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Sociétés et terrorisme
Wieviorka Michel
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213022062
Sporadiquement, le terrorisme surgit de l'ombre, sous les feux de l'actualité. Il occupe la " une " des médias comme il frappe ses victimes : en flambée. L'effroi qu'il cause est directement proportionnel à notre ignorance de ses acteurs. Aussi la littérature foisonne-t-elle, multipliant à l'envi les explications. Le terrorisme serait une menace irrationnelle attaquant les valeurs et le tissu de nos sociétés, quand il n'est pas le produit de manipulations orchestrées depuis un lointain centre de pouvoir, ou encore le reflet de la crise ou du désordre affectant un pays. Tout ou presque a été dit et écrit. Pour autant connaît-on le terrorisme ? Le premier, Michel Wieviorka étudie les acteurs terroristes, leurs dérives politiques et intellectuelles, le rapport qu'ils entretiennent avec la réalité. Car le passage au terrorisme est d'abord un processus dont les terroristes ont l'initiative. Le recours organisé à une violence illimitée, sans retour en arrière, n'est pas la dernière ressource ou l'expression désespérée d'un mouvement faible _ social, communautaire, ethnique _ mais la substitution ultime d'acteurs isolés à un mouvement devenu fictif. Sentier Lumineux péruvien, Brigades Rouges, ASALA, ETA, groupes d'Abou Nidal ou de Waddi Haddad... : la violence, quand elle se déconnecte de l'expérience vécue de ceux qu'elle dit représenter, devient une logique d'action. Ainsi naît le terrorisme. Michel Wieviorka est maître de conférences à l'université de Paris-Dauphine et directeur adjoint du Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques de l'EHESS.
Résumé : Enseignants agressés, voitures brûlées, conducteurs de bus attaqués, émeutes dans les banlieues, pillages, saccages, incivilités : depuis vingt ans, la France est entrée dans l'ère des violences urbaines. Le sentiment d'insécurité grandit. D'où vient cette violence nouvelle ? Comment faire reculer l'insécurité ? Pour bien comprendre, pour distinguer entre la réalité de la violence et la manière dont elle est perçue ou représentée, il faut analyser le fonctionnement des médias, la crise des institutions républicaines, le comportement des équipes municipales, l'impact des politiques de la ville. Il faut aussi aller aux sources, sur le terrain même. Michel Wieviorka et son équipe ont enquêté dans les quartiers populaires, dans les entreprises de transports, dans les écoles, en Région parisienne, au Havre, à Strasbourg, dans l'agglomération lyonnaise. Le résultat de ce travail met à mal les idées reçues. Loin du prêt-à-penser, ce livre documenté et nuancé prolonge l'analyse par des recommandations politiques.
386 "faits" antisémites ont été recensés en France en 2007... Vivons-nous le grand retour de l'antisémitisme? Il faut admettre que, dès qu'il est question de ce thème si sensible, il est difficile d'éviter l'excès et le défaut, d'installer l'analyse au bon niveau. La difficulté est d'autant plus grande que tout se mêle quand il est question des Juifs et de l'antisémitisme, le passé et le présent, les problèmes intérieurs de la société française et les logiques internationales ou mondiales, la religion et la politique... Biographie de l'auteur Michel Wieviorka est directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, et président de l'Association internationale de sociologie.
Comment comprendre la violence? La plupart des explications disponibles, tant en sociologie qu?en anthropologie ou en sciences politiques, sont souvent réductrices, tant la violence combine des aspects différents, depuis la violence fondatrice jusqu?à la violence gratuite de l?extrême cruauté. Dans ce livre, Michel Wieviorka tente de proposer une vision d?ensemble, qui ne laisse de côté aucun des traits de la violence et la resitue dans sa véritable dimension: manifestation d?une fêlure, voire d?une fracture du sujet, dans les moments où le sens se dérobe.
D'où vient le racisme ? Dans le passé, les sciences sociales ont largement contribué à l'invention et à la diffusion du phénomène. Aujourd'hui, les bons sentiments, les jugements à l'emporte-pièce ne sauraient tenir lieu d'analyse. Pour comprendre, il faut aussi savoir. Ce livre novateur montre d'abord, grâce à une documentation érudite, l'évolution des modes d'approche qui, depuis plus d'un siècle, ont été élaborés dans le monde entier afin de penser le racisme. Préjugés, discrimination, ségrégation, violences : chacune de ces formes élémentaires du racisme est, dans un deuxième temps, étudiée dans sa spécificité. Enfin, l'auteur met en évidence les processus qui favorisent l'extension du racisme, en particulier la déstructuration politique ou sociale et le réflexe d'identité communautaire. C'est dire que, avec le recul et les outils de la réflexion, Michel Wieviorka éclaire de manière originale les tensions qui travaillent en profondeur la société française. Il s'efforce, en fait, de délimiter ce qu'est vraiment l'espace du racisme.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).