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L'Ailleurs de l'autre. Récits de voyageurs extra-européens
Le Blanc Claudine ; Weber Jacques
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753507951
Si, comme l'écrivait Proust, " le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre ", la lecture des récits de voyageurs extra-européens n'est-elle pas une prodigieuse occasion de découverte, encore trop négligée ? En réunissant les contributions d'historiens, de linguistes et de comparatistes, les auteurs ont souhaité ouvrir ici une réflexion sur la façon dont, hors d'Europe, à l'époque moderne, on a voyagé, et relaté ses voyages. Qu'il s'agisse de récits de voyages dits inversés, accomplis au temps des empires coloniaux, d'expériences de dépaysement dans le parcours du pays familier, ou de déambulations d'un continent à l'autre telles que le XXème siècle les a multipliées, les relations des voyageurs d'Asie, d'Amérique ou d'Afrique donnent à voir d'autres images, subtilement décalées, du monde, de la modernité, de l'Occident, et confrontent le lecteur européen à une mise en scène distanciée de sa pratique viatique, dans des récits où c'est, cette fois, un autre qui parle de l'autre.
Parmi les questions qui se posent à l?humain, celle de son monde intérieur est l?une des plus mystérieuses. Vouloir, penser, sentir, imaginer: l?âme est l?ensemble de ces activités mentales, animées dans un mouvement continu, une façon de tenir ensemble les différents éléments de l?esprit, de les mettre en mouvement. Défaire ce qui nous fait et refaire autrement, c?est le travail de l?âme. Elle ne gît pas en nous, elle s?invente dans ce que l?on crée. Mettre en oeuvre ce que l?on se représente de notre vie, ne pas avoir peur de l?autre ni de soi-même, c?est accueillir tout ce qui vit en nous.
Est-il possible de proposer une nouvelle histoire des sciences humaines? L'ambition de ce livre est d'y parvenir en présentant une réflexion inédite sur le type d'unité qui innerve les sciences de l'homme. Foucault, dans Les mots et les choses, construit une interprétation particulièrement stimulante quand il affirme que l'invention de la figure de l'homme dépend du jeu mêlé de trois formes, la vie, le travail et le langage, qui trouvent dans de nouveaux savoirs leur répondant épistémologique. La méthode archéologique parvient à contourner une histoire endogène des sciences humaines au profit d'une histoire exogène. Le tournant anthropologique, décrit par Foucault, peut être lu autrement. Le déploiement de l'anthropologie, qui culmine dans le positivisme, réside dans le souci croissant de la normalité. Les sciences humaines, avec Comte, commencent à fonctionner comme des sciences de l'homme normal, désireuses de traquer le pathologique sous toutes ses formes. C'est que l'homme, sitôt réfléchi comme problème par une science qui cherche à en faire son objet, s'évade par toute une série de modifications physiques et psychiques qui laissent percer une angoisse du désordre, de l'emportement, de la maladie. L'anthropologie ne correspond pas à l'affirmation d'une maîtrise de l'homme dans la souveraineté d'une science enfin conquise mais à l'angoisse de le voir s'échapper en permanence et se perdre dans la nuit de ses maladies, dans la terreur de ses désirs, dans l'emportement de ses instincts, dans la folie de ses idées. C'est celte angoisse de l'homme modifiable qui appelle, comme son contrepoint normatif, le désir de l'homme normal que s'efforceront de fixer les sciences humaines. Ce qui est révélé dans cette histoire encore méconnue, c'est l'impossibilité d'évacuer l'activité mentale jusque dans le discours de la sociologie. Là réside la thèse principale: les sciences humaines n'ont pas fait disparaître toute idée de la psyché comme cela a été souvent dit, elles l'ont au contraire reformulée de manière totalement neuve en la reliant à la série des modifications dont l'homme est l'objet. La question mentale est, en ce sens, la grande affaire des sciences humaines.
Teulade Anne ; Le Blanc Claudine ; Ranzini Paola ;
Résumé : LA référence pour l'épreuve de littérature comparée des agrégations de Lettres Traitant du nouveau sujet de littérature comparée au programme des agrégations externe et interne de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Littérature comparée, l'ouvrage est structuré en cinq parties : Repères : le contexte historique et littéraire de chaque oeuvre ; Analyse de chacun des corpus ; Thématiques structurantes ; Synthèse ; Outils méthodologiques, notamment bibliographiques
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.