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Refaire la démocratie. Dix-sept propositions
Winock Michel ; Bartolone Claude ; Accoyer Bernard
MARCHAISSE
14,90 €
Épuisé
EAN :9782362801525
Le constat est sans appel : les institutions de la Ve République se trouvent, aujourd'hui, au coeur de ce qu'il est convenu d'appeler la "crise". Que faire lorsque cette crise devient si profonde qu'elle mine le lien social et remet en cause l'idée même de représentation ? Formé à l'initiative du Président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, co-présidé par l'historien Michel Winock, réunissant des parlementaires de tous les courants politiques et des personnalités issues d'horizons très divers, le Groupe de travail sur l'avenir des institutions a mené, pendant plus d'un an, une large réflexion sur ce thème. Fruit de ce travail, ce rapport propose un état des lieux de la situation politique et institutionnelle de la France et avance dix-sept propositions pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il se veut une "boîte à outils", une contribution au grand débat que chacun attend sur le fonctionnement de notre démocratie. Aux citoyens de s'emparer désormais de ces propositions.
Résumé : "Prince de l'ambiguïté", personnalité ondoyante, maître de l'équivoque, François Mitterrand a souvent déconcerté ses contemporains : vichyste et résistant, homme de droite devenu chef de la gauche, anticommuniste allié aux communistes, dénonciateur de la Ve République dont il finit par incarner comme personne les formes et les usages les plus discutables. Cet homme doublement enraciné dans sa Saintonge natale et dans son fief du Nivernais, aussi féru de littérature et d'histoire que de politique, sut cultiver le secret, dérouter ses partisans et se montrer un jouteur de première force, combatif mais patient, stratège jamais découragé par l'échec. Devenu Président, François Mitterrand a marqué en profondeur la vie politique française. Figure originale d'un monarque de gauche, il réussit à imposer l'alternance et, par là, à consolider la Constitution. S'il échoue à réaliser les espérances socialistes, il ouvre à la France le nouvel horizon de la construction européenne. Honni ou adulé, complexe et séduisant, il a suscité des fidélités inconditionnelles et des rancunes indélébiles. Chez lui, le privé et le public paraissent si intimement noués que l'un n'est intelligible qu'à la lumière de l'autre. Michel Winock les met en miroir pour explorer la vérité d'un enfant du siècle, qui a traversé les époques, les milieux et les idées sans jamais en renier aucun.
Résumé : Il a refait la France par deux fois. En 1940, à la suite d'un désastre militaire qui laisse un pays exsangue, déchiré, déboussolé. C'est l'heure du rebelle qui refuse la défaite. Il est presque seul, armé d'une volonté inflexible et de la certitude que la Résistance reste l'unique horizon et la condition même d'un retour de la nation à elle-même. Il n'en doutera jamais. La France libre est d'abord une affaire de résolution, politique et morale, qu'il saura incarner comme personne. Il refait la France encore en 1958, dans la bourrasque d'une guerre d'Algérie interminable dont on n'arrive plus à concevoir l'issue. C'est maintenant l'heure du restaurateur. Sur les décombres d'un régime décomposé, il crée, fort d'un large soutien politique, une nouvelle république. Michel Winock revisite ces deux moments où la France se trouve sommée de se réinventer. Il mesure le rôle que peuvent exercer les individus dans les infléchissements de l'histoire. Il interroge également le portrait d'un homme qui conjugue sans fard un audacieux esprit de réforme avec une notion aiguë de la continuité historique de la nation. Il lui est arrivé de prendre quelque licence avec la légalité, mais sans relâcher son attachement à la démocratie, seul fondement légitime d'un pouvoir enraciné dans la volonté populaire. Comme celui d'autres grands hommes, le portrait de Charles de Gaulle parait aujourd'hui irréductible à nos assimilations partisanes. Un demi-siècle après sa mort, il a fini par incarner ce qui nous unit encore.
