
Ingénieurs de l'âme
C'est en 1932 que Staline utilisa pour la première fois l'expression "ingénieurs de l'âme" pour évoquer les écrivains soviétiques, expression devenue rapidement un concept redouté. De pair avec les véritables ingénieurs, les ingénieurs de l'âme étaient censés contribuer à l'établissement définitif du paradis communiste: respectivement, en transformant l'apparence du pays par d'ambitieux travaux hydrauliques - le port de Moscou! - et en influençant les âmes de ses habitants par les livres, de façon à ce que "l'Homme Nouveau" puisse se développer. L'éloge de ces grands travaux devint à cette époque un genre littéraire en soi auquel Frank Westerman, lui-même ingénieur hydraulique, s'est intéressé de très près. Pour ce récit, il a entrepris deux grands voyages: l'un dans le golfe de Kara-Bogaz, aujourd'hui une baie boueuse de la mer Caspienne mais décrite en 1932 par Konstantin Paoustovski dans son livre Le Golfe de Kara-Bogaz comme une merveille de technologie hydraulique; le second parmi les oeuvres et les vies des écrivains soviétiques - Maxime Gorki, Andreï Platonov, Boris Pilniak et Isaak Babel - forcés d'écrire au service d'une idéologie et auxquels Frank Westerman restitue leur véritable histoire.
| Nombre de pages | 344 |
|---|---|
| Date de parution | 21/02/2004 |
| Poids | 349g |
| Largeur | 131mm |
| SKU: | 9782267017144 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782267017144 |
|---|---|
| Titre | Ingénieurs de l'âme |
| Auteur | Westerman Frank ; Losman Danielle |
| Editeur | BOURGOIS |
| Largeur | 131 |
| Poids | 349 |
| Date de parution | 20040221 |
| Nombre de pages | 344,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le siècle d'or en Hollande
Westermann Mariët ; Lehmarie IsabelleLa société hollandaise du XVIIe siècle a généré une extraordinaire production artistique. Vers 1580, la toute jeune République atteint un niveau de prospérité sans précédent permettant à la peinture et à l'architecture, soutenues par la bourgeoisie, de connaître une vitalité exceptionnelle. L'auteur étudie dans cet ouvrage les foyers artistiques les plus réputés comme Amsterdam, Utrecht ou Delft. Dans le contexte politique, social et religieux qui a permis leur émergence, les peintures deVermeer, Rembrandt ou Frans Hals sont analysées au même titre que certaines oeuvres moins souvent prises en compte comme les gravures d'actualité, les dessins scientifiques ou les livres d'emblèmes. Les thèmes principaux qui ont fait la gloire des peintres hollandais ? le paysage, le portrait de groupe, la scène de genre ? sont soigneusement examinés et une place importante est réservée à la relation complexe entre écrit et image comme au concept délicat de « réalisme ». Grâce à la richesse des sources historiques utilisées et à une méthode rigoureuse; l'auteur dévoile la société et la culture de la Hollande du XVIIe siècle de manière aussi vivante que les tableaux qui s'en inspirent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -
Ararat
Westerman Frank ; Losman DanielleRésumé : " Ce n'était pas un mur mais un enchevêtrement grimpant de bandes vertes et grises. Le plus étrange était que cette pente semblait sans fin, comme une échelle de Jacob, et remplissait complètement l'encadrement de la petite fenêtre du bus. Pour savoir si cet empilement de pierres et d'herbe finissait par s'arrêter quelque part, il fallait que je penche la tête, et lorsque je me suis penché encore un peu plus, j'ai vu une bande de rochers noirs recouverts d'un voile de glace. Et par-dessus, enfin, le bleu du ciel. On aurait dit que l'Ararat m'avait déjà à l'oeil, bien avant que je le regarde. Selon la légende biblique, c'est au sommet du mont Ararat que l'arche de Noé s'échoua après le Déluge, où Dieu décida de réaliser une alliance avec l'humanité. Ararat est un carrefour géographique, politique et culturel, marqué par des siècles de confrontations entre les différentes populations de la région. Entre récit de voyage, réflexion philosophique et autobiographie, Westerman nous emmène le long de la ligne de faille qui sépare la religion de la science.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Thilo Westermann : Souvenir de Baden-Baden
