L'homme étant un être biologique pour qui les aspects sociaux ont une grande importance, sa connaissance suppose toujours une double référence... La première position conduit à une focalisation sur les contraintes d'ordre biologique et fonctionnel, alors que la seconde position conduit à une focalisation sur les contraintes d'ordre relationnel et social qui régulent et conditionnent les activités humaines. L'originalité de la psychologie est de tenter une articulation entre ses deux approches." Source de savoirs, offrant des pistes de réflexion et de travail très variées, ce manuel permet une confrontation des recherches sur les thèmes de la perception, de la communication, de la mémoire, de l'apprentissage, de la résolution de problème, de l'évaluation et du jugement. Ces développements sont accompagnés de très nombreux exemples et de références à des travaux reconnus qui aident à la compréhension des idées et donnent un aperçu des implications pratiques et sociales des connaissances acquises dans le champ de la psychologie. Biographie de l'auteur Annick Weil-Barais est professeur à l'Université d'Angers. Certains chapitres de ce manuel, régulièrement remis à jour et devenu un classique des études en psychologie depuis dix ans, sont rédigés par Danièle Dubois, Serge Nicolas, Jean-Louis Pedinielli, Arlette Streri, chercheurs et enseignants en psychologie.
100 fiches de psychologie offre un double éclairage sur la psychologie: une approche classique de la discipline (histoire, fondateurs, écoles...) alliée à un regard actuel sur ses pratiques professionnelles et sur ses différents objets d'étude (naissance, école, famille, vieillesse, déficiences et handicaps, tests et sélection professionnelle, consultations et psychothérapie,...).
Fabre Michel ; Weil-Barais Annick ; Xypas Constant
Après avoir publié de nombreux ouvrages - en équipe ou séparément - au sujet de l'apprendre à penser, en général, et la démarche de problématisation, en particulier, les auteurs du présent ouvrage ont constaté deux impasses didactiques : d'abord, de ce qu'il est convenu d'appeler les "Questions socialement vives" qui traitent des grands problèmes de société relayés par les médias : elles se sont enfermées dans le champ de l'éthique et se contentent d'inciter les élèves à mener des débats idéologiques argumentés. Ensuite, de l'enseignement des disciplines scientifiques (biologie, physique, mathématiques). Dans le premier cas, l'impasse vient de ce que les préoccupations sociales restent des "questions" sans réponses, car elles ne sont pas construites en problèmes à partir de données objectives ; aussi ne sont-elles pas susceptibles d'être résolues. Dans le second cas, les disciplines scientifiques proposent aux élèves des problèmes "artificiels", sans connexion avec la réalité sociale et scientifique ; les énoncés contiennent toutes les données nécessaires à leur résolution. Les premières sont trop ouvertes, les secondes trop fermées. Les premières permettent des débats sans fin et sans solution sur des enjeux réels, les secondes appellent à des calculs précis et à des solutions sans enjeux. Progressivement, les auteurs sont arrivés à penser que l'introduction des "problèmes complexes flous" dans le champ de l'éducation permettrait à la fois de structurer et de problématiser les "Questions socialement vives", et d'ouvrir les matières scientifiques vers des problèmes autres que conventionnels. Entre ces deux extrêmes se la pédagogie de l'art non figuratif qui pourrait servir e situation prototypique.
Regroupées par grands thèmes, ces 100 fiches proposent un précieux inventaire dynamique de la psychologie avec des éclairages sur les pratiques professionnelles et des repères sur la discipline et ses champs : méthodes, auteurs, conscient, inconscient, émotions, sexualité, groupes et conflits, développement et âges de la vie, école et apprentissages, troubles et pathologies... Une première approche éclectique et indispensable de la psychologie pour les étudiants, les professionnels, les parents, curieux...
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.