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Ripley Bogle
Wilson Robert McLiam
BOURGOIS
23,20 €
Épuisé
EAN :9782267013740
A deux pas de Buckingham Palace, où les chiens sont mieux nourris que lui, Ripley Bogle, SDF irlandais de vingt et un ans, remâche les détails sordides et flamboyants de sa brève existence. La faim, la crasse et le froid sont ses seuls compagnons. Né à Belfast, d'une mère prostituée et d'un père chômeur, poivrot professionnel, Ripley manifeste des dons précoces : enfant surdoué puis tombeur notoire, il oscille constamment entre la déchéance et la gloire, les bas-fonds de Belfast et la prestigieuse université de Cambridge.Ce premier roman d'un très jeune écrivain irlandais est à la fois un hymne lyrique à la ville et un acte de rébellion, un voyage au bout de la nuit londonienne et une grande aventure romanesque sur laquelle planent les ombres tutélaires de Charles Dickens et de George Orwell.
Ce coffret contient un ouvrage et un tirage dédicacé par l'artiste. " Je hais les photographes. Je hais les mauvais photographes, je hais les photographes médiocres mais c'est avec une incomparable passion que je hais les bons photographes. Les écrivains doivent tous haïr les bons photographes parce que, ce qu'ils font, nous ne pouvons pas le faire. Les mots racontent des histoires mais les bonnes photographies nous montrent à quoi elles servent et pourquoi on les raconte. Elles cartographient la silhouette de l'humanité, la forme et la couleur de nos vies, de notre travail, de nos lieux et de nos plaisirs. Une bonne photographie est à la fois étrange et familière, elle allie la sensation du jamais vu à celle de l'intimement connu, elle est un mélange de souvenir et de prédiction. Les photographies de Géraldine Lay montrent une Grande-Bretagne immédiatement et superbement reconnaissable, pourtant rendue étrange et presque magique par la distance et l'empathie de son regard. Un endroit que je connais bien mais que je n'avais pourtant jamais vu. " Robert Mac Liam Wilson, écrivain
Wilson Robert McLiam ; Wylie Donovan ; Matthieusse
Des visages marqués, des parcours singuliers disant la misère, la dégradation morale et physique, la déshérence : Robert McLiam Wilson raconte la pauvreté, au début des années 1990, dans l'Angleterre ultralibérale du gouvernement Thatcher. Son récit, illustré par les photographies de Donovan Wylie, abandonne toute distance journalistique au profit d'une empathie émue, pudique et profonde. Une autobiographie déguisée qui préfigure l'?uvre à venir.
Résumé : "Je hais les photographes. Je hais les mauvais photographes, je hais les photographes médiocres mais c'est avec une incomparable passion que je hais les bons photographes. Les écrivains doivent tous haïr les bons photographes parce que, ce qu'ils font, nous ne pouvons pas le faire. Les mots racontent des histoires mais les bonnes photographies nous montrent à quoi elles servent et pourquoi on les raconte. Elles cartographient la silhouette de l'humanité, la forme et la couleur de nos vies, de notre travail, de nos lieux et de nos plaisirs. Une bonne photographie est à la fois étrange et familière, elle allie la sensation du jamais vu à celle de l'intimement connu, elle est un mélange de souvenir et de prédiction. Les photographies de Géraldine Lay montrent une Grande-Bretagne immédiatement et superbement reconnaissable, pourtant rendue étrange et presque magique par la distance et l'empathie de son regard. Un endroit que je connais bien mais que je n'avais pourtant jamais vu. " Robert Mac Liam Wilson, écrivain
Arrogant, paresseux, génial et cancre, Ripley Bogle joue tous les personnages d'une même pièce avec une verve incroyable. (...). Au terme de cette autobiographie comique, truffée de digressions verbales à la Laurence Sterne qui rendent hommage à Joyce, Ripley Bogle nous fait un aveu : il a menti. Ce qui est, de la part de McLiam Wilson, un dernier clin d'oeil à "son Irlande", personnage invisible de cet étonnant roman : "Il n'y a rien de plus irlandais que le mensonge. Mais quand les Irlandais mentent, ils appellent cela créer un mythe.". Rien d'étonnant alors si Ripley Bogle prend des airs mythiques, héros de notre temps, porte-parole des années 80 et d'un XXème siècle finissant dans le cynisme.".
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.