Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Couleur espérance. La mémoire ouvrière juive autour de 1900
WEINSTOCK NATHAN
METROPOLIS
24,75 €
Épuisé
EAN :9782883401051
Ils s'appelaient " Abraham le Graveur ", " Dovid le Tisserand " ou " Lisa la Couturière ", et vivaient entre deux cultures, la vie juive traditionnelle et le monde industriel qui venait frapper aux portes du shtetl, la bourgade juive fermée sur elle-même. Enthousiasmés par l'espoir de bâtir un monde meilleur, ils se sont plongés dans la lutte sociale et ont embrassé avec passion la cause du socialisme. Proclamations, manifestations, grèves, insurrections : ils ont été de toutes les luttes, toujours au premier plan. De toutes les déceptions aussi... Voici, traduits du yiddish par Nathan Weinstock, tels que leurs plumes les ont figés, les mémoires de quelques " fantassins " de ce combat, militants de la base. Au-delà du cours des événements dont l'écho s'est tu aujourd'hui, leurs biographies nous émeuvent, car il s'agit de l'histoire d'hommes et de femmes décidés à se dresser contre l'injustice. Ils nous révèlent la lutte d'une génération entière pour conquérir le premier de tous les biens : la dignité. La richesse de ces textes, c'est aussi leur contraste. Tandis que Leon Bernstein nous dépeint l'adhésion au mouvement socialiste comme une entrée en religion qui purifie l'âme, " A Litwak " nous livre une description impitoyable du sous-prolétariat Juif désocialisé de Varsovie. Ces écrits autobiographiques, de tonalités et de sensibilités diverses, doivent être considérés comme un document d'histoire sociale exceptionnel. Ils nous restituent une époque révolue et un monde englouti. Nous entendons battre à travers ces lignes le pouls d'un univers rythmé par les rites religieux et enserré dans des cadres sociaux que l'on sent craquer sous la pression des forces du modernisme.
Résumé : Ecrite et représentée à la fin de la Révolution batave - sans doute en 1798, au lendemain de l'accès des membres de la minorité juive aux Pays-Bas à l'égalité civile -, la comédie Tout est bien qui finit bien, rédigée dans la variante amstellodamoise du yiddish occidental, a été découverte en 1946 par l'érudit hollandais Leo Fuks, spécialiste de la littérature yiddish ancienne des Pays-Bas. Elle illustre la vitalité du théâtre de langue yiddish qui prit naissance aux Pays-Bas dès les premières années du XVIIIème siècle indépendamment de la tradition burlesque du Purimshpil. L'intrigue est bâtie autour des fourberies dont se rendent coupables des escrocs juifs sans foi ni loi, originaires de Pologne et venus solliciter des secours auprès de la communauté ashkénaze d'Amsterdam sous de faux prétextes. Toutefois, lue au second degré, la pièce met à nu les tensions sociales qui déchirent la communauté juive de la métropole hollandaise, opposant les laissés-pour-compte d'une société inégalitaire aux notables juifs titulaires du "droit de bourgeoisie". Fracture sociale qui se double d'un clivage ethnique entre citadins ashkénazes amstellodamois enracinés et claquedents juifs polonais, immigrés de fraîche date qui n'ont guère d'autres ressources pour survivre que de se réfugier dans la délinquance. Le présent ouvrage contient la traduction intégrale du texte originel ainsi que la préface rédigée par Leo Fuks pour l'édition yiddish publiée à Paris en 1955.