Westermann Thilo ; De Font-réaulx dominique ; NachSouvenir de Baden-Baden" de Thilo Westermann propose un aperçu des lettres écrites depuis 2018 par l'auteur, artiste et historien de l'art, à Stéphanie de Beauharnais (1789–1860), fille adoptive de Napoléon et ancienne grande-duchesse de Bade. Comme si elle était une collectionneuse d'art encore en vie, il lui rend compte de ses créations. Les lettres manuscrites vont cependant bien au-delà de la discussion de son propre travail. Elles abordent des évènements politiques et sociaux des dernières années en prenant parfois la forme de véritables traités de sciences culturelles, à propos notamment de l'arrière-plan colonial des jardins du château de la Malmaison, près de Paris, ou des conséquences de la politique expansionniste de Napoléon. Les médias auxquels recourt Westermann sont la peinture sous verre et le photomontage. Avec sa "Correspondance avec Stéphanie", il présente une oeuvre aussi précise que perspicace, qui se fait le reflet critique de l'histoire et du présent. Les contributions de chercheurs de renom tels que Markus A. Castor (Deutsches Forum für Kunstgeschichte Paris) introduisent à l'oeuvre de Westermann ; Dominique de Font-Réaulx (Louvre) se consacre à l'interface entre peinture et photographie ; Magali Nachtergael (Université Bordeaux-Montaigne) et Anne Reverseau (UCLouvain) analysent le rôle de la parole écrite entre arts plastiques et littérature ; Harriet Zilch (Kunsthalle Nürnberg) conclut en se demandant quelles seraient les implications d'une pensée de l'histoire qui ne soit plus linéaire, mais circulaire, complétant ainsi sans cesse notre image du passé. Des illustrations pleine page montrant les oeuvres de Westermann ou les reproductions des lettres manuscrites soulignent la dimension bibliophile de ce projet, qui présente en outre pour la première fois des lettres encore inédites de Stéphanie de Beauharnais elle-même.ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,80 €
Du même éditeur
-
Lady Susan ; Les Watson ; Sanditon
Austen Jane ; Salesse-Lavergne JosetteLady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,10 € -
Bien malin qui connaît son père...
Carter Angela ; Doury MichelDora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Romans. Volume 3, Mon chien stupide ; Les compagnons de la grappe ; Rêves de Bunker Hill
Fante John ; Matthieussent BriceRésumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Le magasin de jouets magique
Carter Angela ; Philippe Isabelle-DRésumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 €
De la même catégorie
-
Les violences
Nolte Jakob ; Pateau AlexandreRésumé : Une belle nuit de pleine lune, quelque part en Norvège, dans les années 1970. Un couple dort. Soudain, madame se réveille, se transforme en loup-garou, trucide son époux - puis se rendort paisiblement. Au matin, les jumeaux Iselin et Edvard découvrent avec consternation la scène de carnage conjugal. Ils comprennent alors qu'ils sont les héritiers d'une très ancienne malédiction lycanthropique, et décident de fuir. Ils trouveront refuge, l'une auprès de terroristes passablement niais, l'autre dans une communauté de hippies ahuris. Mais rien ne sert de courir : on ne renie pas sa propre bestialité - pas plus qu'on n'échappe à celle d'un monde où l'homme est littéralement devenu un loup pour l'homme. Fable anarcho-animalière ? Satire politique ? Thriller nihiliste ? Délire surréaliste ? Les Violences est un OLNI (objet littéraire non identifié) qui, sous des abords baroques, se lit comme une allégorie terriblement actuelle et lucide, réglant son compte, dans un éclat de rire sauvage, à toutes les utopies de notre siècle barbare.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Parce que les fleurs sont blanches
Bakker Gerbrand ; Antoine FrançoiseRésumé : Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyerdes cartes postales envoyées depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi. à la rentrée, Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante. Traduit du néerlandais par Françoise AntoineÉPUISÉVOIR PRODUIT18,80 € -
Récits, 1971-1982
Bernhard Thomas ; Winkler Jean-Marie ; LortholarySi, je suis constamment choqué. Lisez donc mes livres, c'est un amoncellement de millions de chocs. C'est un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Un livre doit être aussi un choc, un choc qui n'est pas visible de l'extérieur", profère Thomas Bernhard dans un entretien de 1986, auquel il donne pour titre: L'origine, c'est moi-même. Il délivre du même coup au lecteur de cet ensemble de récits, réunis ici autour des cinq livres autobiographiques, le trousseau de clés qui, de choc en choc, d'effroi en effroi, d'enfer en enfer, ouvre la boîte de Pandore de cet écrivain pourtant tout d'une pièce: l'imprécateur et l'ermite, le suicidaire passionné de vivre, le poitrinaire aux prises avec son souffle qui se veut chanteur d'opéra, le furioso que jamais ne quittent sa colère, sa véhémence.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,40 € -
Au premier regard
De Moor Margriet ; Antoine FrançoiseRésumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,30 €