4e de couverture : "En avançant dans notre obscur voyage", comme dit le vers de Lamartine, le temps transforme nos paysages familiers, si bien qu'à la longue on finit par se demander ce qui reste de nos jours anciens. Le vent des années siffle sur nos vies. Tout change, tout se métamorphose et nos souvenirs en miettes deviennent les traces d'un autre monde. C'est cet écart entre aujourd'hui et le monde d'hier que j'ai voulu franchir.Ce livre s'ouvre sur une époque quasi oubliée, comme un village submergé par la construction d'un barrage. Je ne relate pas mes jeunes années dans l'illusion d'un paradis perdu. Je ne veux donner ici ni à admirer un autrefois qui n'est plus ni à en réprouver les travers. J'invite simplement à la découverte d'un passé disparu mais qui nous parle encore.Le temps de mon enfance et de mon adolescence c'est celui de l'après-guerre et de la IV? République, les années précédant tout juste les "Trente Glorieuses". Des fils qui traversent ce récit on pourrait retenir la méritocratie scolaire et le rayonnement de l'héritage républicain, des moeurs surannées, la prégnance encore de la religion, l'optimisme et l'énergie d'une génération issue de la Seconde Guerre mondiale et, pour moi, une précoce passion politique.Sans vouloir rien démontrer, j'ai raclé mon violon sur mes photos sépia.Michel Winock
Il était une fois... Guy Mollet, la guerre d'Algérie, le rapport Khrouchtchev, les chars de Budapest, l'expédition de Suez, un général Massu, la torture dans la République, un Lacoste Pugilator, la cour de la Sorbonne, les profondeurs poujadistes, des étudiants en colère, la déconfiture de la gauche, les impudences de la droite, quelques printemps sans fleurs, des gouvernements qui sautent, un putsch sous les palmiers, un général de Gaulle qui surgit du désert, quelques raisons de rire ou de pleurer... On n'a pas tous les jours vingt ans. L'auteur a fêté les siens au beau milieu de ce tohu-bohu dont meurent les républiques.
Voilà donc ce que cette lettre devrait réussir à faire pour mériter son appellation : vous évoquer, dans tous les sens de ce verbe, vous appeler à moi, vous faire venir à moi, mais en moi, depuis les replis les plus personnels de ma mémoire. En vous évoquant, je me convoque ainsi du même coup devant ce "vous en moi", c'est-à-dire devant mon propre passé. D'où la dimension passablement égotiste de l'entreprise, car le vous en moi à qui je m'adresse ici, dans cette lettre, n'est pas l'auteur classique que vous êtes devenu, mais la trace vive de l'écrivain dont les ouvrages ont rythmé ma vie - comme celles d'innombrables autres personnes de ma génération.
« Est-ce que c'était moi? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec... Est-ce que ça a existé? C est tellement loin de moi. Et puis si c était vraiment moi, qui suis-je maintenant? » La voix de Mariem s élève du pays au million de poètes, de ce désert mauritanien où le vent de sable efface toutes les traces, et voue la vie des hommes à l oubli. Portés par sa parole, magistralement mise en scène par Sophie Caratini, nous traversons le miroir du mythe pour atteindre fait rarissime à la vérité d un féminin saharien, bédouin, que le choc colonial va totalement bouleverser. Avec Mariem, reprennent sens des savoirs perdus, d autres manières d être au monde. Grâce à elle, nous accédons à la forme de vie et aux métamorphoses intérieures de tout un peuple.
Nous attaquons une deuxième nuit de montage, pour tenter, avec quelques reportages, de montrer à quoi ressemble l?Irak. La tâche est impossible. Il faudrait dire à la fois la complexité et l?attachement. Le drame et les rires. Les chiites, les sunnites, les chrétiens, les fous et les moins fous. Les suicidaires et les visionnaires. Les réalistes et les perdus. Le sable et le pétrole. La bêtise de quelques illuminés de Washington, et la naïveté de leurs successeurs. Les rêves des Irakiens, quand la parole fut libre pour quelques mois. Les désillusions, maintenant que les mots sont de nouveau chuchotés. Mes reportages ne peuvent pas montrer cela. Ils ne peuvent guère non plus montrer l?absurde et l?horreur. Encore moins le mélange des deux. Mais ces lettres peut-être? À petites touches, au jour le jour, l?auteur nous fait partager sa connaissance intime de la situation irakienne et cette forme de vie très particulière qui est la sienne, au coeur du réacteur de l?Histoire.
Pierre Houdion est plongé depuis vingt ans dans les archives du XVIIIe siècle. Il a publié La dernière princesse de Conti, fortunée-Marie d'Este, 1731-1803, L'Harmattan, 2007. L'Art de nuire est son premier roman.