Il y a exactement un siècle, alors que la première guerre mondiale faisait rage, Londres et Paris procédaient au partage du proche-orient arabe, anticipant la défaite de l'empire ottoman qui s'était allié aux allemands. Et c'est dans ce contexte qu'a été rédigée le 2 novembre 1917 la Déclaration Balfour proclamant la Palestine "foyer national" juif, tout en se gardant bien de préciser ce qu'impliquait cette formule. Mais alors que cette prise de position qui anticipait la naissance de l'Etat d'Israël a été rejetée d'emblée par les Arabes palestiniens, communauté au sein de laquelle s'était cristallisée depuis les dernières années du me siècle une forte conscience nationale, elle a bénéficié en revanche de l'appui du Charif Hussein de La Mecque, l'homme qui avait déclenché la "Révolte Arabe" en juin 1916. Ce faisant, cet émir se situait dans une tradition millénaire, quoique méconnue, incarnée par le Calife Omar, Saladin et Soliman le Magnifique : celle du soutien accordé par l'islam à la présence de l'ahl al-kitâb (le Peuple du Livre) en Terre Promise. Se refusant aux clichés réducteurs habituels, Nathan Weinstock s'est donné pour tâche de retracer dans cet essai la genèse, la portée et les conséquences d'une décision qui a contribué à modeler le Moyen-Orient actuel.
L'histoire biblique d'Esther symbolise, à travers ses différentes versions, l'espoir de la Rédemption et d'une victoire finale des faibles sur les puissants. Les célébrations de la fête de Purim ont donné naissance à un véritable genre théâtral, les Purimshpiln (yiddish), qui ont pris modèle, à l'origine, dans des comédies burlesques médiévales, tel le "âJeu d'Assuérusâ" , tradition sans doute elle-même inspirée pour une bonne part des Fastnachtspiele allemands comme ceux de Hans Sachs. Le jeu d'inversion des faibles et des puissants a donné lieu à des formes carnavalesques qui se sont perpétuées dans la littérature yiddish jusqu'au XXème siècle, comme le lecteur pourra en juger à la lecture d'extraits des pièces d'Itzik Manguer et de Haïm Slovès.
Ce livre se propose de répondre à trois questions: Comment est née la communauté juive de Palestine dont est issue la nation israélienne? Quelles sont ses racines? Comment s'explique la mutation de la minorité juive en Terre Sainte en un peuple distinct tout à la fois de son environnement arabe et des communautés juives la Diaspora? Or, s'il est une constante dans la profusion d'écrits consacrés à l'histoire du conflit israélo-palestinien, c'est bien l'effacement de cette réalité que représente l'existence continue au cours des siècles de la communauté constituée sur le territoire palestinien par la minorité juive locale. Présence reconnue et soutenue dès l'invasion musulmane au VIIe siècle - spécialement s'agissant de la Ville Sainte de Jérusalem - par le Calife Omar d'abord et par Saladin ensuite. Enracinement dont la légitimité est soulignée aux yeux des Musulmans par l'usage ottoman, perpétué jusqu'au milieu du XIXe siècle, de confier solennellement au Grand-Rabbin séfarade de Jérusalem les clefs de la cité lors de la mort du Sultan. Et, tout comme les autres composants de la société locale, cette collectivité autochtone s'est enrichie continuellement au fil du temps d'apports démographiques étrangers. Seule la suppression de cette donnée incontournable - oblitération qui relève de la dénégation, c'est-à-dire du refus, conscient ou inconscient, de reconnaître une réalité perçue comme déconcertante parce que contraire aux idées reçues - permet d'avancer l'idée saugrenue, issue du culte du convenu, que la nation hébréophone israélienne actuelle serait le produit d'un phénomène de nature coloniale et exclusivement composée d'apports démographiques exogènes. Au contraire: c'est précisément cette vieille communauté juive, inséparable de l'histoire du pays telle qu'elle s'est déroulée au fil des siècles, qui constitue la matrice dont sortira la future ethnie israélienne en gestation. Aussi, l'auteur s'est-il efforcé de reconstituer dans le présent ouvrage "le récit de la disparue", c'est-à-dire de restituer le parcours historique suivi depuis l'Antiquité par la communauté juive de Terre Sainte qui fait l'objet de ce déni singulier.
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français. Mais surtout, et cela est son ambition majeure, il veut ouvrir la voie à une sensibilisation vers la création de nouveaux mots opérationnels et phonétiquement souples, afin d'élargir le champ lexical et les moyens de communication en réponse à la rapidité de l'évolution de la science, de la technique et de la littérature de notre époque.