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Mahler, la symphonie-monde
Wasselin Christian ; Korzilius Pierre
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070442348
Gustav Mahler est né le 7 juillet 1860, en Bohême, au coeur de l?empire autrichien, cette mosaïque turbulente de peuples, de langues, de religions et de cultures diverses. A Vienne, capitale à la fois paisible et flamboyante, Mahler entre en 1875 au conservatoire, étudie le piano, écrit ses premièrescompositions. A vingt ans, il signe son premier contrat de chef d?orchestre, à BadHall, puis, on le verra diriger dans les plus grands opéras: Ljubljana, Olmütz, Kassel Prague, Leipzig, Budapest, Hambourg, tout en composant, non pas des opéras, mais des lieders et surtout des symphonies. Sa nomination comme directeur du Hofoper de Vienne, en 1897 marque une consécration. Chef d?orchestre reconnu dans le monde entier, directeur du prestigieux opéra impérial où il gagne une réputation de perfectionniste, Mahler est l?un des artisans de la Vienne de 1900, proche des artistes de la Sécession, profondément moderne au point de bouleverser le style des mises en scène. Pourtant, le musicien reste insatisfait, tiraillé entre cette charge et le peu de temps qui lui reste pourcomposer, seulement durant les étés, passés avec sa femme Alma, et leurs deux enfants, Maria et Anna. Mahler quitte l?opéra de Vienne en 1907, année terrible où il perd l?une de ses filles et se découvre malade du coeur. Il choisit l?Amérique où il est attendu comme un dieu, et dirige notamment le New York Philharmonic, au Metropolitan, avant de s?éteindre, à Vienne, en 1911, sans avoir pu achever sa dixième symphonie. Gustav Mahler n?a pas composé d?opéra. C?est par le lied (Kindertotenlieder, Das Lied von der Erde?) qu?il a choisi d?exprimer son amour de la voix. Quant à son attirance pour la grande forme, il l?a exprimé dans la symphonie, il en compose neuf, qui permet à la fois les développements les plus vastes et les combinaisons instrumentales les plus hardies. Personne n?est allé plus loin que lui dans l?abondance des moyens musicaux (thèmes, instrumentation, orchestration), ni dans l?hypertrophie de la forme. « La symphonie doit êtrepareille à l?univers entier, elle doit tout embrasser », au point même parfois d?inquiéter son créateur: « Certains passages m?effrayent presque », écrit-il à propos de sa Troisième Symphonie.S?il fut un des plus grands chefs d'orchestre de son époque, Mahler aura eu plus de mal à s'imposer, de son vivant, comme compositeur. C?est à partir des années 1960, grâce à l?enthousiasme de chefs d?orchestre comme Léonard Bernstein, que ses oeuvres conquièrent tous les publics.
Résumé : A l'heure des scandales liés à l'utilisation abusive de certaines molécules par les laboratoires pharmaceutiques essentiellement soucieux de transformer le malade en consommateur, Julie Wasselin révèle ce qu'elle a dû accepter pour gagner sa vie. Elle dépeint sa profession de visiteuse médicale, décriée et mal connue, avec un humour teinté d'une pointe de nostalgie, parce que tout n'a pas été noir... mais aussi, sans plus aucune illusion.
La princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein s'installe avec le compositeur Franz Liszt à Weimar en 1847. Tous deux, pendant dix ans, vont s'efforcer de faire de la petite ville allemande une Athènes du Nord et accueillir de nombreux artistes. Berlioz est l'un de ceux-là : il deviendra un familier de Weimar et y fera entendre plusieurs de ses ?uvres au cours de retentissantes " semaines Berlioz " (Benvenuto Cellini, Harold en Italie, La Damnation de Faust, Roméo et Juliette...). Une correspondance suivie entre Berlioz et la princesse Carolyne est inaugurée dès 1852. Elle se poursuivra jusqu'en 1867, bien après que la princesse se sera séparée de Liszt. Le compositeur y confie ses projets, ses ambitions, sa vision du monde et de l'art, et informe la princesse, pas à pas, de l'avancement de la composition des Troyens, opéra qu'elle a encouragé Berlioz à entreprendre et qui lui est dédié. Lettres à la princesse constitue un exaltant roman épistolaire, un voyage sur les cimes de l'expression et du sentiment, conté dans ce style inimitable qui a ravi Flaubert et Roland Barthes.
Pour fêter l'anniversaire de leur rencontre, Lucien a invité Diane, son épouse, à l'Opéra. Au programme, "Salomé" de Richard Strauss. Il lui promet ensuite le cadeau qu'elle voudra. Eblouie par l'audace de la jeune princesse qu'elle vient de voir sur scène, fascinée par la beauté d'Aristée, le jeune serveur du café où elle est entrée avec Lucien, Diane n'a plus qu'un désir : se faire offrir la tête d'Aristée sur un plateau d'argent. Salomé n'a-t-elle pas exigé et obtenu la tête de Jean-Baptiste, retenu prisonnier dans les souterrains du palais d'Hérode ? L'Anniversaire de Salomé est une comédie tragique. Elle commence d'une manière on ne peut plus tranquille, dans la rue puis dans un café, avant de basculer dans la démence.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.