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Portraits d'ateliers. Un album de photographies fin de siècle
Wat Pierre ; Lesec Cédric ; Delatour Jérôme
UGA EDITIONS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782843102653
Nous sommes à Paris, vers 1890. Un amateur, pour sa délectation personnelle, se procure un album de près de cent photographies représentant des ateliers d'artistes parisiens, ornées, pour la plupart, de la présence de leur principal occupant. Ce recueil, aujourd'hui conservé dans les collections de la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, fait figure d'emblème pour le siècle qui l'a engendré. Car en lui deux trajectoires, en apparence contradictoires, se croisent sans s'annuler l'une l'autre : celle qui vit la sacralisation de la figure de l'artiste, et celle, non moins puissante, de sa sécularisation. Dans l'atelier, et plus encore dans sa représentation, le sacré et le commerce font bon ménage. C'est parce que l'art a connu, depuis le Romantisme, une véritable sacralisation que l'atelier y a gagné "l'aura d'un lieu de culte". Mais c'est parce que l'on s'est mis à pouvoir pénétrer dans ce "petit sanctuaire" qu'il a été possible de faire commerce de ses images. C'est bien le xixe siècle, avec ses religions mercantiles, sa nostalgie de Dieu et son commerce fétichiste des reliques, qui se donne à voir ici. Au-delà des amoncellements de bibelots, au-delà de l'incroyable promenade dans le désordre pittoresque des ateliers que proposent ces photographies, c'est une saisissante image de l'artiste dans les années 1880-1890 qui est donnée ici. Un homme capturé par l'objectif du photographe dans son environnement, tel un animal que l'on observerait dans son écosystème. A livrer ainsi son intimité aux regards, c'est au spectateur tout puissant qu'en cette fin de siècle l'artiste passe le flambeau de son autorité perdue.
Le paysage n'existe que dans l'oeil de celui qui le regarde. Il faut donc suivre les pas de l'homme en marche si l'on veut comprendre comment notre rapport au monde et à l'histoire se dessine : par la confrontation de l'individu et de la nature. Car le paysage, c'est la nature éprouvée : nature traversée, nature possédée, nature sublimée, nature terrifiante, nature qui échappe à qui tente de la conquérir. L'artiste qui s'adonne au genre du paysage nous offre bien plus qu'une simple représentation de morceaux de nature. Il se fait archéologue, scrutant comme dans un livre le sol où affleure la mémoire de l'histoire humaine, sous forme de traces. Ecrire l'histoire du paysage à l'époque contemporaine c'est aussi faire le constat d'une relève : celle qui voit, à partir du début du XIXe siècle, la peinture de paysage se substituer progressivement à la peinture d'histoire afin de porter le grand récit de l'humanité dans ses tentatives de connaître et de façonner le monde. Un genre s'épuise, un autre s'épanouit afin d'explorer d'autres formes de représentation, et d'interrogations. Lorsque le sculpteur français David d'Angers, contemplant La Mer de Glace dans l'atelier de Caspar David Friedrich, à Dresde, dit que le peintre est l'inventeur d'un genre nouveau, "la tragédie du paysage", c'est cela qu'il désigne. Cette manière, qui va traverser toute la période contemporaine, de faire du paysage le lieu de l'enfouissement et de l'émergence de l'histoire. Parce que l'histoire devient un présent qui saute à la gorge - révolutions, guerres, massacres, génocides -, les artistes se tournent de façon privilégiée vers le paysage comme une forme capable d'accueillir l'innommable en son sein et d'exprimer ce qui aveugle, terrifie, ou fascine. Peintres, dessinateurs, photographes, de Goya à Sophie Ristelhueber, d'Otto Dix à Zoran Music et Anselm Kiefer, vont s'affronter au paysage comme à ce lieu où peut se manifester l'inquiétude de l'homme face à l'histoire. Mais aussi son désir, ses croyances, et sa liberté. Ce sont les étapes de cette aventure de l'homme au monde que nous suivons dans cet ouvrage : paysages de ruines, paysages en guerre, paysages où l'on foule une histoire oscillant entre affleurement et invisibilité, paysages qui nous confrontent à l'indifférence du monde, sont quelques-uns des thèmes qui racontent les pérégrinations inquiètes de l'homme contemporain marchant dans le monde à la recherche de sa propre trace. C'est enfin une méditation personnelle sur la nécessité qu'éprouvent tant d'artistes, aujourd'hui, d'avoir recours au paysage pour affronter ce que le XX° siècle nous a légué de plus terrible : l'anéantissement sans traces. Le paysage s'impose comme l'une des formes majeures, pudique et émouvante, de l'histoire contemporaine.
