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Langues de feu
Werner Markus ; Hébert Brigitte ; Colbus Jean-Clau
ACTES SUD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782742762903
La rencontre fortuite de deux hommes très différents sur la terrasse d'un hôtel se transforme petit à petit en discussion passionnée au sujet de l'amour, la fidélité, l'adultère...Clarin, jeune avocat spécialisé dans les affaires matrimoniales, se réjouit à l'idée de passer le week-end de la Pentecôte au calme dans sa résidence secondaire du Tessin. Il aimerait consacrer ce temps à l'écriture d'un article sur le divorce pour une gazette juridique. Le premier soir, à la terrasse de l'hôtel Bellavista, il fait la connaissance d'un homme entre deux âges nommé Loos, un individu dérouté, peut-être fou, en tout cas un véritable original. A partir d'un dialogue hésitant né d'une rencontre fortuite s'installe peu à peu une dynamique nerveuse et passionnante, à laquelle ni Clarin ni le lecteur ne peuvent échapper. Loos a perdu sa femme, qu'il aimait jusqu'à l'idolâtrie, dans des circonstances douteuses, et depuis cette perte, l'existence lui pèse, il semble détester le monde qui l'entoure. Clarin, à l'inverse, est un amoureux de la vie qui le lui rend bien. Autour d'un repas et pendant quelques promenades, une conversation s'enflamme, tournant très vite autour des femmes, du mariage, de l'amour, de l'érotisme, de la fidélité... L'ironie désenchantée et la légèreté de l'un, l'humour noir et la lucidité cinglante de l'autre créent ainsi un échange riche en rebondissements. Deux individus pourraient difficilement être plus différents. Les liens qui les rattachent l'un à l'autre ne se révèleront qu'ultérieurement. L'impact de la révélation des dernières pages est aussi l'amorce du roman : sous le choc, le jeune Clarin a rédigé, au lieu d'un article sur le divorce, ce récit haletant de son étrange rencontre avec Loos à la Pentecôte, quand "descendent les langues de feu".Grâce à ce roman brillant, Markus Werner a pu enfin conquérir le grand public. Avec plus de 240 000 exemplaires vendus (sans compter l'édition en poche), cet important auteur suisse compte désormais parmi les écrivains les plus lus de l'espace germanophone. N.B. : En Suisse, la traduction française de ce roman est déjà très attendue. Né en 1944 en Suisse, Markus Werner était enseignant avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Il vit actuellement à Schaffhausen. Langues de feu est son septième roman. Ses livres ont été traduits dans une dizaine de langues et lui ont valu de nombreux prix littéraires, notamment le prix Johann Peter Hebel en 2002 et le prix Schiller en 2005. En France, on peut lire A bientôt (Gallimard, 1994), Le Dos tourné (Zoé, 1995), Renaissances (Actes Sud, 1999), Laisse-moi (Actes Sud, 2001), L'Ami de Lesseps (Zoé, 2001) et Zündel s'en va (Zoé, 2003).
Résumé : Ulfenkarn est une ville cauchemardesque. Ses dirigeants vampiriques laissent libre cours à leur soif de sang dans la moindre ruelle obscure, et ont fait de la fière métropole un charnier. Ployant déjà sous la tyrannie de Radukar le Loup et de sa Cour Assoiffée, les habitants mortels subissent une terrifiante vague d'assassinats. Des héros inattendus se présentent pour tenter d'établir le lien entre les meurtres : un chasseur de vampires de Carstinia, un justicier originaire des bas-fonds, un mage impitoyable, et la dernière survivante d'une noble lignée de soldats. Face à eux, les monstres morts-vivants qui prospèrent sous le régime sanguinaire de Radukar. Las, l'audacieuse quête de la vérité se mue en lutte pour la survie quand le Loup en personne descend de sa Citadelle d'Ebène pour participer au carnage dans les rues...
