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Normer le monde
Schemeil Yves ; Eberwein Wolf-Dieter
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782296075658
En dépit d'un intérêt croisant pour la " légalisation et la " régulation " des relations internationales, la façon dont les normes globales sont créées reste méconnue. L'ouvrage part de l'hypothèse selon laquelle leur énonciation s'effectuerait directement dans l'espace international sans avoir fait l'objet de débats nationaux, mais il démontre finalement l'inverse : avant d'être généralisées au niveau mondial, les normes viennent de l'intérieur même des États, et leur origine est plutôt privée que publique. Ce fait relativise le rôle des organisations intergouvernementales dans ce processus. Les études de cas réunies dans ce livre brossent ainsi un tableau original de la création de normes. Elles en distinguent quatre formes : énonciation " éthique " à l'origine de laquelle se trouvent des moralisateurs ; énonciation " experte " reposant sur la capacité d'innover de spécialistes ; énonciation " interprétative " faite par des juges qui donnent aux normes un contenu pratique ; " adaptation " aux normes émergentes par des militaires et des diplomates.
Egypte et Mésopotamie connaissaient les règles du débat public contradictoire, le vote, la représentation, le contrat social. Elles étaient déjà organisées par des hommes et des femmes qui se spécialisaient dans la direction des affaires communes. Justifiant leurs procédures par des considérations générales, personnes ordinaires ou fortes personnalités tentaient de rendre la vie privée compatible avec la construction d'Etats. Elles cherchaient à éviter la concentration durable du pouvoir tout en fondant la vie publique sur des bases solides. Cette archéologie de la politique montre que la manière dont ces questions ont été posées et résolues dans l'Ancien Orient est finalement assez proche de la nôtre.
Dans le monde contemporain, tout homme est soumis, des degrés divers, un pouvoir gouvernemental. Mais le fait d'être gouverné ne peut s'analyser dans sa généralité et sa complexité si l'on porte le regard sur les seuls destinataires de l'action publique. Les manières de gouverner, les multiples faons dont se définissent et se déploient les politiques publiques engagent des rapports fort divers entre ceux qui sont gouvernés et ceux qui les gouvernent. On ne saurait de surcroît oublier que les uns et les autres oeuvrent dans le champ clos de l'Etat, dont la place dans les relations sociales est encore et toujours revisiter. Dans quelles perspectives appréhender ces hommes et femmes que l'on gouverne ? Comment les gouverne-t-on ? Sont-ils d'ailleurs gouvernables ? L'Etat doit-il être tenu en lisière, réinvesti, dépassé ? Telles sont les questions autour desquelles s'organisent les contributions rassembles dans ce livre publié en l'honneur de Jean Leca. Une vingtaine de politologues, parmi les plus représentatifs et reconnus de la discipline, rendent ainsi hommage une figure majeure de la science politique internationale.
Une initiation à la sociologie politique, à la philosophie politique, aux politiques comparées, aux politiques publiques, aux relations internationales et aux méthodes des sciences sociales. L'accent est aussi mis sur la communication, le genre, l'ethnicité et la globalisation.
Résumé : "On se lancera dans la lecture de l'ouvrage de Nicolas Monceau pour y trouver une explication originale de deux histoires imbriquées mais très difficiles : celle des intellectuels et de la politique ; celle de la Turquie et de l'Europe. Le livre refermé, on en saura plus sur ce qui lie enseignants, étudiants, artistes d'un côté ; et chefs de partis, bureaucrates ou militaires, de l'autre. On aura une idée plus claire de ce qui associe ou dissocie les valeurs réformatrices locales et les valeurs unificatrices européennes. On comprendra mieux les ressorts de l'engagement; les conditions dans lesquelles se pose le problème de la démocratie; et les attitudes envers l'Europe. Et, bien sûr, on en saura beaucoup plus sur la Turquie elle-même !. L'innovation réside dans la découverte de ces générations politiques successives, chacune façonnée par l'un des coups d'État militaires qui se sont succédé depuis la fin de la seconde guerre mondiale ...1 Ces ruptures ont profondément influencé les trajectoires éducatives, professionnelles ou militantes. À l'avenir, on se rappellera que cette recherche fut la première d'une série que l'on souhaite longue. En dépit de la modestie de l'auteur, elle marque ainsi le lancement d'un nouveau débat sur la meilleure façon d'analyser la Turquie contemporaine. On sera doublement reconnaissant à Nicolas Monceau: d'avoir réussi à nous fournir des preuves multiples de rigueur scientifique sur lesquelles son raisonnement s'appuie ; mais aussi d'avoir mis à notre disposition dans une langue claire et élégante des éléments de connaissance et de compréhension de nos interlocuteurs, sinon de nos partenaires, de l'Europe de demain. Si la longueur du processus de négociation entre Bruxelles et Ankara donnait la mesure du temps au cours duquel ce livre restera d'actualité, on le lira encore dans vingt ans ! ". Yves Schemeil
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.