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Livre de poche et lettres
Weininger Otto ; Deshusses Pierre ; Gerber Artur
RIVAGES
7,65 €
Épuisé
EAN :9782743613655
''Quel homme étrange et mystérieux, ce Weininger !'', écrivait August Strindberg en 1903 dans une lettre à son éditeur. Le texte présenté ici en donne la preuve. Il n'a pas été publié de son vivant mais rassemble différentes notes en forme d'aphorismes qu'il avait été impossible d'intégrer dans son premier ouvrage posthume : Des fins ultimes tant elles étaient difficiles à décrypter (écrites pour la plupart en sténographie). Elles sont suivies d'une série de lettres adressées à un ami. L'amitié entre hommes était une chose sacrée pour Weininger. Tous les témoignages concordent. Mais on y trouve très rarement la mention ou l'évocation d'une femme, alors que la relation avec les femmes, le rapport à la femme, à l'Autre, semble avoir été le grand problème de Weininger. S'il écrit dans l'une des notes présentes dans ce recueil : "Je crois que mes forces mentales sont telles que, en un certain sens, j'aurais pu résoudre tous les problèmes. Je ne crois pas que j'aurais pu longtemps persévérer dans l'erreur, quel que soit le sujet. Je crois que j'aurais mérité le nom de rédempteur car j'ai une nature de rédempteur", il n'a néanmoins pas pu résoudre cette équation des sexes qui imprime déjà sa marque au titre de son ouvrage principal : Sexe et caractère. Pouvait-il d'ailleurs le faire quand on voit ici que son acte principal d'interprétation se situe dans la ligne éthique Bien/Mal ? Weininger se considérait comme un génie et a souvent été perçu comme tel. Tout était important pour lui. Mais rapportant tout à l'intellect, cherchant à intégrer dans sa connaissance et son interprétation du monde les hommes, les animaux, les plantes, les astres, la biologie, la psychologie, l'art, etc., il s'est trouvé démuni devant ce que Strindberg appelle l'Esprit de la terre, la femme. Submergé par ce problème en dépit de tous ses efforts d'aperception, avide d'amour (comme le note son éditeur dans la préface) mais incapable de se laisser aller à l'amour, il a endossé le rôle du criminel qui doit être châtié, comme si l'impossibilité de comprendre de façon raisonnée ne laissait place à aucune autre issue - était le crime par excellence. Mystérieux lui-même, il ne pouvait laisser en place le mystère de l'Autre et l'accepter comme tel. Il y a quelque chose de prométhéen dans l'entreprise de Weininger, que ces notes en forme d'intuitions révèlent de façon brute et tragique. Il n'a pas voulu construire de système mais vivre sa philosophie, car un système global n'ayant qu'une valeur théorique était pour lui inacceptable : il est nécessaire d'obéir à ses propres lois. D'une logique radicale, il en a assumé la conséquence ultime. Il s'est suicidé en 1903 à l'âge de 23 ans. Si cet acte de désespoir marque l'insuffisance de sa pensée se refusant à toute sensualité, elle en révèle aussi l'exigence et l'authenticité, définissant en creux une ligne de partage que, grâce à lui, la psychologie va ensuite investir."
Weninger Brigitte ; Tharlet Eve ; Elschner Géraldi
Sim, le petit souriceau joue tranquillement dans la prairie avec ses amis lorsque surgit leur voisin Rico. Celui-ci n'est guère le bienvenu: c'est un trouble fête qui sème toujours la pagaille. Et en effet, à peine arrivé, le voilà qui chipe le ballon avant de déguerpir. Les cinq amis sont furieux. Mais au moment où ils récupèrent enfin leur balle, quelque chose d'inattendu se produit: au lieu de la garder, le petit souriceau la relance au fond du terrier de Rico en l'invitant à venir jouer avec eux. Celui-ci acceptera-t-il?Une balle partagée peut parfois tout changer...
La maman de Fenouil est effrayée : où sont passées les bonnes manières de ses enfants ? Fenouil fait des concours de crottes de nez, il arrive en retard à table, oublie de se laver les pattes et de dire "s'il vous plaît"... La fête des mères approche. Fenouil et ses frères et soeurs décident de faire une belle surprise à Maman.
En voyant Sim, la souris, capable de lire aux autres une histoire, comme sa maman le lui a appris, ses amis ont très envie de pourvoir eux aussi lire. Sim leur apprend bien volontiers ce qu'il sait, et peu à peu, tous se rendent compte qu'ils savent eux aussi des choses qu'ils pourraient transmettre à leurs amis. Et les voilà se transformant tour à tour en élève et en maître, pour le bénéfice de tous. Tous ? Henri, le hérisson, pense qu'il ne peux rien apporter aux autres. La suite montrera que lui aussi a des talents cachés. Une chose en tout cas est sûre : personne ne pourra jamais leur reprendre ce qu'une fois, on leur a appris.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».