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Proust, poète et psychanalyste
Willemart Philippe
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738481375
Echange harmonique entre l'expression et l'impression" définit la mécanique poétique chez Valery et sans aucun doute chez Proust, ce qui justifie déjà le titre de cet essai. Mais discerner les dessous de l'échange, " l'invention et la composition ", ce que Valéry nommait la Poïétique et que la critique génétique a appelé " processus de création ", renforce le titre de poète attribué à Marcel Proust. Proust a-t-il connu les théories freudiennes ? La critique répond généralement par la négative, mais pourquoi donc le narrateur proustien tenait-il le rêve comme le premier lieu de son inspiration ? Comment a-t-il découvert des éléments que la théorie psychanalytique confirmera par la suite ? Proust a-t-il inventé une théorie des relations humaines différente de celle de Freud et de Lacan ? Ce livre s'est donné pour but de relever et de problématiser des extraits de Du côté de chez Swann et du Temps retrouvé qui traitent de façon originale de la création littéraire et de la connaissance de l'homme, trouvailles qui font de Proust un poète et un psychanalyste.
Réfléchissant à la fois sur la création littéraire et artistique et sur l'exercice de la parole dans l'analyse, cet ouvrage s'interroge sur le sujet qui soutient ces deux processus ou qui en résulte. Que nous apprennent à cet égard, dans le cas de la littérature par exemple, les changements d'orientation de l'écriture, les ratures, les ajouts, les déplacements de texte dont témoignent les manuscrits ? Et d'abord de qui sont-ils le fait : de l'écrivain, du scripteur, du narrateur, de l'auteur ? Quel est donc le véritable sujet du texte, est-il en amont de l'oeuvre ou en aval ? Et les interventions sur le texte ne mettent-elles pas sur la piste d'une meilleure compréhension de la formation du sujet freudien qui, par un processus inconscient de rejet et d'acceptation, se libère des manières de vivre et de penser de sa famille ou les accepte ? "C'est sur les chemins qui mènent à l'apparition du sujet que porte cet essai. Et ces chemins se donnent à voir lorsque, bifurquant dans son écriture à la suite de telle ou telle circonstance, raturant et ajoutant un mot, une phrase, un paragraphe, l'écrivain remplit la page et avance ; ou lorsque l'analysant élabore peu à peu son histoire en variant son discours poussé par les ponctuations de l'analyste ou par les événements du quotidien. En les dégageant, on espère mieux faire connaître les mécanismes de la pensée visibles dans l'écriture en train de se faire ou dans la parole en train de se dire".
Mélans jaune et noir d'un côté, Avresses rouge et blanc de l'autre : depuis 1411, comme en témoigne le célèbre "cri du perron" , la lutte sur échasses représente l'un des fleurons du folklore wallon. Dans la cité du Bia Bouquet, cela fait donc plus de six cents ans que les échasseurs se livrent combat sur les places et esplanades de la ville, que ces hommes se transforment en farouches combattants à l'esprit frondeur à l'approche des traditionnelles fêtes de Wallonie. Alors que les Echasseurs namurois viennent d'entamer auprès de l'UNESCO la procédure d'inscription au patrimoine immatériel de l'humanité, ce livre, richement illustré, notamment par les photos de Pol Englebert, revient sur les origines de la pratique du jeu d'échasses. Entre processions religieuses et carnavals, combats publics et d'apparat, les sorties des échasseurs sont, au fil du temps, de plus en plus contrôlées. Au début du XXe siècle, un renouveau s'amorce et la joute sur échasses regagne ses galons pour s'enraciner plus profondément encore dans la culture populaire propre aux Naumurois. Des Seychelles à Shanghai en passant par Milan ou Québec, les chacheûs - tels qu'on les appelle en wallon - parcourent aujourd'hui le monde pour se donner en spectacle, comme ils l'avaient fait jadis devant Charles Quint, Pierre le Grand ou encore Napoléon.
Qu'est-ce que la critique génétique ? De quoi traite-t-elle ? Il ne s'agit pas de biologie, mais d'une nouvelle approche des textes littéraires née et pratiquée à l'Institut des Textes et Manuscrits Modernes du CNRS, mais aussi dans plusieurs universités au Brésil et notamment au Laboratoire du Manuscrit Littéraire de l'Université de Sao Paulo. Tenir compte des brouillons ou des avant-textes de nos écrivains pour interpréter l'écriture en est le cadre. Une première partie de l'essai s'attache à montrer comment opère la critique génétique dans les textes manuscrits ou publiés de Flaubert, de Proust, de Freud et dans l'histoire d'une ville. La deuxième partie se concentre sur l'élaboration d'une théorie de la création déjà annoncée dans les ouvrages précédents de l'auteur et met en place des concepts qui la construisent : la rature, l'inachevé, le temps, de la rature à la pensée, l'écriture littéraire, le document de procès, le processus de création, l'inexistant, etc. Ce livre intéressera fondamentalement les chercheurs en sciences humaines, les littéraires, les psychanalystes et les cognitivistes, soucieux de connaître les mécanismes de la pensée visibles dans l'écriture en train de se faire.
Le littéraire est-il l'inconscient du psychanalytique ? Maintenir la littérature comme interlocuteur essentiel du champ psychanalytique, tel est l'enjeu de cet essai. Les discours littéraires et psychanalytiques étudiés ici, n'ont pas de rapports pleins et évidents : ils se situent dans un vaste champ où ils se côtoient, se touchent, se croisent, s'enchevêtrent parfois. Ils tournent l'un autour de l'autre comme la terre autour du soleil, ainsi que le visualisait Proust dans sa fameuse psychologie de l'espace. Cet ouvrage reprend les textes de Freud et de Lacan sur la littérature et les arts. Il y ajoute la perspective du manuscrit, soulignant la place de la haine dans la création littéraire et artistique. Il essaie de qualifier la barbarie qui affecte le Tiers-Monde autant que le Premier monde à l'aide de Sophocle et d'Eschyle. Ce livre a le souci commun de relever la force de l'inconscient en littérature et de signifier celle des nouvelles approches de l'univers sur la théorie psychanalytique.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.