2010 dans une ville du Sud d'Haïti: Les Cayes. Cet ouvrage concentre cette expérience insulaire. Par son ambition, journalistique autant que poétique, il tire la part universelle d'une aventure nationale qui nous concerne davantage qu'on le pense. Avec le journaliste et écrivain Arnaud Robert, Paolo Woods a travaillé sur le temps long, sur des thèmes qui s'étendent de l'industrie locale aux atermoiements des ONG, du monde foisonnant de la radio à la conquête du protestantisme américain. Au fil de ces recherches, la fragilité de l'Etat-nation haïtien est devenue un fil rouge évident. State questionne la naissance d'une identité nationale malgré la faillite de cet Etat.
Koudelka Josef ; Alexander Stuart ; Guy Will ; Wil
Résumé : "J'ai toujours été attiré par ce qui prend fin, ce qui bientôt ne sera plus". A travers cent neuf photographies, prises entre 1962 et 1971, en Tchécoslovaquie (Bohême, Moravie et Slovaquie), Roumanie, Hongrie, France et Espagne, Josef Koudelka livre le témoignage unique d'un monde disparu. Fasciné par la culture des Gitans, et cherchant à capturer le sens de leur vie, il nous livre des portraits à l'humanité et l'authenticité bouleversantes. Sa démarche, ni documentaire ni ethnographique, s'inscrit dans un cadre profondément intime, et, grâce à la bienveillance d'un regard unique, il en résulte des images empreintes d'une symbolique forte, d'une étrange puissance. Un classique de la photographie, disponible pour la première fois en version poche.
En 1955, Robert Frank sillonne les Etats-Unis. Appareil photo à la main il immortalise les instants de vie des Américains qu'il croise sur sa route : une serveuse dans un diner, un homme tatoué en train de faire la sieste, des ouvriers au travail, un cireur de chaussures, des fêtards, des amoureux, des motards, la route elle-même... Il ne s'agit pas d'un reportage mais d'un ensemble de notes prises sur le vif : Robert Frank fait naître une nouvelle iconographie où des visages anonymes s'amalgament au bord de routes tristes, dans les excroissances urbaines ou les vides d'un territoire démesuré. Les lieux et les visages pris à la volée sont souvent flous, la composition est parfois décentrée. La fréquence et la profondeur des noirs creusent les images, leur conférant un pouvoir d'abstraction. Pour la première fois en 1958, une sélection de 84 photographies en noir et blanc est publiée par Robert Delpire... dans l'indifférence générale. Jugé triste, pervers, voire subversif à l'époque, le livre devient progressivement un classique de la photographie. 60 ans après sa première publication, l'ouvrage, toujours très actuel, reparaît dans une édition revue et corrigée par Robert Frank lui-même. Couverture, format, papier et traitement des photographies ont été modifiés et se rapprochent de l'édition américaine. La préface de jack Kérouac bénéficie d'une nouvelle traduction de Brice Matthieussent.
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Il y a peu, Juliet a perdu sa mère. Pour surmonter son deuil, l'écriture devient son seul refuge. Inlassablement, elle lui écrit des lettres même si elle sait que ces dernières sont vouées à demeurer sans réponse. Jusqu'au jour où Declan, qui fait des travaux d'intérêts généraux au cimetière, trouve une de ses lettres et a l'audace de lui répondre... Un roman d'amour bouleversant à la fois tragique et optimiste. A mettre entre les mains de toutes les incorrigibles romantiques. A partir de 15 ans
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !
Un beau roman qui fait voyager des Indes jusqu'à San Francisco. On y "sent" toutes les couleurs, les odeurs, les sensations... A aucun moment, l'autrice ne juge les traditions indiennes, tout est raconté avec le plus grand respect !