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Perdre le jour. Caravage en cinq actes
Wickers Olivier
EXILS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782912969781
Après deux essais remarqués sur l'écriture, Trois aventures extraordinaires de Jean-Paul Sartre (Gallimard, col L'un et l'autre, 2000) et Chambres de Proust (Flammarion, 2013), Olivier Wickers livre ici une enquête passionnante sur la langue que parle, bien sûr sans mots, la peinture. Perdre le jour - le jour est ici bien plus que la seule lumière qui vient brutalement à manquer à cette peinture quand au tournant des années 1600, à mi-parcours de l'oeuvre, Caravage plonge soudain ses images dans la nuit et les ombres. Des dix ans qui suivent, assombrie, crépusculaire, la peinture ne renouera plus jamais avec les teintes claires de ses débuts. En nous plaçant face à cinq tableaux de Caravage peints entre 1590 et 1610, gais ou sombres, ravissants ou horribles, aux tons de comédie ou de tragique, et qui sont autant d'actes d'un drame, cinq pièces à conviction pour une même enquête, Olivier Wickers tente de percer l'énigme de ce jour perdu. Et si, à nous faire perdre notre contenance, nos certitudes, les mots ou la langue, si à perdre le jour, la peinture cherchait bien mieux à nous rendre quelque chose ?
Cette dix-septième édition poursuit l'oeuvre engagée par les auteurs en 2016 de refonte, d'actualisation et d'enrichissement de l'ouvrage. Elle étudie, à la lumière des nombreuses évolutions législatives et réglementaires, de la jurisprudence interne et européenne et des dispositions du règlement intérieur national de la profession, l'ensemble des règles relatives à l'organisation et l'administration de la profession, l'accès au barreau, les principes essentiels, les règles déontologiques, la discipline, les activités professionnelles, la rémunération, l'exercice et les structures et les régimes de responsabilité civile et pénale de l'avocat. Est mise en avant la cohérence de la matière eu égard à l'articulation des textes nouveaux avec ceux déjà existants, notamment, la loi du 31 décembre 1971 et les décrets du 27 novembre 1991 et du 12 juillet 2005. Cette nouvelle édition est enrichie notamment de l'ensemble des décrets d'application de la loi du du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice prévoyait notamment la fusion du tribunal d'instance et du tribunal de grande instance (TGI) dans un tribunal judiciaire aux compétences étendues et la possibilité, entre les TGI d'un même département, de répartir le contentieux pour faciliter la création de chambres spécialisées : décrets nos 2019-912, 2019-913, 2019-914 du 30 août 2019. Ces dispositions entreront pour l'essentiel en vigueur le 1er janvier 2020.
Résumé : Les avocats risquent d'être évincés du marché des services juridiques par des acteurs innovants s'ils ne modifient pas leur pratique individuelle et ne se dotent pas d'une stratégie collective cohérente. C'est de leur capacité à y parvenir que dépend l'avenir de la profession. Tel est le constat que livre Thierry Wickers, qui conduit actuellement la délégation française au Conseil des barreaux européens (CCBE), après avoir été bâtonnier du barreau de Bordeaux, président de la Conférence des bâtonniers et président du Conseil national des barreaux (CNB). Les pouvoirs publics s'appuient sur un discours économique du droit pour démanteler le statut des professions juridiques. Pour une majorité des justiciables, les prestations des avocats se révèlent inaccessibles : le barreau d'affaires épaule les grandes entreprises, l'aide juridictionnelle accompagne les plus démunis. Entre les deux, une fraction croissante de particuliers et de professionnels ne peut plus être conseillée ni faire valoir ses droits. Ce qui suscite l'émergence d'une offre de services juridiques à des prix abordables, notamment grâce aux technologies de l'information. La profession doit donc renouer son pacte avec le public en garantissant l'accès le plus large au droit. Cet objectif justifie le recours à des moyens qui lui ont toujours été étrangers : les services standardisés, l'accroissement de la publicité, l'ouverture du capital des cabinets et la participation des étudiants, futurs avocats, aux programmes des cliniques du droit. Les organes représentatifs devront aussi réformer leurs modes de régulation, principalement la discipline, et rénover la gouvernance du Conseil national des barreaux. S'il absorbe les organismes techniques de la profession il améliorera les services rendus aux avocats. S'il acquiert une représentativité politique, il disposera d'un réel pouvoir sur des ordres qui n'auront plus le pouvoir de s'exprimer "au nom de la profession". En rupture avec les paradigmes habituels de la profession, cet essai inaugure une nouvelle orientation dans la stratégie à mener.
