
La géocritique. Réel, fiction, espace
Les sciences humaines ont durablement accordé la priorité à l'analyse du temps. L'espace était perçu comme un contenant, la scène anodine sur laquelle se déployait le destin des êtres. Mais depuis quelques décennies la relation entre les deux coordonnées fondamentales de l'existant s'est équilibrée. Cet essai expose une réflexion sur la représentation de l'espace dans les univers fictionnels, dont il sonde les liens intimes avec la réalité, la sphère du référent. Dans un environnement postmoderne où la perception du réel est affaiblie et le simulacre triomphant, les arts mimétiques, auxquels la littérature ressortit, sont désormais à même de proposer une nouvelle lecture du monde, géocritique, où interviennent la théorie littéraire, la géographie culturelle et l'architecture.Bertrand Westphal est né en 1962. Il enseigne la littérature comparée à l'université de Limoges où il dirige une équipe de recherche.Il a publié : L'oeil de la Méditerranée. Une odyssée littéraire, La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 2005 - Littérature et espaces (ed.), avec Juliette Vion-Dury et Jean-Marie Grassin,, Presses Universitaires de Limoges, coll. « Espaces Humains », 2003 - Roman et Évangile, Presses Universitaires de Limoges, 2002 - La géocritique mode d'emploi (ed.), Presses Universitaires de Limoges, coll. « Espaces Humains », 2000.
| Nombre de pages | 278 |
|---|---|
| Date de parution | 20/09/2007 |
| Poids | 332g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782707320049 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782707320049 |
|---|---|
| Titre | La géocritique. Réel, fiction, espace |
| Auteur | Westphal Bertrand |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 332 |
| Date de parution | 20070920 |
| Nombre de pages | 278,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La manifestation
Westphal EricRésumé : D'un côté, l'on affirme. De l'autre, l'on conteste. Et, par le biais de "l'escalade" de la peur et de la haine, c'est la lutte, puis l'explosion. La Manifestation est d'abord l'autopsie d'une manifestation publique, la mise à nu des ressorts humains, psychologiques et sociologiques qui animent et amènent des hommes de tendances opposées à s'entredéchirer. Mais la manifestation racontée ici est raciale. Elle se déroule à Atlanta (Etats-Unis) où des Noirs se sont réunis pour réclamer leur inscription sur les registres électoraux. Deux jeunes Français, Ed l'étudiant et Bart, qui parcourent les Etats-Unis à l'aventure, en auto-stop, témoins curieux de tout, s'y trouvent mêlés. Malgré eux, ils vont être amenés à prendre part au conflit qui n'est pas le leur et seront victimes de leur attitude. D'où la peinture d'un certain racisme, d'une certaine Amérique, des réactions d'un apprenti cartésien en face de circonstances pour lui absolument exceptionnelles. Enfin La Manifestation est un récit d'anticipation en ce sens que l'insurrection dont il traite, par son ampleur et sa gravité, n'a pas encore eu lieu.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,50 € -

Territoires postmodernes. Géocritique de Calvino, Echenoz, Pynchon et Ransmayr
Lévy Clément ; Westphal BertrandÀ rebours des thèses structuralistes, ce livre affirme que la littérature parle du monde. Il y a du hors-texte. Cette étude de quatre oeuvres marquantes d'auteurs emblématiques du mouvement postmoderne apporte une contribution importante à la géocritique et aux théories de l'espace qui fleurissent aujourd'hui dans le domaine de la littérature générale et comparée. Le monde, balisé par les lignes imaginaires des géographes et des navigateurs, est sillonné par les migrants, les voyageurs et les armées en campagne. Les frontières quant à elles sont des lignes qui ancrent une identité dans le territoire, et ce sont bien souvent des obstacles infranchissables. L'approche géocritique met en évidence la crise de ces notions dans les descriptions de villes utopiques des Città invisibili d'ltalo Calvino, dans la course folle de l'héroïne des Grandes Blondes, de Jean Echenoz, dans les espaces subjonctifs de la Zone que parcourent les personnages de Gravity's Rarnbow, de Thomas Pynchon, et dans les déserts rocheux du grand roman d'après-guerre de Christoph Ransmayr, Morbus Kitahara. Une fois résolue la très ancienne question de la représentation mimétique qui se trouverait au fondement de toute oeuvre d'art, on peut faire émerger l'idée que dans la fiction récente, les configurations spatiales participent à l'intrigue de façon déterminante. Au-delà de la nostalgie postmoderne pour un monde vaste, qui recèlerait encore une part d'inconnu et serait favorable à tous nos désirs, ces oeuvres instaurent une nouvelle relation à l'espace. Conçu comme un ensemble rhizomatique de milieux et de flux connectés entre eux, le monde entretient avec la littérature des rapports dont les textes du corpus, dans leur variété, permettent de saisir la cohérence.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Atlas des égarements. Etudes géocritiques
Westphal BertrandNous nous garons, nous voilà soulagés. Mais si nous nous avisions de repartir ? Nous risquerions de nous é-garer. La séquence est brutale : ... se garer... s'égarer. Sortis du stationnement, serions-nous irrémédiablement perdus ? La langue française affirme qu'il n'y a rien entre le garage et l'égarement, rien sinon la vague étendue qui supporte l'aventure. Se mettre en mouvement serait donc se fourvoyer à coup sûr, errer au pied de moulins à vent, devant des géants, allez savoir. Les égarements auraient de quoi nous effrayer. A juste titre ? Et si, au contraire, ils nous aidaient à redevenir naïfs, un rien donquichottesques ? Un atlas des égarements ne serait pas de trop. Il existe. Des écrivains et des artistes du monde entier nous en livrent l'ébauche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
Du même éditeur
-
La Distinction. Critique sociale du jugement
Bourdieu PierreClasseurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER32,80 € -
Molloy suivi de "Molloy". Un événement littéraire, une oeuvre
Beckett Samuel ; Mayoux Jean-JacquesJe suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
Premier combat
Moulin JeanJuin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 €
De la même catégorie
-
Discours de Suède
Camus Albert ; Bjurström Carl GustavRésumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,60 € -
Manifestes du surréalisme
Breton AndréJe crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.EN STOCKCOMMANDER9,50 € -
Vers l'autre flamme. Après seize mois dans l'URSS, confession pour vaincus
Istrati PanaïtVers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
L'ère du soupçon. Essais sur le roman
Sarraute NathalieCes "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €









