Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'image à l'époque gothique. (1140-1280)
Wirth Jean
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204079150
Après L'Image à l'époque romane (1999), Jean Wirth poursuit son étude d'ensemble de l'image au Moyen Âge en abordant l'époque des grandes cathédrales. L'image acquiert alors un prestige qu'elle n'avait jamais eu auparavant dans le monde occidental et qu'elle ne retrouvera plus. Cela tient à une confiance dans le visible que manifestent aussi bien la pensée scientifique que le système religieux. Il s'ensuit, dans les arts, une recherche intense de la ressemblance qui aboutit, vers 1200, au retour du dessin d'après nature, abandonné à la fin de l'Antiquité. Grâce à la polychromie de la statuaire, le plus souvent disparue depuis, les saints et les grands de ce monde prennent une présence et une séduction saisissantes. Pour rendre compte de ce moment privilégié de l'histoire de l'art, il fallait dépasser quelques préjugés, à commencer par les préjugés esthétiques comme les dichotomies entre idéalisation et représentation de la nature ou encore entre dessin technique et artistique. Il fallait aussi renoncer à expliquer la religion médiévale et ses réalisations par la crédulité d'un peuple opprimé et misérable. Il fallait enfin tenter de surmonter une méconnaissance du système religieux médiéval, qui est entretenue aussi bien par ses héritiers que par ses détracteurs. Nous associons spontanément la religion au moralisme et nous avons quelque difficulté à imaginer la place qu'elle accordait, au mie siècle, à une époque où les plus grands savants pouvaient devenir papes, aux préoccupations scientifiques et esthétiques. Nous ne concevons pas plus facilement le décentrement qui s'est opéré clans le système au profit d'une sorte de déesse-mère, épouse d'un dieu qui ne régnera vraiment qu'à la fin des temps. On ne nous a pas enseigné souvent que les plus grands théologiens exigeaient d'adorer la chair du Christ et son image de latrie, encore moins qu'ils voyaient dans la résurrection de la chair le moyen de jouir pleinement de la vision béatifique, sacralisant ainsi le plaisir du plus noble des sens. Biographie: Jean Wirth, ancien élève de l'École des chartes, est professeur d'histoire de l'art du Moyen Âge à l'université de Genève. Spécialiste de l'image médiévale, il est l'auteur d'importants travaux qui se caractérisent par un égal intérêt pour les problèmes traditionnels de l'histoire de l'art et pour l'étude des systèmes de représentation. Il prépare actuellement le dernier volume de sa trilogie: L'Image à la fin du Moyen Âge.
Ce livre est le récit d'un pacte faustien entre une artiste et un dictateur. Alicia Alonso, la fondatrice du Ballet national de Cuba, est l'une des plus grandes étoiles du XXe siècle. Née en décembre 1920, elle a travaillé avec les meilleurs chorégraphes et créé ses propres versions des ballets classiques. De l'"école cubaine", dont elle est la mère, sont sortis de fabuleux danseurs. Mais cette réussite, alors qu'elle était presque aveugle, est indissociable du régime totalitaire installé par Fidel Castro. Ce dernier a vu dans le ballet un formidable outil de propagande interne et externe. Il a offert à Alicia Alonso, qui avait déjà commencé une très brillante carrière aux Etats-Unis, les moyens de poursuivre son rêve. En contrepartie, le "Cobra Noir" a accepté d'apporter, dans ses pires moments et jusqu'à aujourd'hui, un soutien sans faille au régime. Dans cette première biographie d'Alicia Alonso en français, Isis Wirth met en lumière cette complicité tragique. Unis par une même passion pour le pouvoir, la ballerine et El Comandante ont écrit une histoire qui s'achève de façon pathétique dans le marasme, la gérontocratie et, pour le ballet, la fuite des danseurs.
Parce qu'il est un des meilleurs amis que j'aie au monde, mais aussi à cause d'une dette spirituelle car bien avant de le connaître je le lisais - et il ne sait pas combien je lui dois." "Par son admirable sincérité, par la probité d'une logique qui habille tous les faits, tous les hommes, tous les propos sur mesure, Déposition est pour l'historien un des témoignages les plus directs et les plus précieux dont il puisse disposer pour recomposer l'évolution des esprits dans un coin de terre française, entre les temps nauséeux de l'armistice stagnant et cette grande année de la Libération." "Werth n'oublie pas cette formulation de Febvre : "Au fond de l'histoire, il y a des sentiments". Cette quête des ambivalences, cette complexité des portraits pourtant composés avec une si féroce netteté, cette prise en compte de toutes les composantes, c'est ce que recherchent aujourd'hui, plus que naguère sans doute, les historiens qui travaillent sur cette période. C'est ce qui rend ce texte à tous égards singulièrement moderne. Un texte hors du commun." "Déposition est le journal littéraire d'un écrivain en pleine maturité, et celui d'un esprit rebelle à tous les embrigadements. (.../...) S'il présente un intérêt historique évident, ce n'est pas seulement parce que c'est un document exceptionnel sur la France profonde pendant l'Occupation, c'est parce que Werth préfère toujours l'analyse objective aux facilités du manichéisme."
Résumé : Si la condition militaire est une, elle connaît des déclinaisons multiples. Quelque 300 000 militaires servent au sein des trois armées, de la gendarmerie et de services communs, tous organismes dont les missions, les traditions et les cultures leur sont propres, compte tenu de la variété de leur histoire et du milieu physique et humain dans lequel ils exercent leurs activités opérationnelles. Ainsi les fonctions et les conditions d'emploi des militaires, hommes ou femmes, sont multiples: grenadier-voltigeur, sous-marinier, pilote, gendarme mobile, pompier, médecin, ingénieur, au quartier ou en camp d'entrainement, en métropole, outre-mer ou en opération extérieure... Tout en conservant une référence constante à ces principes fondateurs de la condition militaire, le présent ouvrage propose de " passer en revue " les éléments concrets essentiels qui la caractérisent, afin de permettre au lecteur d'en mieux cerner la consistance réelle.
On n'arrête pas de découvrir, ou de redécouvrir, Léon Werth, et c'est chaque fois aussi réjouissant. Décidément, l'auteur de Déposition ? Journal 1940-1944 est un visionnaire hors du commun. " Le Canard enchaînéLéon Werth part en Cochinchine en 1925. Il a déjà publié Clavel soldat dont l'antimilitarisme fit scandale lors de sa parution en 1919. Son récit est imprégné de l'émerveillement de celui qui rencontre un univers étranger, et qui se délecte de cette étrangeté. Il s'immerge dans les paysages, les senteurs, les goûts nouveaux puis en exprime les moirures, les infinies subtilités." Le dourian ressemble à un petit jacquier. Imaginez l'enveloppe à piquants d'un marron d'Inde, contenant un fruit gros comme un melon. Mais le dourian est un fruit difficile, un fruit auquel on n'accède point du premier coup. Son odeur, pour la désigner, il suffit de n'oser point la nommer. Oui... c'est bien cela que cela sent. Quand on passe devant un étalage de dourians, cette odeur vous poursuit et elle prête à une déplorable confusion. Au goût, cela rappelle le camembert d'abord, un camembert sucré. "Et d'une ample relation de voyage il fait, sans que le lecteur sous le charme s'en rende compte, un pamphlet rageur contre la bêtise du colonialisme et la stupidité des " politiciens qui donnent aux problèmes des solutions claires sans même en définir les termes ".