A vingt-huit ans, la jeune et jolie chef de réception du Royal Breteuil, éminent palace parisien, excelle à ce poste dont elle a toujours rêvé et pour lequel elle a tant sacrifié de sa vie. Et pourtant... Et pourtant, Jill se fane chaque jour un peu plus au service de clients aussi riches que capricieux. Bien sûr, il y a les fous rires entre copines, les répétitions très rock de son groupe de musique et sa mère en pleine crise mystique, avec qui on ne s'ennuie jamais. Mais, aujourd'hui, il manque quelque chose d'essentiel à la jeune Parisienne : des vacances bien méritées ? Une nouvelle aventure professionnelle ? Une histoire d'amour avec un grand A ? Peut-être bien tout ça à la fois... Ses deux copines, la douce Emma et Nour la battante, peuvent-elles l'aider à accéder à tous ses désirs ? Entre coups de blues, coups de chance, coups de gueule et coups de coeur, le parcours de l'attachante Jill est loin d'être un long fleuve tranquille. Et s'il fallait changer de vie pour en trouver une plus proche de ses aspirations profondes ? Une question qu'elle n'est pas la seule à se poser... De Paris aux plages brésiliennes en passant par la Normandie, l'héroïne nous embarque dans sa quête du bonheur, au fil d'aventures aussi drôles qu'émouvantes.
A la suite d'une virulente passion adultère, Franz a dû quitter son ministère pastoral et vit séparé de sa famille. Depuis son cabinet de conseil psychologique, il tâte le pouls du monde contemporain. Citoyen urbain, il défend la liberté individuelle, revendique le droit au bonheur, et même celui à l'erreur. Malheureusement pour lui, du jour ou le scandale a éclaté, son père ne lui a plus adressé la parole. Et à présent qu'il est mort, il se manifeste sans trêve. Paysan d'une vallée alpine, il hante les nuits de Franz, apparaît sans cesse au détour d'un cauchemar. Dans une mise en scène burlesque, il peste, rumine, raconte sa vie tout en trayant ses vaches. Le déclin de la vie rurale, l'isolement et l'abrutissement des êtres toujours plus éloignés de la nature, le désarroi face aux m?urs et aux manquements du monde actuel - la langue rustre et imagée de ce vieil original transforme tout cela en une tragicomédie saisissante. Le fils lui répond, se défend... Adaptée au théâtre avec succès, cette malicieuse incantation à deux voix enchante par l'humanité de ses propos.
Pour se défaire de la mélancolie qui le submerge - ou pour s'y abandonner -, Kaspar Steinbach s'est mis en congé de son travail et s'est retranché dans son appartement. A plusieurs reprises il y convoque la personne qui lui tient le plus à c?ur: Julia, sa fille de vingt-six ans, qu'il n'a pas revue depuis l'enfance. Julia est tout le portrait de sa mère Lena, femme belle au caractère changeant et aux désirs intenses, que Kaspar aura aimée presque en vain. Lena est morte depuis longtemps, mais elle reste omniprésente dans l'esprit de Kaspar qui peu à peu la "raconte" à sa fille... Par leurs conversations comme dans leurs silences, à travers les méandres de l'émotion et du souvenir, père et fille s'ouvrent l'un à l'autre jusqu'à atteindre une lucidité souriante. Dans ce roman élégiaque et pudique, Markus Werner fait vivre à ses personnages d'indicibles instants de grâce, de complicité, essentiels à leur renaissance respective, et à leur reconquête de la force de vivre.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
Par envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.
Résumé : Aux confins de la nuit, une femme âgée découvre le corps sans vie de son fils. Le sachant condamné par la maladie, elle l'avait invité à venir s'installer chez elle, où elle s'est occupée de lui jusqu'à son dernier souffle. Posant la tête du défunt sur ses genoux, la mère s'adresse à lui une dernière fois et remonte le temps, dans une oraison funèbre déchirante. Tant que l'aube ne point pas, elle demeure auprès du gisant et lève peu à peu le voile sur ce qui jusqu'alors était resté tu. A la fois discours d'adieu à l'être aimé et enquête pointilliste sur les conséquences intimes de certains événements historiques, Au point du jour est un bouleversant portrait de mater dolorosa, dont la subtile gravité donne à voir une facette supplémentaire de l'admirable talent de Hans-Ulrich Treichel.
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.