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Chopin à Paris, une affaire non classée
Witt Piotr ; Blechacz Rafal ; Veaux Erik
PUBLISHROOM
34,90 €
Épuisé
EAN :9791023611809
Un succès éclatant va transformer la vie de Chopin en France : c'est celui de la nuit où il devint célèbre. Si les premiers mois de sa vie à Paris ne sont pas connus, par contre, à partir de cette nuit, chacune de ses apparitions publiques sera annoncée, rapportée et commentée par la presse, chaque geste, chaque mot sera enregistré par ses élèves ou par les échotiers. Qu'a-t-il fait à son arrivée ? Où a-t-il habité ? Comment a-t-il vécu ? On ne connait là-dessus que des légendes imprécises, sans doute fausses : les pauvres n'ont pas d'histoire. Pourtant, la période précédant son triomphe mérite d'être mieux connue. Car c'est au cours de ces mois-là que, candidat malheureux à un métier de concertiste, il va se transformer en un professeur de piano recherché à prix d'or ; un compositeur à qui on a voulu faire exécuter des opéras et des oeuvres grandioses va devenir l'auteur d'études brillantes, de préludes, de nocturnes et de mazurkas joués pour l'élite aristocratique et connaisseur dans les premiers salons de Paris.
En 1879, le Prince impérial, parti combattre les Zoulous aux côtés des Anglais, était tué. Cette mort aurait dû faire de Jérôme Napoléon, dit " Plon-Plon ", seul cousin germain de Napoléon III, le prétendant bonapartiste au trône. Or le prince notifiait dans un codicille de son testament : " Les devoirs de notre Maison envers notre pays ne s'éteignent pas avec ma vie ; moi mort, la tâche de continuer l'?uvre de Napoléon Ier et de Napoléon III incombe au fils aîné du prince Napoléon. " Malgré quelques tentatives d'accommodement, cette décision provoqua une rupture irrémédiable entre un père n'acceptant pas d'être privé de son destin politique et un fils finalement disposé à assumer le sien. Propulsé à la tête des bonapartistes alors qu'il n'avait pas dix-huit ans, il allait occuper cette position pendant près de cinquante, jusqu'à sa mort en 1926.En dépit de sa longévité, le prince Victor Napoléon est pourtant resté méconnu d'une part de ses contemporains et surtout des générations suivantes. La cause bonapartiste n'ayant cessé de décliner au XXe siècle, on peut se demander si le manque de popularité de son chef en a été la conséquence ou la cause...Pour la première fois, Laetitia de Witt, bénéficiant d'un accès privilégié à de volumineuses archives inédites, essentiellement familiales, dresse un fin portrait politique et psychologique de cet héritier d'une autre époque, témoin, depuis son exil bruxellois, de la mutation subie par la France depuis la chute du Second Empire jusqu'à l'aube des Années folles, en passant par les grandes heures de la Troisième République. Elle explique comment son incapacité à agir sur le présent a poussé le prétendant à vivre dans un monde exaltant la grandeur de la dynastie et à se consacrer notamment à la constitution d'une exceptionnelle collection d'?uvres d'art. Ce prince fut bien un Napoléon avant tout.
Les manières de table, désuètes? Au contraire, savoir se comporter avec aisance lors d'un repas d'affaires ou d'une réception mondaine est le gage de laisser à ses hôtes ou à ses invités la meilleure des impressions. Cela peut même être déterminant dans la conclusion d'un contrat ou vous aider à tisser un bon réseau relationnel! Cet ouvrage vous invite à vous familiariser avec les arts de la table actuels et vous donne les clefs pour déjouer tous les pièges d'un repas dans les règles: Des indications illustrées de nombreux dessins pour se servir correctement des verres, des couverts, etc. Des précisions claires et utiles sur l'art et la manière de déguster 66 mets délicats (du homard aux artichauts, de la carambole à l'omelette en passant par la soupe, les escargots ou les entremets). Des conseils pratiques sur les règles de bienséance lors des dîners d'affaires, les impairs à ne pas commettre en soirée, la façon de se comporter dans un grand restaurant, le choix et la dégustation des boissons, les us et coutumes à l'étranger. Un guide indispensable pour être sûr de ne plus jamais se sentir mal à l'aise en société, mais aussi pour goûter au mieux aux plaisirs d'une bonne table.
Le fauteuil roulant appelle sa patiente et son mari " les patrons ". Cela aurait pu virer au pathos mais ce serait sans compter avec l'incroyable opiniâtreté du tandem singulier que forment " la patronne ", petit soldat de tous les possibles, fantaisiste et imprévisible, passionnée d'aquarelles et, lui, le fauteuil roulant, tendre, espiègle et râleur. Une complicité inattendue motivée par la colère… sa colère à elle d'être contrainte de devoir réapprendre à marcher comme une enfant ; sa colère à lui, exceptionnellement doué de pensée et de sentiments, de n'être considéré que comme un vulgaire moyen de transport pour handicapé ! Et puis, il y a le patron aussi, le mari, l'" aidant " qui a parfois du mal à trouver sa place dans ce maelström, qui pousse le fauteuil et fulmine contre les innombrables obstacles dans les rues mais qui tente de positiver faute de mieux. La patronne donne le ton quand elle déclare tout de go que mourir, ça n'est vraiment pas intéressant ! Le récit débute le jour de l'anniversaire de leurs noces d'émeraude, il nous embarque dans l'odyssée à la fois quotidienne et singulière, triviale et surréaliste, émouvante et facétieuse de l'étrange trio aux prises avec l'infortune.
Piastre pour l'Indochine, bons de caisses pour les Antilles et la Réunion, francs du Togo et du Cameroun sous mandat ou encore franc tunisien... La diversité des pièces et de l'iconographie monétaire diffusées par la métropole dans son empire colonial sous la IIIe République interroge les caractéristiques de la souveraineté française dans les différents territoires. Au coeur de l'Etat colonial, la monnaie révèle une relation politique, administrative et financière complexe et parfois conflictuelle entre Paris et les administrateurs coloniaux. Les acteurs institutionnels, ministères des Finances et des Colonies, gouverneurs coloniaux, Banque de France, banques coloniales et Monnaie de Paris discutent les contours d'une souveraineté française en construction dans un empire en expansion. A travers l'enjeu de la répartition des bénéfices qu'elle procure, la monnaie métallique dévoile la souveraineté métropolitaine, à laquelle se confronte celle des territoires protégés comme la Tunisie, où la souveraineté du Bey est préservée. En empruntant à l'histoire économique et monétaire ainsi qu'à l'histoire de l'Etat et à l'histoire des empires coloniaux, mais aussi à la numismatique, cet ouvrage dessine des souverainetés aux frontières incertaines, négociées au sein de l'Etat.