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La place du lecteur. Livres et lectures dans la peinture française du XVIIIe siècle
Wall Anthony
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753529304
Si les gens de lettres au XVIIIe siècle s'avèrent étonnamment aveugles aux évolutions dans les pratiques de lecture, d'innombrables tableaux et dessins, esquisses et gravures utilisent un large éventail de nuances chromatiques et formelles pour souligner le plaisir d'une personne en train de lire. Ils rendent visibles l'importance et la place qu'occupe la lecture dans la vie quotidienne, signe d'une mutation qui a sans doute contribué à la naissance de l'individu moderne. Des changements sensibles touchent à la fois le format des livres et le nouvel aménagement des espaces domestiques où se déroule l'activité de lecture. Une spiritualité s'invente au coeur de l'acte de lire quand s'approfondit subtilement l'interaction entre la voix silencieuse de la personne qui lit et l'objet muet qu'elle tient à la main. Un corpus de près de 8 000 oeuvres permet de montrer que toutes les écoles artistiques sont concernées, que les petits maîtres autant que les grands s'intéressent à toutes les modalités de l'activité de lire : qui lit et avec qui (hommes et femmes, jeunes et anciens), ce qui est lu (livres et brochures, lettres et partitions), comment on lit, où et quand. Les artistes travaillent la différence épistémique entre ce que sait le lecteur et ce que ne sait pas le spectateur. Trois artistes majeurs, Jean-Baptiste Greuze, Hubert Robert et Jean-Honoré Fragonard, implantent lectrices et lecteurs au plein coeur du grand projet philosophique des Lumières.
Résumé : Les formes architecturales et le bâti hérités du 19e siècle ont marqué de leur empreinte l'image et le tissu urbain de la plupart des villes européennes. Afin d'en préserver le caractère distinctif, il paraît alors essentiel de rénover et conserver ce vaste patrimoine. Cependant, au-delà de la qualité des matériaux et des techniques de construction de l'époque, cette exigence doit composer avec les évolutions des modes de vie, des normes et des critères de confort qui rendent la transformation de cet ensemble construit délicate : rénover tout en respectant le caractère original des bâtiments constitue un véritable défi architectural. Cet ouvrage se focalise sur trois villes européennes dont l'héritage bâti du 19e siècle est significatif : Genève, Lisbonne et Porto. L'auteure procède à une reconstitution de leur contexte historique et examine un grand nombre de projets de réhabilitation récents et d'interventions in situ, afin de réaliser une étude typologique exhaustive des immeubles d'habitation de l'époque et de proposer une analyse systématique des stratégies contemporaines de rénovation. Grâce à la systématique typologique et constructive restituée dans ses pages, Rénovation d'un héritage bâti fournit des outils permettant d'appliquer à d'autres contextes plusieurs des solutions présentées, dans le but d'optimiser les projets futurs ainsi que d'améliorer le cadre de vie et le bien-être des habitants.
Résumé : Formé en 1985 autour d'Axl Rose vite rejoint par Slash, le groupe Guns N' Roses va marquer l'histoire du hard rock avec ses albums Appetite for Destruction ou Use your Illusion I & II avant de faire surtout parler de lui par ses péripéties extra-musicales ! Retrouvez toute l'histoire de ce groupe, un des derniers géants de la musique, racontée par Mick WAll, un des critiques rock anglais les plus reconnus.
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Nous nous sommes tous posé cette question. Il est impossible de regarder les étoiles sans se demander : qu'y a-t-il ailleurs ? A partir des découvertes les plus récentes, Michael Wall nous entraîne dans une aventure fascinante jusqu'aux confins de l'univers. Mêlant humour et rigueur scientifique, l'auteur dresse un panorama complet de la vie extraterrestre : à quoi ressembleront les premiers aliens que nous rencontrerons ? Où sont-ils ? Sont-ils déjà venus sur Terre ? Ont-ils une vie sexuelle ? Auront-ils un comportement hostile ? Doit-on prendre le risque de leur révéler notre présence ? Le voyage interstellaire ou dans le temps est-il possible ? Comment la vie apparaît-elle ? Allons-nous devenir des Homo spaciens ? ... Wall explique aussi comment les humains pourront vivre durablement dans l'espace, en particulier avec la colonisation de la Lune ou de Mars. Ailleurs est le premier guide scientifique de la vie extraterrestre, l'antimatière et les voyages spatiaux habités. Jusqu'à présent, aucun ouvrage n'avait réussi à combiner cosmologie, physique et biologie évolutive de manière aussi accessible et plaisante. Ce récit passionnant, qui repousse les frontières de notre imaginaire et ouvre l'univers des possibles, captivera tous les esprits sidéralement curieux.
Secondaire la citation ? Purement scolaire ? Exercice décoratif toujours à la périphérie de la parole ? Ce livre prétend que la citation est au cœur des langages, qu'elle se manifeste autant dans la musique et les images que dans la quotidienneté des échanges, qu'elle participe à la mie en contact des hommes, des œuvres, des hommes avec des œuvres. De plein droit, citer fait circuler des sens entre nous, contribue à les construire. Paraît bien immodeste celui qui se croit auteur de ses propres paroles !
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.