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Les horreurs du Sud. Trois pamphlets
Wells Ida-B ; Fachard Alexandre ; Bacharan Nicole
MARKUS HALLER
23,00 €
Épuisé
EAN :9782940427253
Après l'abolition de l'esclavage dans le Sud des Etats-Unis, le lynchage s'est répandu comme un instrument redoutable d'intimidation et d'oppression de la population noire - largement toléré et défendu par les autorités locales. C'est dans ce contexte qu'Ida B. Wells publie ses pamphlets qui dénoncent l'injustice des exécutions extralégales, la cruauté des lyncheurs, la complicité des autorités, et fournit une analyse détaillée de leurs motifs et justifications. Elle découvre les éléments d'une véritable logique du racisme, qui assimile les Noirs à des bêtes sauvages, considère les hommes noirs comme des prédateurs sexuels pour les femmes blanches, tient leurs paroles pour des mensonges ou des insultes, et leur entraide mutuelle pour une preuve de conspiration criminelle. Répandus par la presse et renforcés par des intérêts privés, ces clichés ont conduit aux lynchages - parfois à de véritables pogroms - et à l'érosion de l'Etat de droit, censé garantir l'intégrité et la liberté des plus faibles.
Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."Notes Biographiques : Journaliste et romancier anglais né dans le Kent en 1866. Autodidacte, Herbert George Wells fit des études scientifiques. Un des grands pionniers de la "science-fiction". Par la suite, ses ouvrages se transformèrent en longs réquisitoires contre la société de son temps. Mort à Londres en 1946. À l'image de son personnage Jack Barron, Norman Spinrad ne s'est jamais gêné pour dire haut et fort ce qu'il pensait, ce qui lui a valu plusieurs fois des ennuis dans son pays, les États-Unis, au point d'avoir dû vivre en France une grande partie de sa vie. Si Jack Barron et l'éternité, son chef-d'oeuvre, a été écrit en 1969, il n'en reste pas moins d'une actualité brûlante à l'heure où les collusions entre politique et médias n'ont jamais été aussi manifestes.
Résumé : "Je suis entré dans le jardin et j'ai fait un signe de tête à mon frère. J'ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous". Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu'au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s'enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu'il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d'un coma de quelques jours. A la lisière de l'inconscient, il se souvient. Benedict Wells a su, sans cruauté ni sensiblerie, décrire la faiblesse humaine, l'échec ou le vieillissement. Nicolas Weill, Le Monde. Ce roman n'a qu'une ambition : raconter des destins tourmentés par le deuil et l'espérance de la communion amoureuse. Gilles Heuré, Télérama. Prix de littérature de l'Union européenne. Prix littéraire des lycéens de l'Euregio. Traduit de l'allemand par Juliette Aubert.
Wells Herbert George ; Davray Henry-D ; Kozakiewic
Résumé : "Faut-il considérer le cambriolage comme une profession, comme un sport, ou comme un art ? Sa technique est trop peu précise pour qu'il soit une profession, et ses prétentions à l'art sont gâtées par l'élément de cupidité qui mitige ses triomphes. En somme, il semble juste de le ranger au nombre des sports, d'en faire un sport pour lequel aucune règle n'a jusqu'à présent été formulée, et dont les prix sont distribués d'une manière dénuée de tout apparat." Entre éclats de rire et sueurs froides, quatre nouvelles d'un maître de l'histoire courte, dense et dramatique, par l'auteur de La guerre des mondes.
Tandis que je considérais avec ébahissement cette sinistre apparition rampant vers moi, je sentis sur la joue un chatouillement, comme si un papillon venait de s'y poser. J'essayai de le chasser avec ma main, mais il revint aussitôt et, presque immédiatement, un autre vint se poser près de mon oreille. J'y portai vivement la main et attrapai une sorte de filament qui me glissa rapidement entre les doigts. Avec un soulèvement de coeur atroce, je me retournai et me rendis compte que j'avais saisi l'antenne d'un autre crabe monstrueux.
