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L'Humanisme escatologique de Louis Bouyer. De Marie, Trône de la Sagesse, à l'Eglise, Epouse de l'Ag
Weill Marie-David ; Hausman Noëlle
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204107969
Comment le plus fulgurant des théologiens français du XXe siècle est-il demeuré dans l'ombre jusqu'à nos jours ? Voici ce théologien complet enfin intégralement exposé, à partir des aspects les plus achevés de sa vision primordiale : de Marie à l'Eglise, de l'humanité réalisée à l'humanisme consommé, de l'homme céleste à la vocation monastique, tout tient dans la Sophia divine incarnée en la Vierge un jour de l'histoire d'Israël, ainsi devenu la fin des temps. On nous propose de lire ici tout Bouyer, même ses romans fantastiques, de sympathiser avec lui, non sans un peu de circonspection, de se passionner pour l'Orient, les sophiologues russes, l'iconographie mariale, de se découvrir érasmien, philippien, newmanien, pour finir convaincu que les médiévaux du Nord, Guillaume de Saint-Thierry ou Hadewijch d'Anvers, avaient tout compris de la divinisation par "les audaces de l'amour"... Sur la table fastueusement garnie, une documentation immense, dont notre scribe-sourcière dégage l'originalité, tout en discutant sans cesse toute l'oeuvre, dans une langue magnifique, qui rend la provende si exquise à chaque instant. En finale, les théologies grecque et latine s'allient aux figures mystiques chrétiennes pour dire la sainteté de la Jérusalem céleste, mère, puis épouse puis vierge - à l'instar de Marie. De la création à la parousie, c'est l'humanisme eschatologique qui s'atteste, sous les espèces et apparences de cet Agneau toujours immolé dont l'Epouse célèbre en mode jubilatoire l'avènement. Un jeune docteur d'une jeune Congrégation a pris hardiment la mer pour ramener ce filet débordant qu'il nous faudra longtemps pour consommer sur le rivage. Venez, tout est prêt ; prenez et lisez !
Résumé : "J'adore faire des tas de choses. Mais jamais je n'avais été aussi occupée. Pour la danse, ma passion, j'avais un ballet à répéter. Et pour le club, un petit garçon pas comme les autres à garder. Grâce à lui, j'ai découvert un langage formidable. Et c'est dans le plus grand secret, que j'ai décidé de lui faire une magnifique surprise".
Neil Double porte le nom de son métier. A la demande de ses clients, il assiste aux congrès professionnels à leur place et leur transmet ses comptes rendus. Cette vie passée dans les hôtels de grandes chaînes internationales lui plaît : il en aime l'anonymat, le confort uniformisé, les petits déjeuners et les serviettes propres, les conversations convenues avec des cadres qui le prennent pour l'un des leurs. Lors du congrès des organisateurs de congrès, Neil est soudain démasqué et son badge d'accès aussitôt désactivé. Impossible d'emprunter la navette de retour ni même de se justifier. Et à mesure qu'il cherche une solution à ce brusque ostracisme, il comprend qu'une machination est en marche. On croise dans les recoins de cet hôtel les ombres de Franz Kafka, de Bret Easton Ellis et de Brazil. Pamphlet sur l'absurdité du monde professionnel régi par les costumes-cravates et le consulting, les réunions de synergie et la business attitude, Way Inn est un cauchemar qui menace de dévorer le monde.
Bien que largement médiatisée l'entreprise reste mal connue, en partie parce qu'elle constitue un microcosme dont les rouages complexes ne sont perceptibles que de l'intérieur, en partie parce que le management est l'objet de modes qui relèvent plus souvent de la jonglerie d'idées que de la pratique des affaires. L'objectif de cet ouvrage est alors double : donner de l'entreprise une image qui en respecte la diversité tout en mettant l'accent sur la continuité de son évolution au cours du XXe siècle. On constate ainsi que bien des systèmes conçus au début du siècle conservent toute leur valeur : l'organisation divisionnalisée de General Motors ne reste-t-elle pas une structure dominante 70 ans après ses premières manifestations ? Les stratégies d'impartition ne sont-elles pas présentes dans les franchises de la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis ? On pourrait multiplier les exemples montrant que l'histoire permet de recadrer les thèmes principaux de l'administration des entreprises en mettant en évidence des fils conducteurs sur plus d'un siècle. Le but n'est évidemment pas historique, il s'agit d'identifier des constantes (production, organisation, marketing, modèles, stratégies) qui facilitent une perception globale et unitaire par-delà les facteurs événementiels ; Chaque thème est abordé sous plusieurs angles (idées dominantes, démarches les plus représentatives, nombreux exemples) qui donnent du sujet un contenu explicite et remarquablement vivant. Enfin, des problématiques parmi les plus actuelles, comme la qualité totale, la gestion des processus ou la délocalisation et les ressources humaines permettront au lecteur de se familiariser avec les défis majeurs de la fin du siècle.
Non, la France n'est et ne sera pas seulement ce pays agricole et touristique, envahi par des hordes de visiteurs en provenance des pays émergents, que nous prédit Michel Houellebecq dans son dernier roman, La Carte et le Territoire. L'industrie joue un rôle moteur et central dans notre économie, mais elle est très largement méconnue, et son image d'engrenages et de cambouis, héritée des années 1930, continue de la poursuivre. Avec 90% des dépenses en recherche et développement des entreprises, c'est l'industrie qui tire l'innovation. Avec plus de 80% des échanges commerciaux, c'est elle qui tire les exportations. C'est encore elle qui, grâce aux avancées technologiques qu'elle développe, peut répondre aux nombreux défis environnementaux, énergétiques, alimentaires, médicaux..., auxquels notre planète est confrontée. Pas d'économie forte, pas de vision d'avenir, sans un socle industriel solide. Ce Mook nous fait comprendre autant qu'il nous donne à voir que L'Industrie est une aventure, peut-être l'une des dernières grandes aventures humaines. 20 entreprises, 25 décideurs et 15 experts témoignent et racontent "leur" industrie, dessinant un paysage surprenant et incroyablement diversifié, traversé de bouleversements de grande amplitude et de talents exceptionnels. Autour de quatre grands thèmes - mondialisation, mutations, innovations et réseaux -, vous découvrirez que la voiture électrique pourrait bien "changer le monde"; comment fut créée la pilule du lendemain; comment des canards français ont conquis la Chine... et bien d'autres histoires extraordinaires. Autant de visages actuels de l'industrie qui tranchent sur des clichés dépassés et donneront envie au lecteur de participer à cette aventure.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !