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Le cahier bleu. et Le cahier brun
Wittgenstein Ludwig
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070740185
Ce volume rassemble deux textes qu'on associe traditionnellement depuis leur publication posthume conjointe. S'ils ont en commun d'appartenir à la période intermédiaire du travail de Wittgenstein, entre le Tractatus logico-philosophicus (1921) et les Investigations philosophiques (achevé en 1949), ainsi que d'avoir été dictés en anglais à des étudiants de Cambridge, ils n'ont cependant pas le même statut. Le Cahier bleu (dicté en 1934) est la première formulation complète de la seconde philosophie de Wittgenstein. Agé de quarante-cinq ans, le philosophe y reprend à la lumière du " jeu de langage " l'ensemble des problèmes qui l'ont toujours préoccupé. Il montre en quoi cette notion permet d'échapper aux apories du sens, du solipsisme, et, plus généralement, de la métaphysique. Malgré certaines lacunes qu'on peut y déceler à la lecture rétrospective des Investigations, cet ouvrage se présente comme définitif. Wittgenstein le dicta d'ailleurs à ses élèves alors qu'il envisageait de quitter Cambridge pour s'installer en Union soviétique où il aurait voulu exercer un métier manuel. Quant au Cahier brun (dicté en 1935), il constitue sans équivoque le premier jet des Investigations philosophiques. Il ne 'agit plus seulement d'indiquer de manière générale les pouvoirs thérapeutiques des jeux de langage, mais d'en proposer une série concrète. A ce titre, le Cahier brun se présent à la fois comme un manuel d'exercices philosophiques et comme une réflexion sur leur usage. Y sont examinés des problèmes aussi divers que la ressemblance, le suivi des règles, l'infini, etc., qui relèvent tous d'une attitude métaphysique dont Wittgenstein veut montrer la vanité.
La Grammaire philosophique, issue de notes rédigées par Ludwig Wittgenstein entre 1930 et 1933, peut être considérée comme un long commentaire du Tractatus logico-philosophicus. Elle reprend la première affirmation du Tractatus : "Le monde est tout ce qui est le cas", et la problématique du langage et de la logique qui y était exposée, en développant la question de la relation langage/réalité, dont "l'harmonie, comme toute autre chose métaphysique, est à trouver dans la grammaire du langage". Le langage-image du Tractatus s'impose comme fiction absolue, fiction aussi arbitraire que celle du langage mathématique dont elle possède également la nécessité. La Grammaire philosophique, qui comprend deux parties, concilie les deux orientations de la philosophie wittgensteinienne dans la dynamique de la représentation. Le fondement tant du langage que des mathématiques est convention, et la philosophie, administrant le développement de ces jeux, de ces formes de vie, y apparaît comme la forme suprême de l'imagination. Fort éloigné des grammairiens de Port-Royal, du calcul universel de Leibniz, ou des recherches syntaxiques chomskyennes, Wittgenstein nous livre dans le concept de grammaire l'instrument de l'activité philosophique par excellence, qui est de comprendre les représentations d'une réalité que nous recevons de plein fouet, et qui constitue le prétexte de tout discours humain.
Le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein, qu'il se trouve ou non donner la vérité dernière sur les matières qu'il traite, mérite certainement, par son ampleur, son étendue et sa profondeur, d'être considéré comme un événement important dans le monde philosophique. Débutant à partir des principes du symbolisme et des rapports qui sont nécessaires entre les mots et les choses dans tout langage, il applique le résultat de ses recherches aux différents domaines de la philosophie traditionnelle, montrant dans chaque cas comment la philosophie traditionnelle et les solutions traditionnelles naissent de l'ignorance des principes du symbolisme et du mauvais usage du langage. La structure logique des propositions et la nature de l'inférence logique sont d'abord traitées. Ensuite, nous passons successivement à la théorie de la Connaissance, aux principes de la Physique, à l'Ethique et enfin à la Mystique.
La traduction du Tractatus logico-philosophicus, réputée périlleuse en raison de la difficulté et du laconisme du texte, constitue à elle seule un travail de philosophe. Gilles-Gaston Granger, à ce titre, a accompli une vraie prouesse philosophique, en proposant une version française du Tractatus qui fait désormais autorité. Choisissant de présenter le texte dans sa souveraine nudité, sans ajouter presque aucune note, le traducteur laisse au lecteur le loisir de traverser par lui-même cette ?uvre abrupte, muni de son seul courage et d'un très utile index des mots allemands traduits. La concision incisive de la langue et l'usage fréquent du symbolisme logique ont pu rebuter des générations d'étudiants habitués à d'autres formes littéraires. Les non-spécialistes devront sans doute plus encore s'armer de patience. Ainsi, ce n'est pas sans ironie que Wittgenstein précise, dans son avant-propos, que son traité n'est pas un ouvrage d'enseignement, et affirme que son but serait atteint s'il se trouvait quelqu'un qui, l'ayant lu et compris, en retirait du plaisir& --Paul Klein
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.