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LE SEDUCTEUR
WEISS ERNST
FAYARD
24,25 €
Épuisé
EAN :9782213026152
Disant bonsoir avant d'aller me coucher, je m'approchai de ma mère afin de lui baiser la main. Mais par inadvertance, c'est celle de mon père que je pris et que je baisai. Il me la retira très vite, mais j'avais eu le temps de reconnaître l'odeur lourde de douce, le parfum de l'autre fois. Je réparai vivement mon erreur et serrai ma mère dans mes bras. " Dans la double monarchie austro-hongroise du tournant du siècle, grandit, à l'ombre d'un père beau et fascinant, celui qui deviendra le Séducteur. Mais, dédaignant une vie où il aurait été défiguré, le père disparaît bientôt, et le jeune homme part achever ses études à Vienne. L'été suivant, lors d'un voyage à Monte-Carlo, il gagne une immense fortune, mais décide de n'en parler à personne. A travers les singularités de son héros, Ernst Weiss évoque la décadence d'un empire finissant. Si les rapports que le séducteur entretient avec son père sont troubles _ envoûté par sa beauté, il tire un plaisir sensuel de sa présence et de son contact _, son amour pour Alexandra, la belle comtesse au pied difforme, n'est pas non plus dépourvu d'ambiguïté : l'infirmité et le mal de vivre de la jeune femme semblent, en effet, exacerber sa passion... " Ce livre est l'un des plus intéressants que j'aie pu lire ces dernières années... On se trouve rempli d'impressions, excité, préoccupé par des images et des faits qui ont une présence étrange, et qui se gravent dans la mémoire de façon indélébile... Et puis, il y a cette solitude qui va jusqu'à la froideur " _ tel est le jugement que porta Thomas Mann sur le Séducteur, lors de sa parution. Ernst Weiss, né en 1882 à Brunn en Moravie, d'une famille juive, fait de brillantes études de médecine à Prague et à Vienne, se lie avec Freud et se spécialise en chirurgie. A partir de 1931, il publie ses oeuvres majeures, Georg Letham, l'Aristocrate, etc. Au printemps 1934, il émigre à Paris où il sera soutenu moralement et matériellement par ses quatre amis les plus proches, Thomas Mann, Stefan Zweig, Walter Mehring et Hermann Kesten, jusqu'à son suicide, le 15 juin 1940, à l'entrée des troupes allemandes dans Paris.
Un voyageur dont la montre est en panne rencontre un marchand ambulant qui lui raconte son histoire, celle d'une passion interdite et funeste pour Jarmila, dans un village de la campagne bohémienne. Petit bijou émaillé de morceaux de bravoure et au mécanisme minutieux, ce court roman émouvant de Ernst Weiss avait été hautement apprécié par Stefan Zweig, dont l'oeuvre semble d'ailleurs avoir inspiré la structure et l'arrière-plan bohémien. Dans la postface de Peter Engel sont relatées les circonstances de la vie de Ernst Weiss et la genèse de ce texte récemment retrouvé.
Depuis 1945, les organisations internationales ont connu une expansion remarquable. A la fois Instruments et reflets des phénomènes contemporains de coopération et de mondialisation, elles ont progressivement investi tous les domaines de l'activité humaine. Cet ouvrage se propose de présenter les traits communs et distinctifs des organisations internationales tout en mettant l'accent sur les grandes tendances de leur évolution : déclin politique de l'ONU, influence grandissante des organisations techniques, véritables " services publics " planétaires, dynamisme des organisations continentales et vivacité des organisations Interrégionales fondées sur des valeurs communes.
Troisième sport le plus pratiqué en France, le judo est vraiment à la mode depuis les Jeux olympiques de Sydney et compte de plus en plus de licenciés. Si beaucoup de judokas considèrent cette discipline sportive comme une activité de détente, un loisir de week-end ou bien encore un moyen de se maintenir en bonne forme, un nombre croissant d'entre eux participent à des compétitions en vue de figurer un jour au sein de du judo hexagonal. Cet ouvrage s'adresse avant tout aux compétiteurs ou aux sportifs que ce type de pratique du judo intéresse. Car, ne l'oublions pas, les judokas compétiteurs constituent aussi la vitrine du judo français... Comment faire de la compétition en France? Quelles structures intégrer et de quelle manière? Comment un compétiteur doit-il se nourrir? Quel est le mode de vie des athlètes de haut niveau de cette discipline? Etc. Autant de questions qui trouveront des réponses dans ce livre consacré aux champions de judo et à la compétition, émaillé des témoignages de nombreux judokas de haut niveau et de spécialistes des championnats, qui ne manqueront pas d'éclairer le lecteur en la matière."
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--