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Voyage d'Italie de Maximilien Misson (1691)
Wolff Etienne
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364413375
En 1687-1688 Maximilien Misson, un protestant qui a quitté la France à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes (1685), accompagne un lord anglais, Charles Butler, dans un voyage en Italie. Il n'y a pas de ville importante d'Italie qu'il n'ait vue. C'est ce voyage qu'il raconte en 41 lettres, adressées à un destinataire anglais anonyme, et publiées en 1691. Le Voyage d'Italie s'oppose aux récits des voyageurs catholiques, c'est un anti-pèlerinage. Misson porte un regard critique sur ce pays qui est pour lui le lieu de la superstition et du papisme. Cependant le texte ne saurait se réduire à son aspect polémique. C'est d'abord une relation précise, écrite dans un style élégant et fluide, de tout ce qu'on peut admirer en Italie (des oeuvres d'art aux phénomènes surnaturels), et il a été utilisé comme guide de voyage jusqu'au XIXe siècle. Il est ici édité avec des notes qui en facilitent la compréhension.
Il est de bon ton de parler de Pline le Jeune avec condescendance, et de ne voir en lui que le pâle contemporain de l'historien Tacite. Au mieux, c'est un styliste, au pire, un bourgeois satisfait. Mais de toute façon, il ne ferait que traduire par sa fadeur le vide d'une époque victime à la fois d'une engourdissante prospérité et de l'absence de vie politique. Or ces préjugés ne résistent pas à un examen équitable, auquel on a tenté de se livrer ici. Ce petit essai. centré sur la correspondance de Pline, s'attache donc au contraire à en montrer la richesse, qui se révèle dès lors qu'on accepte de la lire sans prévention, et de ne pas y chercher ce que son auteur a délibérément refusé d'y mettre. On verra, surtout, que Pline pratique un optimisme résolu et réfléchi, non par naïveté béate mais par refus d'une morosité négative qui ne lui semble plus de mise sous la nouvelle dynastie. D'autre part. ses lettres lui servent à façonner de lui-même un portrait qui se construit par facettes. La structure en micro-chapitres de ce livre répond à cette discontinuité, caractéristique aussi du genre épistolaire. Au bout du compte, Pline apparaît fort différent de sa caricature traditionnelle.
De l'Antiquité, nous avons conservé essentiellement huit romans, cinq grecs et trois latins. Hormis le Satiricon de Pétrone, ils sont en général peu connus, bien qu'ils jouissent depuis quelque temps d'un regain d'intérêt que leur fraîcheur et leur charme justifient. En effet les romans sont sans doute les ?uvres des Anciens les plus accessibles à notre culture et notre sensibilité modernes, et il est regrettable qu'on s'imagine souvent qu'ils n'en ont pas écrit. Ce livre étudie l'origine du genre romanesque dans l'Antiquité, analyse chacun des romans antiques, dégage leurs constantes et leurs différences - le roman grec est un roman d'amour, ce n'est pas vrai du roman latin -, et montre aussi l'influence déterminante qu'ils ont exercée sur les littératures de l'Europe moderne, au XVIIe siècle notamment.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.