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Entretiens. Tome 4, Les images, les mots, le corps
Winter Jean-Pierre ; Dolto Françoise
GALLIMARD
14,76 €
Épuisé
EAN :9782070763207
En 1986, à l'initiative de Catherine Dolto et de Caroline Eliacheff, Françoise Dolto accorde à Jean-Pierre Winter un long entretien filmé et destiné aux archives que le producteur Marin Karmitz voulait constituer pour garder les traces des enseignements majeurs de la seconde moitié du XXe siècle. C'est une version transcrite à partir du film qui est proposée ici. Le malentendu créé autour de l'enseignement de Françoise Dolto par sa médiatisation rend nécessaire de revenir aux origines de sa vocation, à ses maîtres, à ceux dont elle a tant appris, les enfants, et aux rapports entre son travail clinique et sa théorie. Françoise Dolto répond ici aux questions que soulèvent ses élaborations (l'image inconsciente du corps, les castrations symboligènes, la psychose infantile, le statut métaphysique du sujet, etc.), mais aussi ses prises de position (l'enfant maltraité confronté à ses tortionnaires, la Shoah). Ainsi peut-on refaire le parcours d'une enfant compassionnelle devenue une psychanalyste de renom, en passant par une femme avant tout médecin mais intensément préoccupée par la portée métapsychologique et éthique de sa pratique freudienne. Aujourd'hui encore, les difficultés qu'elle a rencontrées à l'écoute de l'inconscient de ses patients, bébés, enfants et adultes, ne nous apparaissent pas résolues mais les voies qu'elle ouvre restent toujours subversives tant pour le grand public que pour ses collègues psychanalystes. Cet entretien peut être lu comme une contribution à une relecture attentive d'une ?uvre théorique et clinique de la plus haute importance, qui reste à découvrir.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Résumé : Balagan, mot russe d'origine turque qui est entré dans l'hébreu moderne au début du XXe siècle à partir du yiddish, signifie désordre. Dans les familles juives de la troisième génération après la Shoah, on constate un "désordre" intérieur à l'oeuvre. De fait, nombreux sont les candidats à l'émigration : certains s'expatrient à Berlin, d'autres en Israël, tandis que d'autres encore rêvent d'Amérique. Partant de la notion freudienne d'identité intérieure, ce livre interroge ainsi l'identité de cette génération parfois amenée à se déplacer et qui est motivée par ce balagan intérieur. Il s'agit ici de questionner l'histoire et d'examiner les raisons qui poussent cette génération au déplacement - qui ne sont pas les mêmes que celles de leurs parents et grands-parents -, à l'heure de la mondialisation.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Winter est psychanalyste, formé à l'Ecole freudienne de Paris par Jacques Lacan. Ses publications ont principalement porté sur les questions de l'hystérie masculine - le donjuanisme -, mais aussi sur la politique, la violence et la littérature. Il est notamment l'auteur des Errants de la chair, Hommes politiques sur le divan, ou encore Stupeur dans la civilisation.
L'homoparentalité, thème de société porteur, convoité par les politiques qui cherchent à se concilier des voix, suscite des réserves chez la majorité des psychanalystes. Les médias se font écho des positions qui y sont favorables au nom de la « modernité ». Mais la réflexion de ceux qui émettent des réserves est très discrète, peut-être parce qu'ils sont aussitôt traités de réactionnaires. Jean-Pierre Winter est l'un des seuls à prendre des positions publiques. Pour lui il ne s'agit pas de préserver une conception traditionnelle de la famille mais d'alerter et de préserver les générations des dommages psychiques que ne peuvent manquer d'entraîner les modifications symboliques de la filiation. Il apporte ici les éléments de la réflexion, en distinguant de plus l'adoption et les procréations médicalement assistées. Donnant ainsi les compléments au débat indispensables à quiconque souhaite se faire une opinion, il intéressera tous ceux qui s'interrogent vraiment sur un sujet au coeur de l'actualité avec la discussion parlementaire de la révision des lois de bioéthique.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.