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La Suisse. Au-delà du paysage
Walter François
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070439799
La Suisse? Le pays des coucous, du chocolat et des banques, avec pour horizon des montagnes et des vaches. Seulement 7,7 millions d?habitants repliés frileusement dans leurs 23 cantons, bien à l?abri des grèves et des conflits sociaux? Il serait facile de continuer à égrener les clichés, car la Suisse est comme prisonnière des images qu?elle a elle-même contribué à projeter. Pour se situer une origine, la Suisse s?invente une légende: celle de Guillaume Tell résistant à la fin du XIIIe siècle à la tyrannie des seigneurs, son exploit associé au serment d?une alliance sur la praire du Grütli créant, du moins l?a-t-on trop longtemps imaginé et ressassé, les fondements d?une Confédération. La réalité est plus prosaïque. Une victoire sur les Habsbourg à Sempach en 1386donne un embryon de cohésion à des villes et des vallées qui ne songeaient pas encore à former un Etat. S?y agrègent par alliances successives d?autres villes, jusqu?à 13 cantons au XVIe, sanscompter les régions alliées dont la plupart deviendront aussi des cantons au début du XIXe siècle.Même si elle fournit des mercenaires à tous les puissants d?Europe, la Suisse a besoin de protecteurs. Pendant un peu plus de trois siècles, ce sera le royaume de France. Après avoir surmonté les secousses de la Révolution et l?aventure napoléonienne, les cantons réussiront leur transformation en une république fédérale en 1848, fondée sur un système original de « démocratie directe ». Un siècle et demi plus tard, ce pays sans ressources naturelles notables est devenu une place financière internationale, une importante puissance industrialisée et le siège de grandesinstitutions internationales tout en conservant sa nature et ses paysages. Suite logique d?une mondialisation économique précoce, les artisans parcouraient l?Europe et les capitaux suissesfinançaient les premières activités commerciales et industrielles, et d?une préoccupation tôt venue pour l?environnement. Aujourd?hui, le sentiment d?être suisse s?ancre toujours dans l?amour d?un pays-paysage, essentiel au folklore suisse. L?amour viscéral des Suisses pour leur terre, leur croyance en un destin spécifique participent sans doute de leur réticence à entrer institutionnellement dans l?Union Européenne. Une approche critique de son histoire, par-delà les mythes et les clichés, met en relief l?importance de ce pays dans l?histoire de l?Europe, et permetde mesurer en quoi elle demeure une référence, voire un modèle.
Suivre les traces des Habsbourg, découvrir les différents sites emblématiques du Lac des Quatre-Cantons, revivre la bataille de Morgarten, voici quelques exemples de balades que propose l'historien François Walter dans cet ouvrage qui est à la fois un livre d'histoire de la Suisse et un guide. Il se propose de relire l'histoire à travers les sites significatifs qui l'illustre, en proposant 10 itinéraires à travers la Suisse centrale et septentrionale sous forme de balades et de visites de sites et de musées. Nous vous souhaitons de très belles découvertes !
A notre époque obsédée par le ciel, où les applications météo figurent parmi les plus téléchargées, le temps qu'il fait est devenu l'objet le plus sérieux de nos préoccupations. Après avoir longtemps lutté contre l'hiver, l'homme a tenté d'apprivoiser par des rituels cette saison mal aimée, révélatrice des inégalités sociales, souvent redoutée pour ses phénomènes naturels à risque et son impact sur la circulation et la survie. Pourtant, les tableaux de Bruegel sont là pour nous rappeler que, bien avant l'invention des sports d'hiver à la fin du XIXe siècle, les hommes du Moyen Age et de l'époque moderne aimaient à se livrer aux joies de la glisse et que l'hiver fut de tout temps marqué par un joyeux cortège de fêtes. Que la réalité de la "mauvaise" saison soit plus riche et plus variée que la série d'images stéréotypées qui encombre nos imaginaires justifie amplement qu'on en fasse un objet d'histoire. Dans la lignée des travaux d'un Emmanuel Le Roy Ladurie ou d'un Alain Cabantous, cette première étude des usages sociaux de l'hiver, du XVIe siècle à nos jours, se réclame à la fois d'une histoire environnementale, culturelle, et des représentations. Une enquête passionnante et stimulante sur un objet d'études inédit et hautement symbolique qui a inspiré arts et littérature.
Pourquoi la notion de "risque', issue des domaines de la navigation et du jeu, peut-elle aujourd'hui s'appliquer à des actions aussi diverses qu'implanter une maison sur les flancs d'un volcan, avoir des rapports sexuels non protégés ou manger du poulet? Depuis les années 1970, le"risque"est un moyen parmi d'autres de traiter l'incertitude diffuse qui gagne notre monde. Jusqu'alors, le terme de"catastrophe"suffisait à appréhender les multiples variantes des phénomènes ponctuels de paroxysme. De désastres en fléaux, de sinistres en calamités, l'Occident s'est représenté les catastrophes suivant un cours complexe dont François Walter explore les méandres. Pourquoi l'âge classique redoutait-il tant le passage des comètes et leurs présages? Qu'est-ce qui pousse le siècle des Lumières à se laisser fasciner par le spectacle des éruptions volcaniques? Prométhéen, le XIXe siècle l'est-il vraiment qui semble se résigner à la succession des catastrophes industrielles et minières? Et que dire de la déréliction du dernier siècle confronté aux catastrophes morales absolues, Auschwitz et Hiroshima?Loin du schéma réductionniste selon lequel nous serions passés d'une société de la fatalité à une société de la sécurité, François Walter s'attache à mesurer la contribution des images et des discours aux climats anxiogènes. Il montre que la culture du risque se nourrit toujours à des sources symboliques, à plus forte raison quand règne l'idéologie de la précaution et du développement durable, à l'ombre d'une catastrophe écologique annoncée. Biographie: François Walter est professeur d'histoire à l'université de Genève."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.