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19 manières de regarder Wang Wei
Weinberger Eliot ; Thiollier Lise ; Paz Octavio
YPSILON
16,00 €
Épuisé
EAN :9782356540966
Dans ce livre d'un genre inconnu, l'auteur nous invite à une réflexion sur la poésie par une méditation sur la traduction, à partir d'un poème de quatre vers vieux de 1200 ans, en nous introduisant au chinois classique via l'anglais, le français et l'espagnol. Eliot Weinberger présente 19 traductions différentes du même poème chinois : "L'enclos aux cerfs", écrit au VIIème siècle par Wang Wei, le grand poète et calligraphe bouddhiste de l'époque de la dynastie Tang. Eliot Weinberger effectue une lecture minutieuse de chacune des traductions de ce poème et pose la question essentielle suivante : "Que se passe-t-il lorsqu'un poème, autrefois chinois et qui est toujours chinois, devient un poème anglais, espagnol, français ? " Quelle est la différence entre une traduction réalisée en 1919 et une autre en 1979 ? Dans un style de prose poétique documentaire, propre à l'auteur, Weinberger cherche à établir une historicité des traductions, dans le but de montrer qu'il en existe une infinité possible et non une seule ; et qu'un poème de quatre lignes, peut contenir des variations infinies de sens. "La grande poésie vit dans un état de perpétuelle transformation, de perpétuelle traduction : le poème meurt quand il n'a plus d'endroit où aller". L'exemple d'Octavio Paz, dont la traduction de ce poème a été source de spéculations et introspections, aussi bien que l'expérience d'Ezra Pound, qui reconnut dans "la matière vivante [et] la force du poème chinois - ce qu'il appela une "nouveauté qui reste une nouveauté" à travers les siècles", servent à Weinberger pour faire oeuvre de démystification. Avec finesse et humour, érudition et ironie, il soulève un grand nombre de questions au sujet des difficultés (plus ou moins présumées) de la traduction de la poésie, en démasquant les tics et les lapsus des traducteurs, et surtout en montrant l'unicité et nouveauté perpétuellement changeante de tout poème.
Aujourd'hui, en France, on sait peu de choses sur les entreprises que l'on nomme "Start Up". Pourtant il fut un temps où leur simple évocation déchaînait les imaginations et les passions. Au cours dune période d'euphorie, elles ont été placées sur un piédestal par les médias. Elles étaient investies de la capacité d'innover dans tous les domaines, aussi bien technologiques qu'organisationnels, et d'enrichir leurs créateurs à millions. Puis, brutalement, c'est la chute. Les mêmes médias qui ont fait d'elles les "fers de lance" de la nouvelle économie, nous apprennent, en mème temps que le krach boursier, qu'elles n'ont été que des illusions. Entre les constructions médiatique, et les réalités sociologiques, quels constats pouvons-nous faire aujourd'hui sur ces entreprises ? Que reste-t-il des Start Up ? Que sont-elles ? En déconstruisant les discours médiatiques et en apportant des réflexions issues d'observations scientifiques, ce livre décrit une réalité complexe. Si les "Start Up médiatiques" ont quasiment toutes disparu, victime de leur propre succès, d'autres poursuivent leur croissance. En informatique, en électronique, en biotechnologie et dans bien d'autres secteurs, elles continuent d'innover. Cet ouvrage s'appuie sur trois enquêtes qui ont utilisé chacune des méthodes différentes : observation participante, entretiens, analyse documentaire et statistique. Elles fournissent une base solide d'informations et de réflexions pour tous les acteurs économiques, scientifiques, ou politiques, qui s'intéressent au développement et au fonctionnement des nouvelle économie moderne.
Ce livre est une précieuse contribution à la compréhension de ce que la Tunisie vit depuis 2010-2011, sous la plume d'un diplomate qui n'est pas indifférent à ce qui se passe au Sud de la Méditerranée, qui croit à l'apport des débats qui agitent la Tunisie et les sociétés arabes, et qui se sent concerné par le devenir de notre monde, sur la base d'un parti pris humaniste mettant l'humain, sa dignité et ses droits au coeur des relations entre les pays et les peuples.
La tradition indienne les exalte. On les appelle les satis : elles se brûlent vives sur le bûcher funéraire de leur mari. De Strabon à Jules Verne, aucun rite indien n'a autant fasciné les étrangers. Mais de quoi s'agit-il ? Que se passe-t-il lorsque la sati, parée comme au jour de ses noces, s'apprête à célébrer un mariage de cendres ? Suivant son mari jusque dans la mort, l'épouse vertueuse veut-elle offrir en spectacle rituel sa fidélité absolue, le sacrifice de soi comme preuve de son amour inconditionnel ? Renonçant au monde des apparences et à une forme illusoire du Soi, la sati aspire-t-elle à l'immortalité gagnée par la mort volontaire ? Par quelles voies l'amour conjugal croise-t-il ainsi sa destinée avec la mort volontaire - et faut-il parler ici d'un sacrifice, d'un suicide ou d'un meurtre ? Depuis la fin du XVIIIème siècle, la crémation des veuves est au centre d'un débat juridique et religieux qui déchaîne les passions en Grande-Bretagne et en Inde. L'ancienne puissance coloniale avait interdit "l'exécrable coutume" en 1829, sans parvenir à l'abolir complètement. Le tollé provoqué par l'immolation de Rup Kanvar, à Deorala, au Rajasthan, en septembre 1987, donne la mesure des contradictions politico-religieuses que connaît l'Inde démocratique en cette fin de XXème siècle. Parce qu'elle a mené ses enquêtes sur le terrain, au cours de missions répétées en Inde entre 1978 et 1993, Catherine Weinberger-Thomas permet de comprendre ce que fut et demeure jusqu'au aujourd'hui un système de croyances, ce que peut signifier le symbolisme religieux, social et politique des satis, ces veuves sanctifiées par les flammes d'un bûcher d'immortalité.
Né en 1908 dans l'Etat de New York, George Oppen passe une partie de sa jeunesse en Californie. A la fin des années 1920, il rencontre Charles Reznikoff et Louis Zukofsky, avec lesquels il fonde la confrérie secrète des "objectivistes", dans le sillage d'Ezra Pound et de William Carlos Williams. Avec Mary, la compagne de sa vie, il s'établit près de Toulon en 1930: c'est en France que seront d'abord imprimés les livres de l'Objectivist Press, avant le retour à New York et la publication de son premier recueil: Discrete Series, en 1934. L'année suivante, Oppen adhère au Parti communiste américain et cesse totalement d'écrire, pour se consacrer à ses activités militantes. En 1942, il s'engage dans l'armée américaine et sera grièvement blessé durant la bataille des Ardennes, seul survivant de sa patrouille. Après la guerre, victimes de la répression maccarthyste, George et Mary Oppen sont contraints de s'exiler au Mexique, où ils vivront jusqu'à la fin des années 1950. C'est là qu'Oppen renoue avec l'écriture, après vingt-cinq ans de silence. Il regagne le territoire américain en 1960 et son deuxième recueil: The Materials paraît en 1962, suivi de This in Which (1965), puis de Of Being Numerous (1968), son livre majeur, qui lui vaut le prix Pulitzer. Son influence s'étend sur une nouvelle génération de poètes, à mesure que les "objectivistes" reviennent sur le devant de la scène. Ses Collected Poems sont réunis en 1975. Un ultime recueil: Primitive, s'y ajoute en 1978. Il s'éteint en 1984, au terme d'une longue maladie.