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Génération fluide. Enquête sur le genre
Woeldgen Sophie
LABOR ET FIDES
16,10 €
Épuisé
EAN :9782830917789
De plus en plus de jeunes contestent les normes de genre et les valeurs associées aux catégories femme et homme. Ce sont eux qui, en prenant la relève des mouvements qui militent pour la diversité depuis des années, deviennent les acteurs d'une révolution sociétale qui fait passer dans les usages une vision des genres longtemps restée confidentielle. Mais, alors que les connaissances sur le sujet et les argumentaires militants atteignent de plus en plus largement le débat public, les attaques contre les personnes qui sortent du modèle prépondérant se font plus virulentes, notamment sur les réseaux sociaux. De Genève à l'Albanie, de l'université à la pop culture, la journaliste Sophie Woeldgen nous entraîne dans une passionnante enquête sur cette question du " genre " qui agite et souvent divise nos sociétés.
Saviez-vous que le loup participe à la préservation des forêts alpines et à la prévention des glissements de terrain ? Ou que les mouches présentes sur un cadavre permettent de déterminer les circonstances du décès ? Ou encore que le sous-sol suisse regorge d'un pétrole d'excellente qualité, grâce auquel le pays s'engagera sur la voie de la géothermie ? Tout cela, on le connaît grâce aux collections scientifiques des musées de science et d'histoire, où, depuis des générations, on collecte, on conserve et on étudie afin de comprendre les dynamiques de la Terre et du vivant. Cette activité est essentielle aux savoirs académiques, au même titre que la recherche menée dans les laboratoires universitaires. Dans ce livre publié à l'occasion de l'exposition Spécimens 24 du Naturéum de Lausanne, Sophie Woeldgen explore le rôle des collections a travers plusieurs exemples emblématiques. Comment celles-ci permettent de comprendre les interactions entre faune et flore, entre géologie et technologie, et la façon dont elles éclairent la relation riche et complexe entre notre environnement et ce qui l'habite. Cette pérégrination est l'opportunité de dresser un état des lieux du vivant et du minéral et, ce faisant, de raconter l'état et l'évolution du monde qui nous entoure.
Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique " Qui suis-je ? " en celle, plus exigeante, de " Que suis-je appelé à être ? " , Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.
Résumé : Partir à la rencontre de Jean Baptiste, à la recherche du personnage historique ou dans l'intention de mesurer et de comprendre sa signification dans la vie de Jésus et dans la pensée des premiers chrétiens, oblige à faire l'inventaire des ressources permettant d'en reconstruire la personne et l'oeuvre. On se trouve alors devant cinq portraits attribués à Marc, Flavius Josèphe, Matthieu, Luc et Jean. Tous originaux et fort différents les uns des autres. Céline Rohmer et François Vouga entreprennent de dégager les traits propres à chacun, d'en proposer une interprétation théologique et d'en comprendre la portée historique. Jean Baptiste, aux sources offre une traversée scripturaire et livre une recomposition de la figure du Baptiste souvent présentée comme celle d'un précurseur
Pour l'auteur, Dieu ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il se rencontre. Reste à définir la nature de cette rencontre. Ici "Buisson ardent", là "Chemin de Damas", les textes bibliques nous offrent différents chemins. Mais Dieu s'affronte aussi, comme lors du "Combat de Jacob avec l'ange". C'est de ce mode de rencontre dont il est particulièrement question ici. Dans ce combat, face à face avec l'invisible, il n'est pour l'être humain qu'un enjeu : la foi en Dieu. Au cours de la lutte, cette foi est souvent malmenée, culbutée, et roule plus d'une fois dans la poussière. Le miracle, c'est qu'elle en ressorte plus ferme, quoique transformée. Ce combat, au corps à corps avec possibilité de la foi, Bernard Duburque le livre sans jamais faillir ni renoncer. Au final, un texte bouleversant sur le doute, l'absence de sens, et peut-être, la réconciliation.
Résumé : Dans ce recueil, des femmes et des hommes, poètes, s'adressent à Dieu pour ne pas perdre pied. Aussi se font entendre leurs cris pour vivre et leurs aspirations à gagner en humanité... Leurs prières se mêlent à leurs tentatives de dire "je" et de relire leurs propres parcours, où s'espère, se signale, se décèle, se distingue, se reconnaît... un Autre. Peu importe que ces poètes soient d'hier ou d'aujourd'hui. Si la forme de leur texte, si leurs styles trahissent une époque, il en va tout autrement du fond. Un même désir les habite : laisser filtrer la lumière qui les traverse, accueillie avec surprise ou reconnaissance.
Qu'est-ce que le genre ? Comment a-t-il été conceptualisé? Est-il défini de la même façon chez les anthropologues, les sociologues, les philosophes, les historiennes et les tenantes des cultural studies ? Quelles ruptures épistémologiques ce concept a-t-il provoquées ? Cet ouvrage retrace les différentes généalogies de la notion de genre et les débats théoriques qu'elle a suscités. Il présente la variété des perspectives et des développements produits par plus de cinquante ans de recherches sur le genre et les sexualités, tant en termes de savoirs et de connaissances qu'en termes de reconnaissance et de résistance. Ce livre a pour ambition de familiariser les lectrices et les lecteurs avec les approches majeures des études de genre, dont certaines sont moins connues dans le contexte francophone. Il met également l'accent sur l'imbrication du genre avec d'autres rapports sociaux, au coeur de nombreux développements théoriques, autant hier qu'aujourd'hui.
Un déguisement de princesse et un aspirateur pour les filles, un château fort et une voiture radiocommandée pour les garçons... On pourrait penser qu'un choix de jouets aussi stéréotypé appartiendrait au passé. Il n'en est rien. Une sexualisation de plus en plus marquée s'observe dans l'éducation comme dans tous les domaines de la vie sociale. Ces traitements différenciés ne sont pas systématiquement perçus comme des inégalités. Ils sont justifiés par des croyances en des distinctions essentielles, d'ordre "naturel", entre femmes et hommes. Un ensemble de discours psychologisants, de normes et de symboles en découle, qui a des conséquences multiformes sur les rôles assignés à chacun et chacune. Alors que la notion de genre a été promue par les sociologues pour révéler les rapports de domination, l'invoquer à tout propos, qu'il s'agisse de féminiser la langue ou de prôner la parité, instille l'idée que femmes et hommes sont toujours, partout et avant tout, non des personnes uniques mais des prototypes de leur groupe de sexe.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.