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LA LICORNE
Walser Martin
GALLIMARD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782070274246
Curieux Wilhelm Meister que le héros de ce roman, Anselme Christlein, curieux " apprentissage " que celui de ce quadragénaire, qui fut d'abord homme d'affaires, puis rédacteur publicitaire, puis conférencier, " représentant en convictions ", et qui enfin écrivit un livre. A la suite de quoi, c'est ici que tout commence- une femme éditeur s'avise de lui commander un nouvel ouvrage. Un ouvrage sur l'amour. La dame ne veut rien d'imaginaire, mais " toute la vérité ". Elle verse à son écrivain des mensualités, et bientôt elle ne se satisfait même plus de l'évocation du passé amoureux de celui qu'elle pensionne. Il lui faut de l'actuel, du présent. Au besoin elle contribuera elle-même à l'enrichissement de ce roman " vécu ". Et voici l'auteur et héros provoqué, par nécessité professionnelle, à la quête, aux aventures, aux performances, aux corvées amoureuses. Quête amère, cynique et que l'on dirait désespérante si la constante résistance de l'humour ne préservait le narrateur de se prendre au tragique. Tant de femmes allant et venant, tant de gestes et de mots " d'amour " s'accumulant conduisent peu à peu le lecteur au bout d'une nuit misogyne, quand survient la merveilleuse apparition d'Orli fin du jeu sans conviction. Ce grand roman baroque, roman social, critique de toute une société, et en particulier satyre des mœurs d'une intelligentsia plus qu'à demi " entretenue ", est aussi une prouesse de langue et de style " joycien " qui en rendait la transcription en français particulièrement difficile.
Résumé : Voilà quinze ans que Xavier Zürn remplit à la perfection sa mission de chauffeur au service de l'industriel Gleitze et de son épouse. Quinze années durant lesquelles il a fallu s'accorder jour après jour à l'image que se fait le patron de son chauffeur. Bien entendu, le Dr Gleitze et son chauffeur sont devenus pour ainsi dire des "intimes" pour avoir voyagé ensemble d'innombrables fois, seul à seul bien souvent, dans la grosse Mercedes 450 dont Xavier est aussi fier que s'il en était le propriétaire. Relation privilégiée donc entre le patron et son chauffeur - d'autant que la vie du patron est entre les mains du chauffeur chaque fois que la voiture s'élance sur la route -, mais relation à sens unique aussi. Le chauffeur sait quasiment tout du patron, mais le patron, lui, que sait-il de son chauffeur ? En route, Xavier observe ses passagers dans le rétroviseur, suit les conversations, hoche la tête s'il se sent en droit d'entendre, voire tenu d'écouter, ne la hoche surtout pas dans le cas contraire. Bref, il participe à tout, mais en pensée seulement, et c'est en pensée aussi qu'il discute avec le patron, reçoit ses confidences et se confie à lui, et n'en finit pas d'attendre depuis toutes ces années l'occasion d'avoir enfin avec le patron une conversation à cour ouvert, d'homme à homme... Par le truchement d'une séquence anecdotique embrassant trois mois de la vie de Xavier Zürn, chauffeur de maître, Martin Walser réussit progressivement à nous introduire dans l'intimité de son personnage, homme ordinaire, à la fois banal et singulier, dont la rumination, riche en détours surprenants, dramatiques ou cocasses, ne manquera pas de s'imposer au lecteur avec la force d'un questionnement quasi obsessionnel sur le sens ultime des choses, des rapports entre humbles et puissants, maîtres et esclaves.
Résumé : Stefan Fink est un héros de roman hors du commun. Fonctionnaire zélé, il occupe depuis dix-huit ans le même poste dans un ministère. Or son parti perd les élections. Le voilà injustement rétrogradé. Fink se lance alors dans une guerre sans merci pour sa réintégration. Mais il s'attaque aussi à une part de lui-même : Stefan Fink pour lui livrer un combat intérieur à l'issue incertaine... Avec un humour décapant et une précision impitoyable, La Guerre de Fink nous enseigne qu'on ne saurait être vainqueur que de soi-même.
Résumé : Il était une fois un enfant, Alfred Dorn. Il était une fois sa mère. Et l'enfant l'aimait d'un amour fou. Il était une fois une ville, Dresde, celle de la mère et de l'enfant, ville au c?ur modelé par les siècles. Il était une fois une nation, l'Allemagne, où vivaient, à Dresde, la mère et l'enfant et leurs proches. Et puis vint le cataclysme. L'Allemagne sombra en 1933 dans la folie nazie. Vint la guerre, et Dresde, un jour de 1945, fut détruite par les bombardements. Et tout ce qui avait été le bonheur de l'enfant Alfred Dorn fut rayé de la réalité. Et puis l'Allemagne fut divisée en deux, et l'enfance de Dorn se situa de l'autre côté du mur, dans Dresde détruite, et Dorn devint étudiant, juriste dans l'autre Allemagne, à Berlin. Alors Dorn décide de sauver ce qui était perdu le souvenir de sa mère, de la ville, de l'Allemagne, de son enfance. Il faut sauver le passé. Il part, modeste et fou chevalier en quête de chaque détail, de chaque visage, de chaque lieu, de chaque moment, afin d'élever un monument à sa mère, à son enfance, à l'Allemagne perdue. Tâche impossible et folle à laquelle Dorn consacre sa vie, accumulant les souvenirs, les dates, les pièces à conviction. Lui, l'enfant prodige, l'étudiant promis à une brillante carrière, s'enfonce dans le passé, dans ce combat contre le temps qui jaunit les photographies, efface les lieux, enfouit les souvenirs. Alfred Dorn se défend de la vie parce qu'elle mène à là mort. L'amour fou pour sa mère l'exalte dans sa recherche et ses tentatives de garder vivant ce qui s'éloigne à tout jamais. Dans son effort pour lutter contre ce grand adversaire qu'est le Temps, il devient le héros mythique de tout grand roman qui part à la recherche du temps perdu. Avec cette ?uvre magistrale qui s'inscrit d'emblée dans le projet de tous les grands classiques de la littérature universelle, Martin Walser a écrit l'épopée de l'histoire allemande, vue d'en bas, avec le regard de l'anonyme Alfred Dorn, dans l'arc de sa vie, de 1929 à 1987. Les Allemands se sont reconnus dans ce grand roman, puisqu'ils ont fait de Dorn un immense succès.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.