Easterly William ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon
Depuis les années cinquante, les pays riches ont dépensé 2 300 milliards de dollars pour l'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès des pays pauvres. Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "aide massive" sous la forme d'une injection de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme appuyé par les armées de l'homme blanc. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, plutôt que leur imposer un modèle économique préconçu. Une analyse qui pourrait servir de base à une critique raisonnée de la pensée figée et du triomphalisme politique d'une partie de la littérature sur le développement économique. Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie.
Peut-on être musulman et en même temps adhérer sincèrement aux valeurs laïques, constitutives des démocraties modernes ? La conversation entre l'athée Sam Harris et le musulman modéré Maajid Nawaz montre que les réponses simples ne tiennent pas la route : ni celles qui excluent a priori que les musulmans puissent adopter des valeurs laïques, ni celles qui nient toute opposition entre les enseignements du Coran et la démocratie libérale. Au fil de l'histoire, la référence à l'islam a souvent justifié la violence, l'asservissement et l'intolérance. Pour les extrémistes d'aujourd'hui, c'est toujours le cas. Cependant, l'interprétation des textes qui conduit les fanatiques est souvent déficiente - qu'il s'agisse des devoirs des croyants ou de la place de la religion dans la vie sociale et politique. Quelles sont alors les raisons qui poussent tant de musulmans à approuver, voire à adopter, des positions extrémistes et intolérantes ? L'islam est-il imperméable à la réforme ? Si non, quels sont les obstacles majeurs que les musulmans contemporains ont à franchir ?
Nos cerveaux sont adaptés à la vie tribale, favorisant l'entente avec un groupe restreint de personnes et l'hostilité envers les autres. Aujourd'hui, différents groupes cohabitent dans un espace commun. Les attitudes morales qui les opposent sont devenues plus visibles, plus déroutantes et provoquent facilement des conflits, par exemple autour de l'avortement, du mariage homosexuel, du réchauffement climatique ou de la lutte contre la pauvreté. C'est grâce aux émotions que nous sommes à la fois des animaux sociaux et tribaux : elles permettent aux individus de se voir comme membres d'un groupe ? mais les poussent en même temps à se retourner contre ceux qui n'en font pas partie. Peut-on dépasser ces conflits tribaux ? Neurosciences, sciences cognitives et philosophie à l'appui, Joshua Greene affirme que le raisonnement peut nous faire découvrir un cadre commun qui assure la paix et permet la coopération indépendamment de nos appartenances spécifiques. En comprenant à quel moment nous pouvons nous fier à nos réactions émotionnelles, et à quel autre il est indispensable de recourir à la raison, nous verrons qu'un petit nombre de règles étonnamment simples permettent d'assurer la coopération entre tribus morales différentes.
Depuis l'Antiquité, la philosophie est une activité essentiellement argumentative. Pour apprendre à philosopher, il ne suffit pas de connaître des notions abstraites et de se référer aux doctrines de tel ou tel penseur. Le premier savoir-faire du philosophe est la capacité d'examiner de façon critique un raisonnement, de le défendre, de le réfuter ou de l'amender. Ce manuel fournit les outils pour acquérir ce savoir-faire indispensable à la compréhension et à la pratique de la philosophie. Rosenberg invite les étudiants ? et toute personne curieuse de comprendre ce que font les philosophes ? à découvrir : en quoi consiste un argument et ce qui permet d'apprécier leur force ou leur faiblesse, comment les arguments s'enchaînent dans un essai philosophique, quels sont les pièges cachés qui peuvent dévaloriser une argumentation, et pourquoi, comme Rosenberg le dit, "ce n'est qu'en philosophant qu'on peut devenir philosophe". Les nombreux exemples qui accompagnent les explications assurent la bonne compréhension des sujets abordés ; les citations et casse-têtes qui complètent le volume donnent l'occasion d'exercer les compétences acquises.