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Pèlerin d'errance
Watta Chehem
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782738457677
Voici le chant d'un enfant de nomade, d'un poète du pays de la Corne de l'Afrique, là où la poésie est l'art suprême, là où le mot proféré, à soi seul et sans autre musique que lui-même, habite le silence et peuple l'étendue, à la cadence de la marche. Le pèlerinage, destination bénie mais mouvante du nomade, est la recherche inlassable, toujours reprise, des lieux où la terre austère offre un sourire d'herbe et d'eau ; juste de quoi vivre, survivre quelque temps, pour les troupeaux et leurs gardiens... Les paysages avancent à pas d'homme : il faut franchir les montagnes aux pentes raides, contourner les volcans et leurs coulées de lave, longer le mirage inouï de la dépression salée du lac Assal, traverser les étendues de cailloux et de sable ; et la mer reste non loin du regard ou comme une présence devinée. Les pistes se croisent : des caravanes sous nos yeux laissent un sillage de poussière en s'effaçant sur les contreforts de l'Ethiopie. Mais la mémoire décèle d'autres empreintes de caravanes plus anciennes : Rimbaud le Nègre, dans ces mêmes endroits, ne cherchait plus, de son aveu même, que "la rugueuse réalité à étreindre". Le poète-nomade du pays connaît cette quête et cette souffrance car ces lieux sont les siens, comme cette réalité est la sienne au quotidien.
Du brouillard et des brumes de Bruxelles, se déploie, au début de l'année 2002, la voix de Ramissa, une femme, superbe mais meurtrie, de la Corne de l'Afrique. Au fil des mots, cette voix, qui porte une terrible blessure, se libère : elle détache un à un les lourds pétales du silence, elle dénoue les pesantes fibules qui ont lié son corps et son âme, elle monte comme le parfum pourpre d'une nouvelle accouchée. A la fois nostalgique de son origine et fière de s'en être échappée, la jeune femme accomplit, en changeant de lieu et surtout de pressions sociales, la transhumance de son être. Et voilà qu'en écho, lui répondent d'autres itinéraires de femmes : Amolé Mariam, Mastoura, Malika, la belle Korane, Oubah la fleur qui ne fanera jamais, Eblas comme une autre reine de Saba, Soumeya l'insoumise, Tayssi, Rasoa de la Grande Ile... Leurs récits se conjuguent, se croisent et forment les facettes d'une même destinée où se détacher et quitter son espace deviennent les exigences mêmes de la vraie vie. Mais à quel risque et à quel prix ? Et pour aller vers quelle destination inconnue qui ne soit pas mirage ? Si le futur est incertain, l'Amour - fût-il nomade et parfois déjà aboli dans les cendres -, reste ce qui, à jamais, les grandit : le lecteur le sait, qui laissera retentir en lui ces passions (peut-être contradictoires) d'aimer et d'être libres. Pour ces femmes, belles et courageuses, il ne fallait pas moins que toutes les ressources d'une langue poétique pour traduire les brûlures de leurs existences et le feu qui les anime.
Résumé : Dans ce livre porté par une trentaine de nouvelles brèves ou longues, l'auteur évoque des petites vies improbables, des destins éphémères qui s'égrènent au gré des vents et d'errances, des personnages pris entre des secousses, des tremblements, des errements, des rives qui dérivent dans une région parmi les plus tourmentées du monde. Ici, ce sont les pirates, nouveaux diables - aussi téméraires qu'imprévisibles - lancés à l'assaut de grands bateaux chargés comme des villes immenses qui enregistrent ou transcrivent à leur façon les langues, les transes et les tremblements incessants de cette mer Rouge où toutes les armées du monde se croisent et se surveillent mutuellement. Se mêlent dans ces récits intenses, les voix rauques et échouées d'anciens pasteurs nomades : hommes et femmes pris entre les soubresauts de la vie urbaine et du désert âpre, dont le passé et le présent se heurtent ou s'entrechoquent au gré d'aventures et de rencontres, surgis au croisement de la mer Rouge et de l'océan Indien. Berceaux d'aventures et d'errances d'êtres qui dorment toujours d'une tranquillité feinte et le diable, submergé par la colère, participe à l'écriture de ces brefs récits.
Foudres" est un recueil dédié aux femmes. Celles que le poète connaît et qu'il croise dans le désert djiboutien, mais aussi à toutes les femmes qui "résistent aux orages et à la puissance des vents destructeurs". La poésie permet ici d'aborder des sujets sensibles auxquels les hommes attachés aux coutumes ancestrales ont du mal à se saisir.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.