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LES ERRANTS DE LA CHAIR. Etudes sur l'hystérie masculine
Winter Jean-Pierre
CALMANN-LEVY
28,70 €
Épuisé
EAN :9782702127230
Plus d'un siècle après les travaux de Charcot, l'idée paraît toujours aussi subversive : les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ces hommes hystériques, ces errants, ceux qui affectent d'être pervers ou qui prétendent que le sexe ne les intéresse pas, ces hommes souffrant d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce, que craignent-ils de rencontrer chez une femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire contemporain (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry, Albert Cohen, etc.), par l'étude des métamorphoses de Don Juan, à travers enfin les plus surprenants avatars du marranisme, Jean-Pierre Winter dessine avec une attention bienveillante les contours d'un homme hystérique perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente. Si les femmes hystériques semblent se soumettre au prêtre ou au médecin, les hommes hystériques, eux, trouvent leur maître dans les corps constitués : politique, judiciaire, économique... Ce qui, on s'en doute, ne les protège pas toujours de la déception. Premier essai sur un véritable tabou, Les Errants de la chair, notamment à partir des analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, permet de comprendre les motifs d'un véritable impensé théorique toujours à l'?uvre au sein de la communauté psychanalytique. Ce qui est caché, ce qui est tu, ce que l'on ne doit ni dire, ni même évoquer, c'est l'impuissance. C'est pourquoi l'essai de Jean-Pierre Winter est à la fois neuf et rigoureusement iconoclaste.
L'universalité d'une action ou d'une oeuvre remarquable ne doit-elle pas se définir par-delà le genre ? Ces femmes, que nous n'hésitons plus à compter au nombre des grandes figures de l'humanité, ont d'abord dû s'imposer dans le contexte d'une culture dominée par des valeurs masculines qui tendaient à les confiner dans une nature ou dans un rôle. En s'appuyant tour à tour sur des documents biographiques, des portraits psychologiques, des analyses historiques et philosophiques, il s'agit de dégager progressivement les conditions d'un éternel féminin - loin des embarrassants clichés de "l'éternel féminin".
Pigozzi Laura ; Winter Jean-Pierre ; Ceccotti-Stie
Résumé : Nouveau défi pour la psychanalyse : les liens qui émergent au sein des familles recomposées amènent à repenser les relations familiales. La belle-mère n'est plus, comme autrefois, celle qui prend la place de la mère morte, mais coexiste avec elle. Cette configuration inédite a des conséquences sur la transmission entre femmes et celle du féminin en général. Dans un monde où la figure paternelle s'est affaiblie au profit de la toute-puissance maternelle, comment s'établissent les liens entre la belle-mère et la fille de son partenaire, et avec la mère de celle-ci ? Quels effet une autre figure féminine investie d'un rôle éducatif, même à temps partiel, at- elle sur la relation mère-fille, ce lien fait d'amour mais aussi de haine indispensable pour se séparer et grandir ? Que se passe-t-il chez une fille, dans ce processus complexe du devenir femme, lorsqu'une autre figure que celle de la mère est au coeur du désir paternel ?... Telles sont les questions qu'explore la psychanalyste italienne Laura Pigozzi en s'appuyant sur sa clinique mais aussi sur la littérature et le cinéma. Elle montre ainsi brillamment que dans cette position par définition inconfortable, la belle-mère peut avoir un rôle structurant et être l'alliée du père pour aider ses enfants à grandir.
L'homoparentalité, thème de société porteur, convoité par les politiques qui cherchent à se concilier des voix, suscite des réserves chez la majorité des psychanalystes. Les médias se font écho des positions qui y sont favorables au nom de la « modernité ». Mais la réflexion de ceux qui émettent des réserves est très discrète, peut-être parce qu'ils sont aussitôt traités de réactionnaires. Jean-Pierre Winter est l'un des seuls à prendre des positions publiques. Pour lui il ne s'agit pas de préserver une conception traditionnelle de la famille mais d'alerter et de préserver les générations des dommages psychiques que ne peuvent manquer d'entraîner les modifications symboliques de la filiation. Il apporte ici les éléments de la réflexion, en distinguant de plus l'adoption et les procréations médicalement assistées. Donnant ainsi les compléments au débat indispensables à quiconque souhaite se faire une opinion, il intéressera tous ceux qui s'interrogent vraiment sur un sujet au coeur de l'actualité avec la discussion parlementaire de la révision des lois de bioéthique.
