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Le capitalisme a-t-il un avenir ?
Wallerstein Immanuel ; Collins Randall ; Mann Mich
LA DECOUVERTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782707182586
On dit parfois qu'il est plus facile d'imaginer la fin du monde que celle du système capitaliste. C'est justement à un véritable exercice d'imagination sociologique sur l'avenir très problématique du capitalisme que nous convient cinq des chercheurs les plus éminents de la sociologie historique réunis autour d'Immanuel Wallerstein, fécond héritier de Fernand Braudel et père de la théorie des " systèmes-mondes ". Tous les grands systèmes historiques ont fini par décliner et, à l'époque moderne, nombre d'événements cataclysmiques ? notamment la Révolution française, la Première Guerre mondiale et l'effondrement du bloc soviétique ? sont survenus lorsque les élites politiques se sont révélées incapables de prévoir les conséquences de processus qu'elles étaient pourtant censées gouverner. C'est un tel déclin accéléré qu'on peut désormais envisager d'ici quelques décennies pour le capitalisme lui-même. S'appuyant sur les meilleurs intuitions de Marx ou de Weber, tout en échappant aux facilités du prophétisme doctrinaire, les auteurs explorent ici une série de dimensions cruciales et de tendances " lourdes ", telles que l'approfondissement des contradictions cycliques du système, le déclin des classes moyennes, les interactions entre facteurs économiques, militaires, idéologiques et politiques et les problèmes de légitimation des coûts sociaux et environnementaux, sans oublier les enseignements de la comparaison avec le système soviétique et sa chute. Pour cette pléiade d'universitaires prestigieux, loin d'être des gauchistes furibonds ou de professer un penchant irrationnel pour les scénarios d'apocalypse, les limites internes et externes de l'expansion du système-monde capitaliste sont pourtant inéluctables, et il est grand temps de réfléchir aux perspectives traumatiques et aux possibles alternatives susceptibles d'émerger au cours du siècle qui vient.
Wallerstein Immanuel ; Collins Randall ; Mann Mich
Résumé : On a souvent dit qu'il était plus facile de penser la fin du monde que celle du capitalisme. Pourtant, ce système présente aujourd'hui des signes de rupture qui permettent d'en anticiper le déclin imminent, et ce en recourant non pas au prophétisme, mais beaucoup plus simplement aux sciences sociales. C'est ce que démontrent ici cinq des plus éminents chercheurs internationaux. Dans une langue qu'ils ont voulue accessible à tous, s'appuyant sur des idées fortes de Marx, Braudel ou Weber, ils explorent une série de tendances " lourdes " des sociétés contemporaines, telles que l'approfondissement des crises économiques et écologiques, le déclin probable des classes moyennes, les contradictions et désarticulations du système politique international ou encore les problèmes d'externalisation des coûts sociaux et environnementaux liés au fonctionnement du capitalisme mondial. Ils tirent également les enseignements historiques et sociologiques de la chute du bloc soviétique et des mutations actuelles de la Chine. Pour cette pléiade d'universitaires prestigieux, les limites internes et externes de l'expansion du " système monde " capitaliste sont sur le point d'être atteintes. Face à son déclin accéléré et multidimensionnel, il est urgent de penser sérieusement à ce qui peut et devrait lui succéder. L'ouvrage rappelle ainsi que les sciences sociales, lorsqu'elles explorent rigoureusement la réalité, peuvent également aider à imaginer un autre avenir.
Pour vous, la mondialisation est un phénomène qui date d'une quinzaine d'années ? Elle a pourtant commencé en 1492. L'Amérique vous semble être la puissance hégémonique par excellence ? Elle n'a jamais été aussi seule. La récession n'est qu'une phase cyclique de l'économie libérale ? P as cette fois. Car le capitalisme entre dans une crise terminale, victime de contradictions insolubles inscrites dans sa nature même. Emblème de ce système à l'agonie, les États-Unis, " une super-puissance isolée qui a perdu tout pouvoir réel, un leader mondial que personne ne suit plus et que peu de pays respectent ". Comment, dès lors, préparer au mieux l'entrée dans un nouveau monde ? Et d'ailleurs, dans quel monde entrons-nous ? Une analyse à la fois globale et acérée des enjeux de ce début de millénaire.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.