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La mondialisation de la culture. 5e édition
Warnier Jean-Pierre
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707197436
La mondialisation se caractérise par la contraction de l'espace-temps planétaire et l'augmentation exponentielle des flux financiers, marchands, médiatiques et culturels, liés à la dynamique du capitalisme. Son impact culturel est triple : au cours du siècle écoulé, le patrimoine culturel et linguistique des sociétés de la tradition s'est réduit comme peau de chagrin ; en second lieu, les perdants de la mondialisation se sentent agressés, assiégés, et se replient sur des identités nationales et locales ; enfin les systèmes politiques fonctionnent comme une machine à produire de la différence, par la mobilisation de la culture. Seule une réflexion anthropologique est susceptible de fournir des outils conceptuels pour progresser dans l'analyse de ces turbulences. C'est ce que propose la cinquième édition, entièrement refondue, de ce livre rigoureux et accessible.
Yvette Warnier Après une formation d'assistante sociale, de sociologue et d'agrégée, Yvette Warnier a enseigné, durant 30 ans, dans un établissement du secondaire et s'est sentie interpellée par les processus et difficultés d'apprentissage.
Voici un panorama inédit des acquis et des perspectives qui vont de l'économie au politique et au religieux, concernant les inventions et institutions humaines, qui toutes expriment un pluralisme limité par la nécessité de construire l'identité sociale et personnelle. L'ouvrage montre que l'ethnologie, loin d'être la science des sociétés dites périphériques, constitue une méthode d'analyse et un savoir permettant de saisir les aspects les plus concrets de la vie d'aujourd'hui. Biographie de l'auteur Philippe Laburthe-Tolra est doyen honoraire à la Faculté des sciences humaines et eoctizlm de la Sorbonne, Université Paris V, René Descartes et professeur associé à l'Université internationale francophone Senghor d'AlexandrieJean-Pierre Warnier est professeur de sociologie à l'Université de Paris V
Cet ouvrage collectif qui réunit douze contributions a pour objet la relation patrimoine-mondialisation. Elle est explorée sous de multiples facettes qui évitent certains écueils: l'écueil d'une définition du patrimoine uniquement matériel puisque le patrimoine immatériel et la question de la numérisation sont largement abordés; l'écueil d'un traitement limité aux seules grandes institutions internationalisées puisque les musées et patrimoines locaux ont toute leur place dans l'analyse; l'écueil de la réduction du monde aux seuls pays industrialisés du Nord puisque des exemples issus des pays du Sud sont également intégrés; l'écueil, enfin, d'une appréhension de la mondialisation uniquement par les flux ou par des processus désincarnés et subis puisque les acteurs, leurs représentations et leurs stratégies sont au centre des réflexions. La relation patrimoine-mondialisation est ensuite travaillée dans ses multiples dimensions, conduisant certains auteurs à préférer la penser en termes d'internationalisation lorsqu'elle suppose de nouvelles formes de collaborations entre Etats par exemple, quand d'autres préfèrent l'analyser en termes de globalisation lorsqu'elle suppose l'émergence d'une pensée globalisée du patrimoine à l'échelle mondiale. La relation patrimoine-mondialisation conduit également les auteurs à s'emparer de notions et concepts devenus incontournables dans les débats actuels: diversité culturelle, patrimoine mondial, homogénéisation du monde, marchandisation de la culture. Par la variété et l'originalité de leurs contributions, ils en proposent des approches renouvelées, avec le souci d'ancrer la réflexion dans des exemples empiriques et des cas concrets.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.