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Le KGB au pouvoir. Le système Poutine
Wolton Thierry
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070357895
L'URSS n'est plus, le communisme a disparu d'Europe et pourtant les héritiers du KGB règnent en maîtres à Moscou. Vladimir Poutine - ancien officier des services secrets - vient d'achever son deuxième mandat de président, mais ni lui ni ses acolytes n'ont l'intention de quitter le pouvoir. Comment en est-on arrivé là? Il y a trente ans, le chef du KGB, Iouri Andropov, a voulu réformer l'URSS qui courait à sa perte. Son plana échoué. Ses disciples ont été pris de vitesse dans la tourmente qu'a connue la Russie à l'époque de Boris Eltsine. Depuis, les hommes de l'ombre ont tout fait pour reprendre le pays en main. Libertés en berne, médias muselés, opposants réduits au silence, un ordre sinistre s'est instauré sur cette immense nation. Thierry Wolton démonte le "système Poutine" où le goût du pouvoir et de l'argent s'allie au plus grand cynisme. Au terme de cette analyse, la question se pose: Faut-il de nouveau avoir peur de la Russie? Biographie de l'auteur Thierry Wolton est historien, spécialiste du monde communiste. Son livre, Le KGB en France (1986) en a fait l'un des spécialistes incontestés de la police secrète soviétique et de ses méthodes de subversion.
Résumé : Après Les Bourreaux (tome 1, le communisme d'en haut, du côté du pouvoir) et Les Victimes (tome 2, le communisme d'en bas, du côté de la société), Thierry Wolton achève sa monumentale trilogie " Une histoire mondiale du communisme " par ce dernier volume : Les Complices (le communisme dans les têtes). L'auteur s'attache, dans ce volet de son essai d'investigation historique, à tous ceux qui ont permis au communisme de prospérer avec un tel succès dans l'espace et avec une telle longévité dans le temps. Les dizaines de PC dans le monde avec leurs millions d'adhérents ; l'aveuglement idéologique de la quasi-totalité des intellectuels de l'époque ; la complaisance de la plupart des responsables politiques occidentaux à l'égard des régimes marxistes-léninistes ; l'aide apportée par les capitalistes cupides aux économies socialistes : autant de visages et de formes de complicité. A l'heure du bilan, maintenant qu'il est établi que l'espoir s'est mué en tragédie, les responsabilités apparaissent multiples et planétaires, ce qui rend ce passé si douloureux et la volonté de l'oublier impérieuse. Regarder ces vérités en face, sans honte mais sans concession, est pourtant une nécessité si l'on veut comprendre notre époque, héritage direct de ce siècle communiste achevé. Fidèle à sa méthode, Thierry Wolton brosse ici un grand récit ponctué de témoignages, d'anecdotes, d'analyses qui viennent compléter sa réflexion. Il montre aussi combien cette aventure humaine a façonné le visage de notre nouveau siècle, faisant de cette Histoire mondiale du communisme un livre au présent. Sa trilogie, saluée par la critique et les meilleurs spécialistes, fait déjà date dans l'historiographie du communisme.
Résumé : De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 70, la France a davantage subi l'influence soviétique que d'autres démocraties. La fascination d'une grande partie des intellectuels français pour l'Est et le poids d'un parti communiste aux ordres de Moscou ont favorisé cette politique. Mais le Kremlin a surtout trouvé en France un terrain favorable pour mener ses opérations subversives en jouant sur la peur exercée par l'Allemagne sur les dirigeants français et sur la volonté de ceux-ci de s'émanciper des Etats-Unis. Les archives diplomatiques soviétiques, mises au jour pour la première fois dans ce livre, démontrent les méthodes utilisées par l'URSS. De de Gaulle à Pierre Mendès-France, d'Edgar Faure à Michel Debré, c'est toute la classe politique que les Soviétiques ont cherché à circonvenir pour servir leurs intérêts. A travers des centaines de documents inédits, on découvre : - comment Moscou a utilisé la France pour lutter contre le plan Marshall ; - comment le Kremlin a manipulé journalistes, hommes d'affaires et politiciens pour interdire le réarmement de l'Allemagne ; - comment l'URSS a apprécié le retour au pouvoir du général de Gaulle ; - comment les dirigeants soviétiques se sont félicités de ses alliés à la fin des années 60. En dévoilant les coulisses de la politique nationale et internationale vues depuis Moscou, la France sous influence apporte un éclairage nouveau sur les événements qui ont marqué la seconde moitié de ce siècle.
Résumé : La tragédie humaine à laquelle est associée l?histoire du communisme est-elle la conséquence de circonstances malheureuses ou d?une politique délibérée ? Ce débat, récurrent depuis l?apparition du premier régime communiste en Russie, ne peut être tranché que si l?on prend en considération la dimension mondiale du système. Quelles que soient la géographie, l?histoire, la culture des pays où le communisme a triomphé, les mêmes méthodes ont abouti aux mêmes résultats. Ce ne sont pas les circonstances qui ont scellé le sort des peuples concernés, mais l?application d?une politique identique, quelles que soient les particularités nationales. Rien ne ressemble davantage à une victime russe qu?une victime chinoise, cubaine, coréenne ou roumaine... La guerre civile permanente que les régimes communistes ont menée contre leur population, pour imposer leur dogme, explique l?hécatombe sans précédent qui en a résulté. C?est en toute conscience que des dizaines de millions d?êtres humains ont été enfermés, torturés, déportés, affamés. C?est en toute conscience que des centaines de millions d?autres êtres humains ont été surveillés, exploités, endoctrinés, asservis. L?histoire mondiale du communisme, vue du côté des victimes, montre à quel point les utopistes parvenus au pouvoir n?ont pas davantage cherché à en finir avec les inégalités qu?à construire la société idéale promise : c?est à l?humanité de l?homme qu?ils s?en sont pris.
Résumé : Le communisme est un cas unique dans l'histoire. Aucune doctrine n'a connu un engouement de cette ampleur si rapidement, aucune n'a conquis autant de pays en si peu de temps, aucune n'a provoqué de tels dégâts humains, aucune n'a réussi à conserver pareille force d'attraction en dépit de son échec, aucune ne laisse à ce point de regrets. Pourtant, hors de l'apologie ou du rejet dont les régimes communistes ont pu être l'objet, au-delà de la sanctification de l'idéologie ou de sa condamnation, ce phénomène exceptionnel continue d'échapper pour l'essentiel à une réflexion de fond. D'ou vient le communisme, de quel processus historique est-il l'aboutissement, à quoi correspond son apparition dans l'évolution des sociétés humaines, pourquoi a-t-il tant séduit, qu'est-ce qui explique sa faillite, pour quelles raisons son deuil est-il si difficile à porter, sa fin est-elle définitive, peut-il muter et si oui de quelles manières ? Ce livre répond à ces questions. Penser le communisme de nos jours, c'est sonder les aspirations humaines les plus profondes, c'est en révéler les cicatrices laissées, c'est en estimer l'évolution possible.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero