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Miroirs du sphinx
Warhol Andy ; Ducrozet Pierre
BOUQUINS
35,00 €
En stock
EAN :9782382926499
Réunies pour la première fois, les oeuvres autobiographiques d'un des plus grands artistes du XXe siècle forment un saisissant autoportrait. Quatre livres puissants, décalés, désopilants, qui éclairent l'oeuvre et la personnalité hors-normes d'Andy Warhol, ainsi que son époque. Un événement éditorial. Génie visionnaire et artiste protéiforme, Andy Warhol (1928-1987) est un personnage clef de l'art du xxe siècle, dont il a largement modifié le cours. Les quatre oeuvres autobiographiques réunies ici le montrent sous un jour neuf, celui de l'écrivain, qui se révèle aussi singulier que le plasticien. Avec l'aide de sa fidèle amie et collaboratrice Pat Hackett, Warhol invente une écriture portée par un inimitable sens de l'absurde et un regard unique sur les choses. Ma philosophie de A à B et vice versa , suite de vues sur la beauté, la célébrité, l'art, mais aussi les miroirs, les corn-flakes ou les aéroports, est une perfection d'humour et d'acuité sous couvert de légèreté. Popisme est le roman des folles années 1960, là où tout se joue pour Warhol : explosion du pop art, création de la Factory et lancement de son entreprise de subversion du monde moderne. Dans le Journal (dont de larges extraits sont repris ici), on le suit jour après jour au sein de la comédie humaine new-yorkaise. Durant douze années, il chronique cette valse des vanités d'un oeil affûté et détaché. Le volume s'achève sur un choix de ses entretiens les plus remarquables, dans lesquels Warhol se révèle clown fantomatique et taiseux, maître zen dans l'art du flux tendu et du décalage. Ces quatre livres forment, côte à côte, le récit de " l'aventure Warhol ", l'une des plus exaltantes du siècle, et le portrait d'une époque à la force d'attraction inépuisable.
Résumé : En une dizaine d'années frénétiques qui passent comme un songe, un songé aussi éveillé qu'électrique, Andy Warhol mène à New York et dans le monde une singulière guerre des images qui bouleverse les us et coutumes de l'art héroïque comme ceux des mass - médias. Les peintures, les films, les photographies, les textes, les dessins qu'il produit par centaine sont ses armes, des armes sont d'autant plus efficaces qu'elles semblent d'abord inoffensives. Toujours, parfois à contre - temps, les explosions se succèdent. La ligne de front qui se dessine depuis la factory offre un profil ambivalent caractéristique de l'artiste : Elle passe par le positif comme par le négatif, par l'intérieur ou l'extérieur, le dehors et le dedans, le haut et le bas, l'underground et le grand monde. Popisme et la chronique turbulente et lumineuse, cocasse et sérieuse, de cette guerre conduite à al vitesse de la pensée la plus féconde qui permet à Warhol, seul au milieu de la foule, de triompher de tous les malentendus sans les dissiper.
Dans cet ouvrage devenu "culte", Warhol concocte un pot-pourri irrévérencieux et drôle de ses points de vue sur l'art et la société. Avec un mélange de sérieux et de dérision, il procède à la remise en question des valeurs sacrées de la civilisation américaine et développe des théories originales sur des sujets que l'on n'avait pas l'habitude d'explorer au moment où est paru le livre. Sous une apparente frivolité, il dévoile les idées fondatrices de sa pratique artistique, par exemple sa conception toute personnelle de la beauté. L'ouvrage se construit sous forme de dialogues imaginaires entre A et B, abordant à bâtons rompus, et sur un mode provocateur, les thèmes en apparence les plus disparates.
On sait l'extraordinaire foisonnement culturel que connut l'Amérique des années 60 avec, entre autres, la naissance du Pop Art, l'art psychédélique, les happenings, les mouvements underground... Par le jeu de ses innombrables relations et surtout sa stature artistique, Andy Warhol se trouva au centre de ces différents courants. Popism nous propose la vision subjective et amusée, mais toujours fondée sur une analyse aiguë de la réalité, qu'il porte ce moment particulier, important aussi bien pour l'histoire de l'art en général que son propre développement esthétique. Aucun personnage n'échappe aux traits de sa plume acérée, depuis les vedettes du show business et les célébrités mondaines jusqu'aux drag queens des milieux interlopes. Une place privilégiée est bien entendu accordée à la Factory, atelier installé en plein coeur de Manhattan, d'où sortirent quelques-unes des créations les plus originales de l'époque.
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".