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Coopérer - Les Scop et la fabrique de l'intérêt collectif
Wagner Anne-Catherine
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271137258
A l'heure d'un capitalisme financiarisé et mondialisé, guidé par les impératifs de rentabilité maximale d'actionnaires peu soucieux de l'activité de la société, les coopératives, perçues comme une alternative concrète à l'ordre économique dominant, connaissent un regain d'intérêt aussi bien qu'un net essor. Ainsi des Scop (Sociétés coopératives et participatives) qui se distinguent par le fait que le personnel salarié détient au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote. De l'expérience très médiatisée de reprise militante d'une entreprise mise à mal par de grands groupes - comme l'usine Fralib, près de Marseille, transformée en coopérative au terme d'une lutte de 1 336 jours -, aux petites coopératives de cadres dans le secteur des services, en passant par de grandes coopératives industrielles créées de longue date et devenues elles-mêmes des multinationales, les Scop concernent une grande variété de domaines et touchent des milieux sociaux très différents. Mais derrière le symbole et la vision enchantée, comment devient-on propriétaire et employeur sur le tard lorsque rien, dans le parcours scolaire ou les héritages familiaux, ne nous y prédispose ? Comment apprend-on à coopérer pour gérer une entreprise, à prendre les décisions en matière de salaires, de promotions ou d'orientation économique ? De quelles façons se recomposent les rapports sociaux quand ce sont les travailleurs et les travailleuses qui endossent le rôle des actionnaires ? En mobilisant études de terrain, analyses statistiques, entretiens et questionnaires, cette enquête de vaste ampleur interroge la manière dont se construisent au quotidien des conceptions originales de la coopération, de la propriété commune et de l'intérêt collectif.
Indispensables à tous ceux qui étudient l'histoire du haut Moyen Âge, les sources hagiographiques sont de loin les plus nombreuses et les plus riches pour cette période, mais sont souvent aussi d'une approche difficile. Pour aider les étudiants, 23 spécialistes, historiens ou philologues, chercheurs et universitaires, ont rédigé 27 dossiers qui fournissent les outils essentiels à l'utilisation des documents hagiographiques. Chaque dossier offre deux documents l'un commenté, l'autre accompagné de pistes pour s'entraîner. Le haut Moyen Âge occidental du Ve-XIe siècle y est étudié, de l'Irlande à l'Espagne et à l'Italie ainsi que les différents types de documents: vies de saints et récits de translations de reliques, calendriers liturgiques, documents figurés et architecturaux...
L'abbaye de Gorze fut fondée au milieu du VIIIe siècle, à quelques kilomètres de la ville de Metz, par l'évêque Chrodegang. L'année précédant sa mort, en 766, Chrodegang rapporta de Rome les reliques du saint martyr Gorgon, afin d'en illustrer sa récente fondation; il s y fit enterrer. Ces deux moments déterminants de l'histoire de l'abbaye sa fondation et sa réception des reliques romaines de Gorgon donnent lieu à la rédaction de trois textes hagiographiques, qui, avec la Vie de Jean de Gorze (éditée par Michel Parisse il y a tout juste dix ans), forment la totalité de la production hagiographique gorzienne connue. La Vie de Chrodegang, le Panégyrique et les Miracles de Gorgon ont été rédigés à Gorze dans le dernier tiers du Xe siècle; ils se font écho entre eux, mais entretiennent également des rapports étroits avec la Vie de Jean de Gorze; ils sont ici présentés, édités et traduits en français pour la première fois. L'ensemble constitue ainsi une riche documentation pour la connaissance de l histoire de l "abbaye, mais aussi pour celle de l'évêché de Metz, dont la carrière politique de Chrodegang (déjà célébré par Paul Diacre), ses nombreuses fondations et rénovations, sa réforme canoniale et liturgique, assurèrent le rayonnement."
La correspondance entre Cosima Wagner, que la tradition veut voir comme le grand amour du philosophe, la femme de sa vie, et R. Wagner, dont très peu de lettres ont été conservées. Essentiellement échangée entre 1870 et 1876, elle laisse voir une grande complicité entre les deux personnages.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.