Résumé : Gagner et puis garder la chambre. D'abord celle, bien réelle, les volets clos, les rideaux tirés et éclairée à l'électricité où s'enferme à l'automne 1914 un écrivain de quarante-trois ans, Marcel Proust, pour ne plus la quitter des huit années qui suivent. Ensuite cette autre, plus vaste encore - tout un livre - A la recherche du temps perdu, conçu par son auteur comme la plus belle des chambres qui fût. Et puis, toutes celles, si nombreuses, que le roman contient et qu'on visitera au fil des pages, sans toujours savoir ni ce qu'elles dissimulent, ni qui et quoi on rencontrera à l'intérieur, une fois leur seuil franchi. On attendra beaucoup, ici, des unes et des autres, de leur succession, du savant enchevêtrement de ces lieux communicants ou pas - assez pour que, lecteur, à son tour, cent ans plus tard, on accepte de s'enfermer longtemps avec elles.
Niklas Luhmann est le plus grand sociologue allemand de la fin du XX e siècle, à la hauteur d'un Jürgen Habermas en philosophie, avec lequel d'ailleurs il n'a cessé de dialoguer. La société de la société, sa grande Å?uvre, présente la synthèse la plus accomplie de ses travaux sur la théorie des systèmes, la communication, les médias, l'évolution de la société et les sémantiques par lesquelles la société cherche à se décrire. Avec une radicalité et une originalité inégalées, Luhmann propose une théorie systémique de la société, seule capable selon lui d'appréhender la très haute complexité de la société moderne. Il définit celle-ci comme une société fonctionnellement différenciée en sous-systèmes, obéissant chacun à une logique propre (le droit, la politique, l'économie, l'art, la religion). Mondialisée, la société moderne n'est plus gouvernable à partir d'un sommet ou d'un centre et Luhmann montre comment cette société est exposée à des risques, notamment environnementaux.
Nous, Français, aimons tellement notre culture et en sommes tellement fiers que nous en avons fait une "exception". Mais cette idée tellement répandue de l'excellence de nos écrivains et créateurs est souvent battue en brèche. D'abord par les faits. Ensuite par certains observateurs qui ont été assez courageux pour nous dire en face que nous ne sommes pas toujours les plus beaux. En 1980, un écrivain anonyme publie un pamphlet, Contre les Français - Sur l'influence néfaste que la culture française a eue sur les pays voisins et en particulier en Espagne. Un libelle vite épuisé, qui fut réédité plusieurs fois, à Mexico notamment. L'auteur entreprend, avec talent, une démolition en règle de nos idoles. A commencer par ces grands écrivains classiques que sont Molière, Corneille ou Racine. Bien sûr, l'auteur est de mauvaise foi, et cette mauvaise foi amuse. Il y a quelque chose de jubilatoire dans ce court essai qui est aussi une charge contre les Espagnols, dont l'auteur épingle ici le complexe d'infériorité.
50 écrivains répondent à la question. Ce questionnaire fait suite en quelque sorte à deux initiatives précédentes, les surréalistes en 1919 demandant "Pourquoi écrivez-vous" à une centaine d'écrivains français, et le journal Libération renouvelant l'expérience en 1988 (auprès de 400 écrivains étrangers et français). Une enquête nécessaire alors que le numérique et la vidéo accaparent petits et grands... En supplément, "Papiers" fera une liste exclusive des "30 livres de littérature à lire pour comprendre le monde contemporain". Egalement au sommaire de ce numéro : les souvenirs de Jane Birkin sur sa jeunesse et Gainsbourg ; la masterclasse du dessinateur BD et cinéaste Ryad Sattouf ; comment vivre alors que la fin du monde est annoncée (tentative d'explication de la "collapsologie") ; la féminisation de la langue française ; restituer les oeuvres d'art à l'Afrique (et à l'Asie).
La revue Papiers propose pour son numéro de rentrée un grand dossier sur les Etats-Unis à la veille de l'élection du président. Avec les entretiens avec les meilleurs écrivains et intellectuels américains. Pour mieux connaître cette Amérique désormais en compétition avec la Chine pour la place de plus grande puissance mondiale.