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Philosophie de la corrida
Wolff Francis
PLURIEL
10,30 €
Épuisé
EAN :9782818501207
Au-delà de toutes les controverses passionnées sur sa légitimité, la corrida demeure un objet de pensée non identifié. Est-ce un spectacle ? une cérémonie ? un jeu ? un sport ? un combat ? un art ? La corrida est une lutte à mort entre un homme et un taureau, mais sa morale n'est pas celle qu'on croit : car le taureau de combat est le seul animal qui doit vivre libre pour pouvoir mourir en combattant. La corrida n'est peut-être pas un art, mais elle permet de redéfinir l'essence même de l'art. Elle donne forme à une matière brute, la charge du taureau ; elle crée du beau avec son contraire, la peur de mourir ; elle exhibe un réel dont les autres arts ne font que rêver. Cette belle méditation, qui échappe aux jargons des philosophes comme des aficionados, est aussi une introduction limpide aux enjeux de la corrida.
Résumé : Alors que l'unité de l'humanité s'impose dans les consciences, elle recule dans les représentations : nationalismes, xénophobies, radicalités religieuses. L'universel est accusé de toutes parts : il serait oublieux des différences, en somme il serait trop universel. Ou il ne serait que le masque du plus fort : du patriarcat, de l'Occident ou de l'anthropocentrisme. Contre ces replis, il faut que les idées universalistes retrouvent leur puissance mobilisatrice et critique. Contre la dictature des émotions et des opinions, défendre la raison scientifique. Contre l'empire des identités, refonder une éthique de l'égalité et de la réciprocité. L'humanité, seule source de valeurs, n'est pas seulement l'ensemble des êtres humains. C'est aussi la qualité présente en chacun de nous et qui nous lie aux autres : non pas la capacité de communiquer qui est aussi propre à d'autres espèces, ni l'aptitude à raisonner que possèdent certaines machines, mais la faculté de raisonner en communiquant, autrement dit de dialoguer. Philosophe et professeur émérite à l'Ecole normale supérieure, Francis Wolff a notamment publié dans la collection "Pluriel" Pourquoi la musique ? (2019) et Direle monde (2020).
L?amour a inspiré les chants les plus déchirants, les meilleurs romans et les pires, des comédies irrésistibles, des tragédies bouleversantes. Il est possible d?y ajouter quelques considérations philosophiques. Des préliminaires, seulement. Non à l?amour (le philosophe n?a là-dessus aucune expertise), mais à son concept (c?est son domaine, dit-on).L?amour n?est ni l?amitié, ni le désir, ni la passion. C?est la fusion improbable de ces tendances opposées. Car les composantes de l?amour ne jouent pas collectif, tel est le drame, et la grandeur, de l?amour. C?est parce qu?il est de nature hétérogène, donc instable, qu?il est le moteur tout-puissant de tant d?histoires, grandioses ou banales, dans les littératures universelles et dans nos vies ordinaires. Francis Wolff est philosophe, professeur émérite au département de philosophie de l?École normale supérieure de la rue d?Ulm. Il est notamment l?auteur, chez Fayard, Pourquoi la musique ? (2015). Notes Biographiques : Professeur émérite au département de philosophie de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, Francis Wolff est spécialiste de philosophie antique. Il est notamment l'auteur, chez Fayard, de Philosophie de la corrida (2007), Notre humanité (2010), Pourquoi la musique ? (2015), Il n'y a pas d'amour parfait (2016, prix Bristol des Lumières 2016 et prix lycéen du livre de philosophie 2018) et Trois utopies contemporaines (2017).
Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré". La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Etienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Elise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff. Philosophe et professeur émérite à l'Ecole normale supérieure, Francis Wolff est notamment l'auteur de Pourquoi la musique ? (Pluriel, 2019) et de Plaidoyer pour l'universel (Fayard, 2019).
Résumé : "Lorsque j'étais enfant, j'apprenais la théorie musicale dans de petits manuels (je ne sais pas s'ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : "Qu'est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : La musique est l'art des sons. Quel ne fut pas mon éblouissement, à l'âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la "théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n'ai guère changé d'opinion : la musique est bien l'art des sons." De cette définition banale, "la musique est l'art des sons", ce livre tire toutes les conséquences jusqu'aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu'exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu'est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ? Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité. Francis Wolff est philosophe, professeur à l'Ecole normale supérieure (Paris). Il est notamment l'auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. A l'occasion de la prestigieuse saga diffusée par Canal +, voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces .personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.
Une psychanalyste à l'écoute de familles marquées par l'arrivée d'un enfant handicapé. A travers de nombreux témoignages, elle aborde sans détours les questions cruciales soulevées par ces situations singulières et douloureuses: la différence, l'exclusion et l'éthique.