Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Opération massacre
Walsh Rodolfo ; Begué Odile
BOURGOIS
21,30 €
Épuisé
EAN :9782267021134
Opération Massacre est une enquête exhaustive et pénétrante sur les événements survenus en 1956 dans une décharge de la capitale argentine: le 9 juin 1956, les généraux Tanco et Valle se soulevèrent contre le gouvernement de facto qui avait destitué le président Perón en septembre1955. L'insurrection fut brutalement et illégalement réprimée. Il y eut de nombreux morts, dontsept tombèrent au cours du combat. Dans les décharges publiques de José León Suárez, un groupede civils, certains vaguement liés à la conspiration, les autres totalement étrangers à celle-ci, furent exécutés avant même que ne soit proclamée la loi martiale. Une poignée d'entre eux réussit, à grand-peine, à échapper à la mort. Rodolfo Walsh, qui jusqu?alors était journaliste culturel ettraducteur, retrouva l?un des survivants de cet épisode, l?interviewa et le questionna de façon àreconstituer les faits. Il publia son témoignage dans le journal Mayoria. Ces articles mettaient enlumière l?essence criminelle et répressive de ce régime militaire. Ses dénonciations lui valurentpoursuites et persécutions; à tel point qu?il dut se réfugier dans la clandestinité pendant plusieursmois, jusqu?en 1957, date à laquelle Opération Massacre fut publié sous forme de livre aux éditionsSigla. En écrivant ce livre, Walsh n?avait nullement l?intention d?accomplir un acte héroïque. Il l?expliqua plus tard lors d?une interview: « Il y avait à la base un sentiment d?indignation, de solidarité face à tant d?injustice. Mais je suppose que tout n?a pas été aussi clair ni aussi noble. Je venais juste de commencer à faire du journalisme et il se peut que l?idée d?écrire un grand article m?ait effleuré ». Walsh avait trente ans. Pour raconter ce que qu?il avait à raconter, il a eu recours à tous les procédés littéraires: intrigue, descriptions détaillées, structure chorale, le tout dans un styleélégant, dépouillé, incisif et efficace. L?écrivain argentin, Ricardo Piglia, a recueilli dans son article, « Rodolfo Walsh et la place de la vérité », paru vers 1970, cette réponse de l?auteur: « La dénonciation transposée à l?art du roman devient inoffensive? Le document, le témoignage, admet un important degré de perfectibilité; il y a dans la sélection, dans le travail d?investigation d?immenses possibilités artistiques ».
Walsh Rodolfo ; Bégué Girondo Odile ; Guerriero Le
Une nuit de juin 1956, en Argentine, une tentative de coup d'Etat menée par des militaires "progressistes" est étouffée dans l'oeuf. Sur ordre des généraux qui dirigeaient le pays, la police de Buenos Aires arrête une douzaine d'hommes. Accusés d'être des partisans du "golpe", ils sont assassinés dans une décharge de la banlieue. L'opération est si mal exécutée que sept des douze captifs survivent. Rodolfo Walsh était alors journaliste. Il reconstitue cette "opération massacre" dans ses trois composantes : les hommes, les faits, les preuves. Un pied dans la fiction, un autre dans le compte rendu journalistique, Walsh inaugure une forme romanesque qui connaîtra un grand succès avec les romans de Truman Capote "De sang-froid" et de Norman Mailer "Le Chant du bourreau".
Biographie de l'auteur Connu comme le précurseur du nouveau journalisme, Rodolfo Walsh (1927-1977) est aussi l'un des maîtres argentins de la fiction. Il fonde, avec Garcia Marquez, l'agence cubaine de presse alternative. Suite au coup d'Etat 1976, Walsh se joint à la guérilla des Montoneros, et est assassiné un an plus tard par les militaires.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Résumé : L'Art de porter l'imperméable, ce sont treize variations tragicomiques autour de la relation amoureuse et de la filiation pour tenter de répondre à cette question : "Ai-je pu rendre quelqu'un heureux ? " De la naissance du sentiment amoureux à la décrépitude du couple et à sa fin annoncée, en passant par l'amour filial et le désamour de soi au travers de la recherche de sa propre (f)utilité, Sergi Pamies s'empare de cette thématique du désespoir avec douceur, drôlerie et finesse. L'Art de porter l'imperméable, c'est aussi un retour dur l'enfance et l'adolescence de l'auteur au coeur d'une famille dédiée au militantisme politique, entre la Catalogne et la France, avec Jorge Semprun en figure de proue de ses célèbres parents. Sous la plume de Seri Pamies, l'impérméable devient la panoplie de la révolte, "l'uniforme informel de la dissidence chic".
Résumé : Deux vieilles dames embarquent pour un road-trip en Coccinelle à travers l'Espagne. Leur seule comparse est une mouette posée sur le toit de la voiture ; leur unique bagage, un sinistre paquet suspect ballottant au gré des coups de volant intempestifs de dona Olvido. En robe de mariée, Bruna, sa fidèle servante bourrue, l'accompagne comme elle le fait depuis plusieurs décennies. De terribles secrets semblent les lier pour toujours, à commencer par les frasques de Benigno, le défunt mari d'Olvido, acoquiné avec les sympathisants pro-indépendantistes de Galice ; puis celles de son excentrique famille. Le tout favorisé par l'isolement d'une vaste demeure, sur fond de guerre civile, de complots partisans et de tensions politiques. Dans ce qui deviendra une fuite échevelée où se succéderont incidents et rencontres hétéroclites, ces Thelma et Louise octogénaires sèmeront de nombreux cadavres, échappés du placard de leur passé et jonchant leur course folle.