Ce livre est issu de trois conférences (complètement retravaillées) données par le psychanalyste début 2012 au Collège des Bernardins, l?important établissement culturel de l?Eglise à Paris. Que ce soit dans la relation maître-élève, dans la relation parents-enfants, ou dans les religions quelles qu?elles soient, nous sommes tous habités par le désir de « faire passer » un savoir, des valeurs, une tradition? Or, dans ce domaine, l?essentiel nous échappe, comme le montre brillamment Jean-Pierre Winter en prenant les exemples de l?apprentissage de la lecture (où le « miracle » du signe faisant sens échappe en fait au pédagogue), des héritages familiaux (on échoue souvent à transmettre nos valeurs, et on transmet souvent sans le vouloir les angoisses héritées de nos ancêtres), et des religions (où la transmission de l?essentiel passe aussi par des voies insoupçonnées). Une seule solution pour répondre à ces paradoxes: réinventer sans cesse ce que charrie la mémoire individuelle et collective, et dire à nos enfants qu?ils peuvent et doivent être des re-créateurs.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
LA SERIE NEW-YORKAISE INEDITE DE MARIE-BERNADETTE DUPUY Octobre 1886. Catherine et Guillaume Duquesne vont s'embarquer pour New York, avec leur fille Elisabeth, âgée de 6 ans. Ils quittent la France et leur petite maison de Charente pleins d'espoir, avides d'une nouvelle existence. Mais leur rêve de liberté va vite se transformer en cauchemar : Catherine meurt durant la traversée des suites d'un accouchement prématuré et Guillaume, une semaine après son arrivée en Amérique, est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Leur enfant, la petite Elisabeth, est livrée à elle-même. Après une nuit d'errance dans Central Park, l'orpheline est renversée par la calèche des richissimes Woolworth. Ils la soignent et décident de l'adopter, faisant fi des avis de recherche lancés par le grand-père maternel d' Elisabeth. L'orpheline grandit choyée comme une princesse. Tout bascule le jour de son seizième anniversaire quand elle apprend la vérité sur son adoption. Se sentant trahie, la jeune fille quitte New York pour la France. Mais en arrivant au château familial, elle est loin de se douter du véritable visage de son grand-père maternel et encore moins de deviner quels terribles secrets renferme la demeure. Elisabeth parviendra-t-elle à démêler le vrai du faux et à connaître l'amour sincère des siens ?
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
De nature réservée, Julien Clerc doit pourtant ses débuts à son audace : à dix-sept ans, alors qu?il fait du camping en Corse, il se propose comme chanteur dans un groupe pour un concert au Bout du monde. Il n?a encore jamais chanté de sa vie. Trois ans plus tard, attablé à L?Écritoire, un café parisien place de la Sorbonne, il se lève et déclare à voix haute qu?il cherche un auteur. Un homme répond, c?est Étienne Roda-Gil.S?ensuit une carrière éblouissante, jalonnée de tubes : de La Cavalerie à La Jupe en laine en passant par Ce n?est rien, Ma préférence, Femmes je vous aime ou encore Mélissa?Personnage discret et jaloux de sa vie privée, Julien Clerc accepte pour la première fois de se livrer dans cette biographie écrite par Sophie Delassein. Ce mélodiste surdoué nous raconte les coulisses de son métier et aborde avec beaucoup de pudeur sa « double enfance », liée au divorce de ses parents, mais aussi sa vie sentimentale, ses idylles avec France Gall et Miou-Miou.UNE BIOGRAPHIE INTIMISTE QUI RETRACELE PARCOURS D?UN ARTISTE EXIGEANT. Notes Biographiques : Sophie Delassein est journaliste au service culture du Nouvel Observateur, en charge de la chanson française. Grâce à ses heures d?entretiens avec l?artiste, elle a glané de nombreuses anecdotes inédites, enrichies par de précieux témoignages (Carla Bruni, Jean-Loup Dabadie, Françoise Hardy, Bertrand de Labbey, Maxime Le Forestier, Luc Plamondon?).