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NAISSANCE DE L'ART ROMANTIQUE . PEINTURE ET THEORIE DE L'IMITATION
Wat Pierre
FLAMMARION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782080107855
En France, qui dit romantisme dit Delacroix, Victor Hugo, le spleen, le goût de la ruine, l'attirance pour la nuit, pour la mort... Autant d'images toutes faites, de clichés si souvent reconduits que l'on a coutume de considérer, en accord avec Paul Valéry, qu'il faut «avoir perdu tout sentiment de la rigueur» pour tenter de définir le romantisme.C'est contre cette affirmation, et avec la volonté de débarrasser le romantisme de cette réputation plus encombrante qu'éclairante, qu'a été construit cet essai.Il s'est agi, tout d'abord, de proposer une définition opérante. Une définition qui aborde le romantisme par son versant théorique : l'analyse de la théorie de l'imitation. Cet ouvrage tente de montrer - en se concentrant sur l'Allemagne et l'Angleterre, les deux pays où «s'inventent» conjointement une nouvelle pratique et une nouvelle théorie de l'art - comment le romantisme se construit sur la subversion de l'imitation néo-classique.L'étude successive des rapports de l'art et de la science, de la question du symbole, du rôle prépondérant de la peinture de paysage, et du projet romantique d'une peinture du «rien», retrace et analyse les étapes de cette subversion.C'est aussi un autre parcours, de plus grande ampleur, qui se donne à lire : celui d'une ambition. La critique romantique de la mimesis néo-classique porte le projet d'un art nouveau : un art nouveau pour un monde nouveau, un art qui soit le fruit de la destruction de la norme classique, et un art sans norme mais éternellement classique. Un art absolu dont ce livre relate la naissance.
Résumé : Figure tutélaire de l'histoire de l'art français, Henri Focillon (1881-1943) fut professeur d'histoire de l'art à l'université de Lyon et directeur des musées de la ville de 1913 à 1924. Il enseigna ensuite à la Sorbonne, au Collège de France puis aux Etats-Unis où il choisit de s'exiler. Tout au long de sa carrière, Focillon marqua plusieurs générations d'élèves, mais aussi de lecteurs éblouis par l'ampleur de son savoir comme par ses qualités d'écrivain. La diversité des sujets abordés - de la sculpture romane à la peinture de son temps - et l'éventail des périodes prises en compte reflètent la richesse de ses intérêts et son goût pour les chemins de traverse. Cet ouvrage, qui réunit les études de plusieurs spécialistes français et étrangers, évoque ainsi les différentes facettes de sa pratique d'historien de l'art et les étapes de sa carrière : son engagement dans le siècle, la multiplicité de ses objets de recherche, mais aussi sa prédilection pour le domaine de l'estampe, occidentale ou orientale. L'analyse comparée des travaux de Focillon et de ses grands contemporains, notamment en Allemagne et en Italie, permet d'inscrire sa démarche dans un faisceau de relations au sein desquelles émerge sa singularité. Loin de ne constituer qu'un simple hommage au plus fameux des historiens de l'art français du XXe siècle, cet ouvrage collectif offre enfin l'occasion de s'interroger de façon critique sur l'héritage d'Henri Focillon : ce qu'il reste aujourd'hui, dans nos pratiques et nos méthodes, de l'?uvre intellectuelle de l'auteur de la Vie des formes. Le colloque, dont ces actes rendent compte, a été organisé par l'INHA et l'université Lumière Lyon 2 en mars 2004.
Né en 1939, ayant, un temps, appartenu à la mouvance de Supports-Surfaces, Pierre Buraglio est un "peintre sans pinceaux", qui passe sans cesse de l'abstraction à la figuration, de l'assemblage au dessin, de la pratique la plus résolument ancrée dans la contemporanéité à la référence explicite à l'art du passé. Artiste "hétérodoxe", n'ayant de cesse de brouiller les pistes et d'échapper aux classifications hâtives dont est friande l'histoire de l'art, il construit, depuis le milieu des années 1960 une oeuvre dont la diversité formelle va de pair avec une totale constance dans la visée. En 1977, Gilles Aillaud écrivait : "Depuis qu'il a commencé à faire des tableaux, Buraglio a toujours cherché à rendre présentes des opérations en acte". Ce sont ces opérations, et les modalités de leur présence, que tente de présenter cet essai.
Résumé : Photographe plasticien français, Antoine Schneck adopte très tôt les outils de prises de vues numériques dont il apprécie l'extrême qualité et le potentiel créatif. Son oeuvre se développe dès lors par séries, au fil des voyages, des envies, des projets, toujours sous le signe de la rencontre. Pour ses portraits sur fond noir, il adopte à chaque fois la même démarche. Loin de tout exotisme, son but est d'approcher un visage de la manière la plus directe. Ses modèles sont invités à prendre place dans une tente translucide. Assis dans ce décor totalement neutre, protégé des sollicitations extérieures le sujet se détache sur un fond noir tandis qu'Antoine Schneck, invisible, opère de l'extérieur. Outre ses portraits aux quatre coins du monde, ses photographies sur fond noir comptent aussi une série de chiens célèbres pour le Musée de la chasse et de la nature, d'oliviers millénaires, de soldats de la première guerre mondiale au sommet de l'Arc de triomphe à Paris et des gisants de la Basilique Saint-Denis pour le Centre des monuments nationaux. Ces dernières années il a exploré d'autres techniques, notamment le collodion humide avec lequel il a fait une série sur les fleurs et les carburateurs. Il travaille en ce moment sur une nouvelle série de photographies d'artistes français dans leur studio en recomposant l'image et en démultipliant le sujet à travers l'espace. Son travail d'artiste plasticien doit également beaucoup à des techniques glanées à travers l'histoire de la peinture classique, pour la lumière et les retouches à la palette graphique.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)