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Les pommes d'or
Welty Eudora
FLAMMARION
21,50 €
Épuisé
EAN :9782080661654
Le titre de ce cycle de nouvelles est tiré d'un poème de William B. Yeats, The Song of Wandering Aengus, et l'allusion mythologique y est claire. Fidèle à sa géographie affective, Eudora Welty dresse par touches délicates le portrait d'un canton perdu aux résonances universelles: Morgana, Mississippi (à quoi s'ajoute ici une pérégrination mémorable dans San Francisco). Du destin brisé de Snowdie MacLain, jeune épousée aussitôt quittée (son mari erre de texte en texte, fantôme disparu qui ne cesse de revenir), à la mauvaise fortune de Miss Eckhart, professeur de piano qui perd son doigté, les femmes chez Welty sont des êtres vulnérables pris, dès l'enfance, au piège de la vie. Aventures amoureuses, espiègleries du petit Loch qui observe à la longue-vue les amours d'une jeune musicienne, violence longtemps contenue d'un homme devant sa femme qui a grossi après la mort de leur enfant, Welty ne raconte pas, elle effleure. Prodiges du style indirect libre, ces récits brefs sont autant d'épiphanies.
Résumé : " C'est dans le Delta que les couchers de soleil étaient le plus rouges. Le soleil descendait, rose épanouie de guingois sur sa tige, et l'occident formait une ligne laiteuse, blanche comme l'écume de la mer. Le ciel, le champ, la piste et le bayou, et tout ce qui avait été dans l'ombre ou baigné de lumière, tout prenait maintenant une couleur uniforme. La tête entre les mains, accoudée au cadre tiède de la fenêtre, devant les champs interminables embrasés comme des charbons ardents, Laura éprouvait ce qu'éprouve tout nouvel arrivant dans un pays : un battement sourd et lent dans la poitrine. "
Il était une fois, dans une petite maison au fond des bois, une belle jeune fille, Rosamonde, qui vivait avec son tendre père, Clément, et sa vilaine marâtre, Salomé. Cela se passait dans des temps très anciens, quand les lions rôdaient encore dans les forêts touffues du Mississippi, à peine entamées par les haches des pionniers. Des brigands aussi hantaient ces lieux sauvages et ce fut par l'un d'eux que la ravissante et menteuse Rosamonde eut le bonheur d'être enlevée. Conte de fées ? Oui, puisque c'est sur une trame des frères Grimm qu'Eudora Welty a brodé cette histoire aussi fraîche et lumineuse qu'une toile du Douanier Rousseau. Mais conte ancré dans l'espace (la piste des Natchez, au coeur du Mississippi) et dans le temps (la fin du dix-huitième siècle). Pourquoi ? Parce que les lieux, les paysages jouent dans l'oeuvre de la grande romancière un rôle capital et que leur rémanence imprègne ici en profondeur un récit qui est un hymne à la liberté des corps, à la sensualité, au plaisir.
Dans L'Homme pétrifié, recueil de nouvelles paru pour la première fois en 1941, c'est tout le Mississippi des années 1930 qu'Eudora Welty met en scène. Riches et pauvres, Blancs et Noirs, vagabonds, chômeurs, hommes à la dérive, dames patronnesses, femmes adultères, simples d'esprit, parias... Plongé dans le quotidien le plus banal, au coeur de villes où il ne se passe rien, le lecteur bascule sans s'en apercevoir dans le malaise, l'ambiguïté, le drame, le loufoque ou l'extravagant. Ici, l'événement déroutant, comme suspendu dans le temps et dans l'espace, fixe un moment capital qui changera l'existence de gens ordinaires. Avec un art consommé du récit, Eudora Welty sait s'interrompre brusquement. Au lecteur la liberté de terminer à sa place...
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)