Première grande monographie depuis près de trente ans sur l'oeuvre de Hans Hartung (1904-1989), figure centrale de l'art moderne, cet ouvrage suit le peintre à la trace : dans ses travaux, dans ses mots, dans ses archives. Artiste prolifique, Hartung a laissé une oeuvre immense, dont l'auteur de ce livre a pu s'imprégner, pas à pas, année après année, parfois heure par heure, des premières aquarelles abstraites de 1922 aux dernières toiles peintes à la sulfateuse de jardin, en 1989. En se laissant guider par la logique interne de l'oeuvre, Pierre Wat met en évidence, au-delà des changements de rythme, de méthode, d'instrument, la continuité profonde qui guide le peintre, dés l'origine. Le temps de Hartung est spiralé, il avance en prenant en compte le passé, afin d'en produire, sans cesse, la relève. Dans ce jeu entre connaissance et sensation, émerge un artiste incroyablement singulier, loin des clichés "lyriques qui lui ont longtemps collé à la peau. Un homme pour qui l'art est à la fois exploration et mémoire, enquête sur soi et captation du monde, infiniment. rs 156,4 .978 niai 108x2
Résumé : Photographe plasticien français, Antoine Schneck adopte très tôt les outils de prises de vues numériques dont il apprécie l'extrême qualité et le potentiel créatif. Son oeuvre se développe dès lors par séries, au fil des voyages, des envies, des projets, toujours sous le signe de la rencontre. Pour ses portraits sur fond noir, il adopte à chaque fois la même démarche. Loin de tout exotisme, son but est d'approcher un visage de la manière la plus directe. Ses modèles sont invités à prendre place dans une tente translucide. Assis dans ce décor totalement neutre, protégé des sollicitations extérieures le sujet se détache sur un fond noir tandis qu'Antoine Schneck, invisible, opère de l'extérieur. Outre ses portraits aux quatre coins du monde, ses photographies sur fond noir comptent aussi une série de chiens célèbres pour le Musée de la chasse et de la nature, d'oliviers millénaires, de soldats de la première guerre mondiale au sommet de l'Arc de triomphe à Paris et des gisants de la Basilique Saint-Denis pour le Centre des monuments nationaux. Ces dernières années il a exploré d'autres techniques, notamment le collodion humide avec lequel il a fait une série sur les fleurs et les carburateurs. Il travaille en ce moment sur une nouvelle série de photographies d'artistes français dans leur studio en recomposant l'image et en démultipliant le sujet à travers l'espace. Son travail d'artiste plasticien doit également beaucoup à des techniques glanées à travers l'histoire de la peinture classique, pour la lumière et les retouches à la palette graphique.
Dans L'Atelier de Paul Rambié – puisqu'il s'agit de fait des oeuvres réalisées et conservées dans l'atelier parisien –, c'est la très longue carrière d'un peintre âgé de cent ans mais toujours actif, qui est évoquée avec une focalisation sur les trente dernières années : de l'expressionnisme évident de ses portraits et autoportraits, en passant par des oeuvres dites "musicalistes" par l'artiste lui-même, jusqu'à ce large ensemble très empreint du mysticisme et de la foi qui l'anime. Car Paul Rambié, qui a toujours vécu de sa peinture, a orienté sa réflexion picturale vers l'expression du sacré. Et pour servir cet ambitieux projet, il a travaillé principalement l'huile pour la richesse de sa matière, la subtilité des couleurs souvent sourdes et sombres ou subtilement éclairées.
Puisant dans l'émerveillement que les dinosaures ont toujours suscité en nous, l'auteur retrace l'histoire de l'avancée des connaissances humaines en géologie, notre combat permanent pour comprendre la nature du temps géologique, la signification des fossiles et notre propre place dans le majestueux arbre de la vie. Plongez dans les temps reculés où les dinosaures régnaient sur la Terre pour découvrir comment ils ont accompli des prouesses inégalées au sein du règne animal. Percez les secrets des paléontologues pour trouver des fossiles. Creusez des questions aussi passionnantes et amusantes que u un bébé manchot est-il un dinosaure ? " et "en quoi les petits bras de T. rex sont-ils le secret de sa puissance et de sa férocité ? " Enfin, découvrez les dernières hypothèses sur la disparition brutale des dinosaures, et le parallèle saisissant entre leur situation et la nôtre. Les dinosaures, héros du temps est un ouvrage puissant et passionnant, qui nous rappelle combien notre place sur cette planète est à la fois précaire et potentiellement fugace.
Consacré à la formation à l'écrit dans l'enseignement supérieur, cet ouvrage répond à des attentes très actuelles : si l'on sait aujourd'hui que les étudiants ont besoin de développer encore leurs compétences écrites, les enseignants n'ont pas toujours la formation requise pour satisfaire ces besoins. Il vise à mettre en perspective les avancées de la recherche dans le champ foisonnant des littéracies universitaires - champ qui réunit des spécialistes à l'échelle internationale - et la formation à l'écrit dans le cadre des activités pédagogiques au niveau supérieur. Il s'agit donc de lier systématiquement les dimensions "recherche" et "terrain". Les démarches pédagogiques proposées ont en commun de favoriser l'implication des étudiants en mettant en oeuvre une approche inductive de la connaissance. La première partie de l'ouvrage porte sur des aspects complémentaires du travail sur l'écrit et propose une réflexion didactique et des outils pédagogiques pour la classe. Proche du format "manuel", la seconde partie de l'ouvrage présente de manière complète et détaillée un scénario pédagogique centré sur un aspect particulier de l'enseignement de l'écrit : l'orthographe et la grammaire. Ainsi, le praticien trouvera dans cette partie toute la matière nécessaire à une mise en oeuvre pédagogique effective dans sa classe.
Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d'une génération qui marque les progrès de l'instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d'orientation et d'exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée et qui sont donc évalués par rapport à une norme représentée en partie par les programmes de la classe de 3e sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d'autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous, ils ont quitté l'école, découragés, lassés de la scolarité. Cet ouvrage s'intéresse à ces élèves différents et décrit, pour mieux les comprendre, les mécanismes d'exclusion scolaire et d'orientation par l'échec liés à la maitrise de la langue écrite. L'exclusion, explicite ou implicite, et la notion d'écart à la norme sont les deux volets centraux du questionnement. Les études présentées dans cet ouvrage concernent des lycéens soit orientés vers les filières technologique et professionnelle, soit en reprise d'études après un décrochage scolaire. Le point commun de ces élèves (exception faite du groupe témoin des élèves de troisième) est d'être, soit en situation d'orientation non choisie, soit en situation de difficulté scolaire, soit enfin en situation de raccrochage scolaire après une période de décrochage. Pour mieux comprendre les liens entre compétence scripturale et orientation, les auteures ont choisi d'opérer une comparaison entre des élèves issus de ces filières et des élèves de classe de 3e, non encore orientés vers telle ou telle filière. Cette caractérisation par la différence est une voie utile à une didactique de l'écriture appropriée, en classe de français comme dans les autres disciplines scolaires. Elle permet également d'aller plus avant dans la recherche de pistes didactiques applicables dans des situations individualisées destinées à des élèves en difficulté. L'ouvrage est organisé selon une triple perspective. La première partie est descriptive et elle donne à connaitre la population de ces lycéens "pas comme les autres" , leur quotidien en classe, leurs compétences, ce qu'en disent les recherches. La seconde porte sur ce qu'ils disent de l'écriture scolaire, sur ce qu'ils en pensent et en font. Leurs propos sont comparés à ceux d'élèves d'une classe de 3e hétérogène. La troisième partie présente des études de cas d'élèves décrocheurs en situation de raccrochage et porte sur leurs stratégies de réappropriation des apprentissages. Ces trois approches ont chacune pour but de donner à connaitre ces élèves dans leur relation avec l'écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité, ce qu'ils savent faire, et non plus seulement ce qu'ils ne savent pas faire, ce qu'ils pensent de l'école et des activités d'écriture qui leur sont proposées, ce qu'ils en attendent. Il s'agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d'élèves qui suivent un cursus général. Il s'agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l'écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d'élèves décrocheurs en reprise d'études, de mettre sur la voie d'approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d'écrit.
Louis LLiboutry est considéré comme le père de la glaciologie moderne. Ce livre met en valeur une grande figure scientifique locale et une histoire scientifique en prise avec l'actualité. En appliquant les outils de la physique aux processus glaciaires, il a fortement contribué à faire passer la glaciologie d'une discipline naturaliste à une science quantitative, branche de la géophysique. Sa rigueur alliée à une grande intuition scientifique en font un précurseur dans les nombreux domaines dans lesquels il a brillé. A Grenoble, en 1956, la tâche est immense. La seule possibilité locale de recherche pour Lliboutry était la glaciologie, au carrefour de nombreuses disciplines : topographie, exploration géophysique, météorologie, métallurgie physique, hydrologie, etc. Mais fort de son expérience en Amérique du Sud, il lutte sur tous les fronts : monter au fil des ans un atelier de mécanique ainsi qu'une bibliothèque spécialisée, la glaciologie avait en effet à créer ses instruments propres, en particulier ceux de forage et de carottage; écrire de nouvelles publications ; chercher à regrouper les quelques glaciologues français; créer une filière d'enseignement de la géophysique à Grenoble en 2e et 3e cycle et obtenir des locaux indispensables au fonctionnement de cette toute nouvelle et restreinte équipe d'ingénieurs et de techniciens "aux mains d'or qui faisaient des moutons à cinq pattes pour résoudre des problèmes de forage". Pionnier de l'exploration scientifique des glaciers des Alpes et des Andes à partir des années cinquante, son héritage - qui permettra notamment de développer l'exploration polaire en Antarctique avec Claude Lorius - n'est toutefois pas assez reconnu en France. Ce livre est bien positionné (comité scientifique, adossement au laboratoire de glaciologie de Grenoble (IGE)) et revêt en outre une forte dimension internationale, qui correspond à des liens déjà existants dans le domaine de la recherche. Il propose un choix de textes et de documents photographiques inédits, mettant en valeur, à la fois l'oeuvre essentielle et le rôle que Louis Lliboutry a joué dans l'essor et le développement d'une science toute jeune et désormais cruciale. Il ne s'agit pas d'une simple biographie encore moins d'une hagiographie mais d'un portrait inédit de l'homme, de l'explorateur et du vrai savant, dont l'oeuvre scientifique se rapporte à la glaciologie et à la géophysique de l'environnement. Il est considéré comme le pionnier du développement de la géophysique de l'environnement en France.