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Une introduction à la sociologie compréhensive
Watier Patrick
CIRCE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782842421250
Les sciences sociales sont redevables de conceptions philosophiques concernant tant la représentation de la nature de l'action humaine que la mise en jeu explicite ou implicite de théories de la conscience ou de la non conscience. En effet, toute analyse sociologique repose sur un modèle d'acteur, et si certaines analyses mettent en avant le principe de non conscience, ce n'est pas le cas de celles que nous étudions. L'interprétation des conduites est un fait d'une extrême banalité et son mode de fonctionnement semble s'imposer comme point de départ à la réflexion : comment comprenons-nous nos contemporains, quel savoir des uns et des autres faut-il mobiliser dans les socialisations, telles seront les voies fondamentales qu'exploreront les fondateurs de la sociologie compréhensive. Elucider les composantes de cette philosophie de la conscience, prendre acte du caractère ontologique de la compréhension, analyser les représentations, les a priori, les modèles et les types d'activité en jeu, autant de thématiques dont cette introduction à la sociologie compréhensive développe les conséquences radicales pour la pratique sociologique.
Dans la vie quotidienne, les références à la confiance sont nombreuses, de la discussion aux interactions courantes, des relations intimes et amicales à la relation entre vendeurs et clients, des relations entre générations à celles entre étrangers, partis et représentés. Et sans elle que serait la politique internationale? La confiance joue un rôle fondamental par rapport aux notions d'attente. Pas d'escompte de l'avenir sans un minimum de prédictibilité du comportement des autres acteurs. S'ils peuvent nous décevoir, c'est que nous attendions qu'ils nous traitent différemment ou qu'ils agissent en étant dignes de la foi que nous avions placée en eux. Cet ouvrage explore, des fondateurs de la sociologie aux réflexions les plus récentes, les modalités de ce sentiment psychosocial auquel les acteurs se réfèrent dans leur vie quotidienne, et montre que la confiance est une manière d'apprivoiser l'inconnu. Il l'analyse comme un pari, dont l'ampleur peut varier: un pari sur la bienveillance des autres, sans lequel la société ne serait pas possible.
G. Simmel, sociologue et philosophe, jouit depuis quelques annes d'un regain d'intrt en France, manifest notamment par de nombreuses traductions. L'dition en 1986 d'un premier recueil chez Mridiens Klincksieck a aussi largement contribu cette redcouverte. L'ouvrage G. Simmel et les Sciences Humaines fait un bilan, embrasse l'tendue de son uvre et ceci grce des contributions allemandes, amricaines, italiennes, et bien entendu franaises. De l'tude des mtropoles, l'art de Rodin, en passant par la philosophie de la vie et de l'argent, la dcomposition de la personnalit, la sociologie du quotidien, G. Simmel apparat bien comme un des penseurs qui permettent de diagnostiquer les transformations du monde moderne. La traduction de deux textes indits en franais, le chapitre I de Soziologie o il explicite son intention et la digression sur la Fidlit et la Reconnaissance qui s'interroge sur des formes sociales au plus prs de l'existence courante, accentuent encore l'intrt de l'ouvrage.
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.
Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité. Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...
Parmi les caractéristiques étranges des habitants de ce continent - l'Amérique du Nord -, il en est une qui veut que chacun se choisisse des étoiles déterminées et vive en fonction d'elles. Ces étoiles ne sont pas célestes, mais cinématographiques, ce qui ne change rien à l'affaire. En revanche, cela permet d'augmenter sensiblement le fonds de roulement du ministère des P. et T. grâce au flot continu de lettres adressées aux dites étoiles bien-aimées. Raillant quelque peu cette bizarrerie et cette passion, le New-yorker fit paraître un jour une caricature: une très vieille lady de la plus haute société, - avec diadème en diamants dans ses cheveux blancs et laquais obséquieusement courbé à l'écart, - se livre à la même occupation qu'une quelconque jeune modiste ou n'importe quel office-boy: elle écrit à la star de son coeur. Mais le noeud de l'affaire n'est pas dans l'acte même d'écrire. Il est dans le destinataire. La lettre commence par:" Dear Mickey Mouse... "Là est l'essentiel..."