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Santo Sospir. Jean Cocteau 1950
Weisweiller Carole ; Lepetit Christophe
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876232907
En 1949, Francine Weisweiller fit la connaissance du poète Jean Cocteau lors du tournage du film tiré de son roman Les Enfants terribles. En 1950, elle invita le poète à venir se reposer en compagnie de son fils adoptif, Edouard Dermit, dans sa villa du Cap Ferrat. Après quelques jours, Cocteau, qui ne supportait pas l'oisiveté, lui demanda s'il pouvait dessiner au-dessus de la cheminée une tête d'Apollon. De fil en aiguille, il tatoua de fresques tous les murs de la villa, en s'inspirant aussi bien de thèmes de la mythologie grecque que des Baigneuses de Renoir, de dessins de Pisanello ou encore de thèmes propres à la Côte d'Azur. Jusqu'à la fin de sa vie (1963), Cocteau passa de très longs séjours à la villa Santo Sospir. Il écrivit un jour : "Quand je travaillais à Santo Sospir, je devenais moi-même et ces murs parlaient à ma place". Cocteau a consacré un film à cette villa, La Villa Santo-Sospir (36 mn, 1952), où Francine Weisweiller interprète son propre rôle. La villa est aujourd'hui protégée au titre des Monuments Historiques Français.
Jean Marais: homme, artiste ou héros, celui que l'on surnomma "le Bien-Aimé" charma au sens magique du terme des générations d'hommes et de femmes.Jean Cocteau dira de lui: "Cette adhésion de Marais à mon style est si puissante qu'il relève du singulier pouvoir des feuilles qui savent prendre forme d'insectes." De leur rencontre naîtra une alliance du génie et de la beauté, mais aussi et surtout une communion d'âmes.Epousant pleinement son époque, jean Marais ne redoute rien ni personne: il vit en marge des conventions sexuelles et rosse un critique collaborationniste pendant la guerre. Après avoir été l'interprète au théâtre et au cinéma de héros classiques (L'Eternel Retour, Orphée, L'Aigle à deux têtes), il n'hésite pas à opérer un tournant de carrière avec les films de cape et d'épée, dans lesquels il excellera: Ruy Blas, Le Bossu, Le Capitan feront de lui une immense vedette populaire.Devenu un monstre sacré, il restera pourtant toujours l'incarnation de l'ange découvert par Cocteau.Grâce à la série d'entretiens que Carole Weisweiller eut avec jean Marais en 1995, grâce au trésor des lettres qu'il écrivit quotidiennement à son ami Robert Labadie au cours des dernières années de sa vie, ce livre le fait revivre dans toute sa vérité.
Résumé : Quarante ans après la mort du poète, Carole Weisweiller retrouva au gré d'un déménagement de ses parents photos, croquis, dessins inédits, poèmes et lettres de Cocteau adressés à sa mère. En publiant ces précieux souvenirs, Carole Weisweiller a souhaité rendre hommage à Francine, grâce à qui elle passa son enfance et son adolescence auprès de celui qu'elle considéra comme un deuxième père. En feuilletant cet album de famille qui ne prétend en aucun cas raconter la vie du poète, vous retrouverez peut-être l'atmosphère d'amitié exceptionnelle qui régna durant les treize années où Jean vécut auprès de ceux qu'il appelait sa famille de c?ur : Francine, Doudou, sa s?ur Émilienne et Carole.
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).