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Scènes d'un monde flottant. Poèmes
White Kenneth
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246286615
D'abord, un essai autobiographique où s'exprime la fascination de l'auteur pour le monde flottant"tel qu'il se dessine dans les estampes de Hiroshige, Hokusai et Utamaro, et pour le mélange de culture populaire et de culture aristocratique que l'on trouve au Japon pendant la période des Genroku (XVIIIe siècle). Ensuite, lors d'une expérience cinématographique à Hong Kong, la tentative de traduire le"monde flottant"en termes modernes, par une sorte de"ciné-poésie". Et pour finir, un carnet de notes où il est question de littérature (occidentale et orientale), de cinéma (occidental et oriental), de traduction, de construction navale, de voyages maritimes, de nomadisme intellectuel, d'érotisme comparé, d'esthétique, de philosophie et d'amitié, mais surtout, peut-être, des prémisses d'une poésie qui, à notre époque mouvante, est dans l'air ou sur la mer et qu'il s'agit de capter, pour une plus grande jouissance des sens et de l'intelligence."
Si Kenneth White sait traverser des territoires et habiter pleinement la terre, c'est aussi un aventurier de l'esprit qui évolue dans les espaces mentaux les plus exigeants, les plus rares - et les plus vivifiants. Il évoque dans cet essai littéraire aussi passionné que poétique son rapport personnel à quelques écrivains de langue française dont Breton, Michaux, Céline, Cioran, Segalen, qu'il estime être parmi les plus libres et les plus stimulants de cette fin de modernité: prosateurs hors des limites du roman, poètes qui dépassent la philosophie. L'ensemble prend des allures de ce que White, styliste de talent et démocrate radical de toujours, appelle un "manifeste anti-médiocratie". Loin de tout dogmatisme, étranger aux modes intellectuelles de ce siècle débutant, ces Affinités extrêmes sont avant tout un guide d'indépendance d'esprit.
Présentation de l'éditeur On connaît les deux concepts, nomadisme intellectuel et géopoétique, que Kenneth White a mis en avant pour ouvrir les voies menant au monde qu'il a toujours eu en perspective. Toute son oeuvre en présente la cartographie. Mais ces Investigations en offrent, fragment après fragment, un résumé saisissant. Un livre rapide comme l'éclair, qui traverse les steppes de l'esprit au rythme d'un cavalier nomade, avec une exaltation et une acuité rares. «Disons, avec un rire cosmique, que le troisième millénaire sera nomade et géopoétique ou ne sera pas.»
Résumé : Éprouver la lumière et la densité du monde, telle fut, très tôt, la quête du poète écossais Kenneth White sur les traces existentielles des présocratiques et des tao-bouddhistes de l'Orient. " Seuls ceux qui ont l'esprit diamantin et qui ont réalisé le non-moi peuvent reconnaître la lumière ", lit-on dans un vieux texte chinois. Terre de diamant est un chemin de vie, un itinéraire mental qui va d'Écosse en France, d'Europe en Afrique du Nord, d'Amérique en Asie. Au fil de ce vade-mecum s'égrènent des poèmes limpides, miroitants, diffractant " des moments plus exacts que les autres ", saisis par un ?il lavé de tout ce qui obscurcit la vision et encombre l'esprit.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...