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Démocratie ?
Walch Guy
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343212555
Quel avenir pour les institutions démocratiques face aux défis écosystémiques ? L'homme "mesure de toute chose" peut-il se confronter aux complexités qui prescrivent "l'incertitude comme accompagnatrice la plus fiable du savoir", alors que les "vérités uniques" conduisent à l'impéritie, marchepied des tyrannies ? La réforme vise "l'idéal du débat public" : de nouveaux modes de délibération et la recherche de la concordance peuvent peut-être redonner vie à la démocratie. La rencontre des peuples du monde est privilégiée, comme confluence des intervalles : des langues/pensées, des histoires, des cultures, des arts et des coeurs. Ce chemin ardu sera-t-il parcouru par l'homme ? Nul ne sait, mais ne pas le tenter menace d'un naufrage qu'on avait cru esquiver par les murs de la non-contradiction, en préférant la mesure à la vie.
Les deux siècles qui ont fondé l'art de vivre à la française. Sous le règne des Bourbons, l'existence était rude : climat éprouvant, alimentation déficiente, spectacle permanent de la mort et des maladies incurables. A ces conditions s'ajoutait le cadre rigide d'une société figée dans des hiérarchies immuables, révérant un souverain lointain et courbant sous le poids d'une religion traditionnelle. Pourtant, les hommes étaient heureux. Ils le disent, l'écrivent, le chantent. Leurs témoignages, mémoires, journaux intimes, récits, louent un art de vivre à la française, le goût d'une culture singulière, d'un patrimoine, d'une gastronomie enviée, de codes comportementaux élégants. Dès lors, comment expliquer que la Révolution française ait pu s'élever contre une telle conception de la société et des rapports humains ? L'historienne Agnès Walch répond à cette question en explorant la vie quotidienne des Français sous l'Ancien Régime. Dans un grand récit nourri aux meilleures sources et écrit d'une plume enlevée, elle donne à voir et à entendre les voix d'un passé oublié qui sut conjuguer la rudesse et la " douceur de vivre ", selon la formule de Talleyrand.
Liberté (L'Harmattan, 2017) souligne que la singularité des choses offre la seule intuition qui nous saisisse de l'infinitude de la nature. Le réel s'impose à nous, mais son infinitude reste au-delà de la portée d'un savoir fini. Au sein d'une existence aussi troublée qu'évolutive, le recours à des repères purement imaginaires ferme les chemins, ruine les actions et ne cesse d'absoudre de l'indifférence ou de la haine à l'encontre de toutes les différences. Ici, on analysera quelques inégalités figurées hiérarchiquement, qui essentialisent des statuts sociaux : femmes ou hommes, esclaves ou libres, pauvres ou riches... et les allégations qui s'ensuivent, à coups de races, de religions... En revanche, le "caractère naturant de la teneur-égale" enjoint une éthique naturelle qui permet de cheminer joyeusement dans l'existence, émerveillé par le champ d'exploration sans limites de l'empirie et enthousiasmé par la Nature infinie, de fouler ainsi les sentiers les plus abrupts de la vie avec comme guide primordial la teneur-égale de toutes choses et de penser adéquatement les compositions et les rapports des singuliers, qui sont la seule part du réel que nous pouvons connaitre et aimer de Dieu.
Le programme ARVA-E est un outil pratique dédié à la rééducation des troubles spécifiques des apprentissages. Ce matériel développe les connaissances lexicales et orthographiques des enfants dyslexiques-dysorthographiques en améliorant le traitement visuel multilettres. Décliné en trois parties, le programme ARVA-E améliore : -la prise d'indices visuels en situation de recherche attentionnelle d'une information pertinente ; - la qualité de la distribution de l'attention visuelle sur des séries de lettres ; - l'utilisation des compétences visuo-orthographiques dans une situation d'auto-apprentissage.
Lire Spinoza au XXIe siècle en relisant une vie contemporaine ? C'est se résoudre à regarder le monde sans fausses craintes ni faux espoirs. Amender les évidences, les opinions savantes et publiques. Regarder le monde en comprenant que chaque chose y est singulière. Plus les choses singulières sont intelligées, plus la nature infinie l'est. Ce thème éclaire les rapports entre imagination et connaissance, durée et éternité, ou encore écologie globale et nature de la liberté. On ne peut ni connaître ni donc aimer l'infini comme tel, seulement les choses singulières connaissables, dans la proximité immense de la part d'univers de l'homme.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.