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De Bellini à Titien. Texture, forme, couleur dans l'art vénitien
Wilde Johanes ; Morel Ginette
MACULA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782865890422
De Rubens à Vélasquez, de Poussin à Delacroix (par le truchement de Véronèse), le génie européen a tiré sa substance de l'art vénitien du XVIe siècle. Un certain rapport à l'objet - et donc au concept - se défait en ces années décisives où c'est la notion de figure qui oscille : chez Giorgione, chez Titien, le brouillage progressif des contours annule l'opposition de la forme et du fond et suscite une surface sans hiérarchie, isotropique. L'aboutissement de cette manière est le Marsyas - magma, tableau informe au sens de Georges Bataille, surface où se joue dans un registre crépusculaire la contamination de la peinture et de la chair. Tout au long de son livre, Johannes Wilde analyse ce moment. Il le repère dans les oeuvres. Il n'est pas de ceux qui se contentent d'étudier les photographies. En héritier de l'école viennoise, il cherche le sens dans les parties matérielles du peintre - texture, forme, couleur, cadrage -, étudiant en particulier le tableau dans son contexte architectural et montrant comment, à Venise, le lieu d'exposition est un opérateur essentiel.
Résumé : Une famille américaine achète en Angleterre un château " hanté ", dont les bruits de chaînes et les taches de sang terrorisent la région depuis des siècles. Mais que peut un pauvre fantôme contre le bon sens d'un homme d'affaires, contre les détachants super-actifs de sa femme et la malice de ses enfants, toujours prêts à lui faire des farces ?
Résumé : Qui a pu être assez fou pour avoir eu, un jour, l'idée de faire de la musique avec de l'électricité ? Et comment est-ce possible d'ailleurs ? Qui se cache derrière ces instruments loufoques, ancêtres des pianos numériques actuels, ces immenses orgues criblés de fils électriques ou ces claviers surréalistes aux notes futuristes, dont les noms insensés - télégraphe harmonique, théâtrophone, Telharmonium, Audion Piano, Ondes Musicales, Orgue B3, Clavivox ou Polymoog - disent déjà la folie ? Des amoureux du son, très certainement, mais surtout d'immenses inventeurs. Ils s'appellent Edison, Cahill, Martenot, Mathews, Moog ou encore Zinovieff et Kakehashi, ils sont américains, anglais, français, russes ou japonais, et ils ont en commun un esprit insatiablement curieux et créatif, un amour des circuits électriques et des notes harmoniques, et une vision révolutionnaire de la musique. Ils vont changer le visage du son en nous faisant passer, en près d'un siècle et demi, du piano acoustique aux bijoux technologiques d'aujourd'hui.
Jouer avec son temps par Olivier CelikA l'époque où Oscar Wilde se consacre à ses pièces, il s'apprête à vivre des moments particulièrement difficiles. Un procès pour outrage aux moeurs va s'ouvrir contre lui, qui le mènera vers la prison, la ruine et le discrédit. Pourtant, il y a dans son travail une insouciance et une gaieté qui dévoilent un plaisir d'écriture d'une intensité extrême. Et tandis qu'il a la prescience de vivre au bord de l'abîme, et qu'il n'ignore pas que tous ceux dont il s'est si brillamment moqué veulent littéralement sa peau - et ils finiront par l'avoir -, Wilde invente un théâtre qui sonne comme un éclat de rire envoyé à l'austère société victorienne.Il y a, dans le parcours d'Oscar Wilde, dans son apogée comme dans son déclin, une similitude frappante avec celui d'un autre génie des lettres et de l'esprit: Sacha Guitry. Tous deux partagent à la fois cette hauteur qui les rend supérieurs à une société sur laquelle ils règnent de leur intelligence et de leur séduction, et ce sentiment bien réel de n'en être pas vraiment. Tous deux cultivent au plus haut degré cet art de vivre de l'élégance et de la dérision. Dans la vie sociale comme dans la vie littéraire.Chez Wilde comme chez Guitry, le jeu de mots est élevé au rang d'oeuvre d'art. Le jeu même est le maître mot de leur philosophie de l'existence. L'on pense, bien sûr, aux pièces de Guitry et à ses Mémoires d'un tricheur, l'autobiographie d'un éternel joueur. Et le théâtre de Wilde s'inscrit bien dans cette veine-là.Parce que très innocent et très mordant à la fois, parce que sincère et terriblement «flambeur», il donne à un comédien comme à un metteur en scène une partition parfaite de ce qu'est le bonheur déjouer sur les planches. Mais pas seulement.Car le théâtre de Wilde, comme celui de Guitry, est une merveilleuse machine à retourner les idées reçues, à pousser les vérités établies dans leurs contradictions et dans leur ridicule. Sous prétexte d'amuser et de plaire - ce qui lui a longtemps garanti une sorte d'impunité -, Wilde affirme une liberté qui agace et un courage qui nourrit des vengeances. Il prend des risques, et de l'avance sur son temps. En jouant...
A la fin du XIXe siècle, le mythe de Salomé suscite chez les artistes une fascination à nulle autre pareille : la princesse de Judée, qui incarne la femme "naturelle, c'est-à-dire abominable" selon le mot de Baudelaire, devient une figure majeure de l'imaginaire décadent, inspirant indifféremment peintres, poètes et romanciers. De cette danseuse fatale,Wilde donna dans Salomé (1893) l'une des interprétations les plus marquantes de l'histoire de la littérature. La tension croissante de ce drame en un acte traduit la montée du désir monstrueux de Salomé, la fille d'Hérodias, pour le prophète Iokanaan. Cruauté, sacrilège, étrangeté et érotisme se mêlent dans cette pièce dont Mallarmé salua les "perpétuels traits éblouissants", et dont Pierre Loti a pu dire : "C'est beau et sombre comme un chapitre de l'Apocalypse."
Résumé : Clement Greenberg est le critique d'art américain le plus influent du XXe siècle - et ce livre, son maître-livre. Deux générations d'artistes et d'historiens de l'art moderne en ont tiré une manière de penser et, pour certains, de peindre et de sculpter. Toute la New York Scene s'est définie pour ou contre Greenberg - mais toujours par rapport à lui et des centaines d'articles polémiques lui ont été consacrés. Qu'est-ce que l'art moderniste ? Qu'est-ce que le mainstream, de Manet à Pollock ? D'où vient l'explosion de l'art américain d'après-guerre ? A quoi tient l'importance de Monet et de Cézanne aujourd'hui ? Y a-t-il une spécificité de la sculpture contemporaine ? Faut-il préférer l'art abstrait ? Que vaut la peinture française depuis 1945 ? Kandinsky, Rouault, Soutine, Chagall sont-ils surfaits ? Le cubisme est-il la grande révolution artistique du siècle passé ? C'est à ces questions que Greenberg répond dans Art et Culture : trente-huit articles - tous de circonstance - qui sont devenus autant de références pour la critique internationale. Parfois rigide et partial, mais toujours passionné et provocant, Art et Culture est un livre irremplaçable.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.